mercredi 6 juin 2012

(500) JOURS ENSEMBLE



(500) JOURS ENSEMBLE

Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas de Summer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée. Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d'une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine – mais pas sans espoir. Alors que l'histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de cœur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l'amour... Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité.


Et je me suis encore fait piéger ! Drôle de façon de débuter une critique, certes, j’en conviens, mais bon, que voulez-vous que je vous dise d’autre ? Complétement dégouté par le fait que TF1, au lieu de nous proposer la fin de la saison de Dr House, ait préféré diffusé le dernier match amical de l’équipe de France de football (mais qu’est-ce que je m’en tapes franchement !), je me demandais bien ce que j’allais bien pouvoir faire de cette soirée, surtout que, ne travaillant pas le lendemain (aujourd’hui donc), je n’étais pas obliger de me coucher trop tôt ; or, comme d’habitude, nos nombreuses chaines de télévision ne nous proposaient pas grand-chose de véritablement enthousiasmant et, lassé de zapper dans le vide et ne souhaitant pas obliger ma femme a se taper encore une fois un reportage d’ARTE, je me suis laissé convaincre par ce film, (500) jours ensemble, duquel, je l’avoue, je n’attendais pas grand-chose. Mais bon, parfois, on est tellement bien dans son lit, devant la télé, qu’on a la flemme de se lever et de faire toute autre activité qui me ferait, une fois de plus, passer pour le sauvage que je suis : dans le désordre, jouer à un quelconque jeu vidéo, internet, lire etc.


Il faut dire que j’en ai un peu ma claque de tous ces films romantiques a l’eau de rose, que nos amis américains nous livrent pas paquebots entiers années après années et dont la grande majorité, pour ne pas dire tous, ne valent pas grand-chose. Et comme en plus, en règle générale, plus le temps passe et plus j’en ai ma claque des films US, on ne peut pas dire que j’étais enthousiasmer par la perspective de regarder ce (500) jours ensemble ; mais bon, que voulez-vous… Pourtant, et même si le genre m’agace de plus en plus, un film romantique US est tellement bien calibré pour le grand public que finalement, aussi mauvais soit-il, ça se regarde sans trop de difficultés et ça peut passer plus ou moins bien, suivant notre humeur du moment. Et puis, n’oublions pas que le genre en lui-même est assez fédérateur et passe partout : après tout, lorsqu’une œuvre a pour thème principal l’amour, comment ne pas reconnaitre là un thème aussi universel que celui-là ? Car, a moins d’être totalement insensible, qui n’a jamais connu les affres de l’amour contrarié, le bonheur d’être et d’aimer, l’euphorie indéniable des débuts, l’indicible souffrance d’une rupture, bref, et j’en passe, tous les sentiments que tout a chacun a, au moins une fois dans sa vie, connu, y compris, bien entendu, les pires ; car que serait l’amour sans souffrance ?

Cependant, lorsqu’un film a pour sujet l’amour, comment être original puisque, ne le nions pas, tout a déjà été dit depuis longtemps et, bien évidemment, de façon bien plus magistrale ? Eh bien, tout bonnement en essayant de se démarquer du lot, d’être original, et quelque part, en y regardant a deux fois, cette petite pointe d’originalité qui trop souvent, fait défaut dans les productions de masse du genre, est belle est bien présente dans ce (500) jours ensemble, du moins, pour ce qui est du traitement scénaristique de l’œuvre : tout en allers retours dans la chronologie de la relation entre les deux protagonistes principaux – Joseph Gordon-Levitt et Zooey Deschanel, assez bons mais pas géniaux non plus – qui va des débuts, la fameuse rencontre, à la fin de celle-ci (attention spoiler) qui n’est pas la rupture en elle-même mais l’acceptation par l’un des deux de la fin de la dite relation – bref, en tout, 500 jours – et qui n’est pas présenté de façon strictement chronologique, le spectateur, grand voyeur devant l’éternel, découvre donc le parfait résumé d’une relation finalement banale et où il pourrait parfaitement se reconnaitre. En effet, ce film n’est après tout qu’une compilation de tout ce qui peut arriver dans une relation amoureuse – qui finit mal – et le traitement, le découpage de l’œuvre est assez bien trouvée selon moi. Cependant, et je trouve cela dommage, si l’on ne peut nier une certaine originalité a ce (500) jours ensemble, si l’on peut compatir a certaines scènes et quelque part, s’identifier au couple a l’écran et même, si l’on rit franchement a quelques reprises, force est de constater qu’au final, il est difficile de prétendre que ce film est un bon film : trop de passages limite ennuyeux, un rythme parfois décousu, des situations prévisibles et une fin prévisible et limite neuneu font que ce (500) jours ensemble, sans être véritablement mauvais en soi, n’est pas non plus un film inoubliable, bien au contraire. Restera juste une histoire simple que tout a chacun a, au moins une fois dans sa vie, connue, des acteurs sympas, l’impression tenace que l’amour, finalement, cela fait diablement souffrir mais aussi quelques répliques, comme, par exemple « On ne se rend pas vraiment compte, mais la solitude, ce n’est pas si mal » ou « Je crois que tu te rappelles que les bons souvenirs alors quand tu regardes en arrière, regardes-y à deux fois » et qui parfois, sonnent si juste à nos oreilles… 

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