samedi 5 mai 2012

L'ART PRÉHISTORIQUE EN BD – PREMIÈRE ÉPOQUE



L'ART PRÉHISTORIQUE EN BD – PREMIÈRE ÉPOQUE

Dans la grotte Chauvet, en Ardèche, ont été découverts en 1994 les dessins les plus anciens de l'humanité. Ces œuvres fragiles ont traversé le temps jusqu'à nous. Ce n'est pas seulement leur conservation exceptionnelle qui les rend remarquables : ce sont aussi les qualités esthétiques et la maîtrise technique des hommes qui les ont exécutées, il y a plus de 30 000 ans. La BD d'Eric Le Brun, préfacée par le spécialiste d'art préhistorique Jean Clottes, nous plonge aux origines du dessin, mais aussi de la sculpture, des bijoux et de la musique. Pour les amateurs de BD, de Préhistoire, après une visite ou pour accompagner le programme scolaire, cette bande dessinée solidement documentée rassasiera la curiosité des grands et des petits.


Ceux qui suivent ce blog depuis longtemps ainsi que, bien évidemment, ceux qui me connaissent personnellement le savent bien, j’éprouve une passion immodérée pour la préhistoire. Celle-ci remonte à ma plus tendre enfance, ainsi, aussi loin que remonte mes souvenirs, j’ai l’impression que dinosaures, mammouths et hommes préhistoriques m’ont toujours accompagnés, que ce soit par le biais de livres spécialisés, de documentaires, d’essais, de revues, de jouets, d’œuvres de fiction et, la technologie ayant depuis fait d’énormes progrès, de sites, blogs et autre forums qui me permettent de me maintenir au courant de l’actualité préhistorique. D’ailleurs, Le Journal de Feanor est le parfait exemple de ma passion dévorante pour notre passé – entre autres – ne serais ce que par le nombre de billets assez conséquents (plus d’une centaine) que j’ai pu, en quatre ans d’existence, vous proposer. Mais, comme je l’ai souligné en préambule de cette critique, cet amour pour la préhistoire n’est pas un secret, loin de là.


Pour ce qui de la bande dessinée, force est de constater que si la principale œuvre traitant du sujet a pour nom Rahan (bah oui), BD culte pour beaucoup d’entre nous et qui date déjà un peu, j’ai pu remarquer que les titres marquants ne sont pas vraiment légions, malheureusement. Ce constat, que je déplore fortement, est un peu incompréhensible ne serais ce que par le fait que, selon moi, il y aurait beaucoup à faire avec la préhistoire – pour ce qui est des jeux vidéo, c’est encore pire, et là, c’est encore plus incompréhensible, mais bon, ceci est un autre sujet. Ainsi, telle ne fut pas ma surprise lorsque, il y a quelques temps, j’ai découvert qu’une curieuse BD dénommé L’art préhistorique en bande dessinée venait tout juste de paraitre. Immédiatement intrigué et curieux de voir ce que cela pouvait donner, je me la suis procurer et, après coup, si le contenu m’a parfaitement ravi, je dois reconnaitre qu’une petite mise en garde s’impose.

L’art préhistorique en bande dessinée, œuvre d’Éric Le Brun, passionné d’art pariétal qui a visiter bon nombre de grottes et de sites préhistoriques au court de sa vie et qui s’est fait un nom dans le milieu, n’est pas une bande dessinée comme les autres : en effet, dans ce court ouvrage de quelques pages a peine, ne vous attendez pas à trouver le moindre scénario ; ici, l’auteur se contente de, comme il aurait pu le faire dans un documentaire par exemple, de nous narrer la vie des hommes de l'Aurignacien, de leur culture, leurs outils, leurs vêtements, bijoux, armes et, bien évidemment, leur art : ainsi, statuettes, peintures sont au programme et Éric Le Brun prend grand plaisir à nous entrainer sur la trace de leurs auteurs, nous expliquant, à la fois par le texte et de superbes planches en noir et blanc – la couleur est parfois présente, mais de façon infime – comment nos très anciens ancêtres (40000 ans dans le passé, décidément, qu’est notre Histoire, telle qu’on la définit, devant une telle échelle de temps ?) sculptaient, gravaient, peignaient des œuvres qui ont, bien heureusement pour nous, franchis des millénaires pour nous émerveiller de nos jours. Car tel est le but de ce premier volume de L’art préhistorique en bande dessinée, apprendre, nous apprendre comment vivaient nos ancêtres, et ce, sans que l’on soit obligé de se taper un bouquin spécialisé sur le sujet, ce qui, j’en conviens, est intéressant en soit, mais peut vite apparaitre comme rébarbatif. Et sur ce point, force et de constater qu’Éric Le Brun a parfaitement réussi son coup.


Bien évidemment, une œuvre comme L’art préhistorique en bande dessinée ne plaira pas à tout le monde puisque certains repoussés par le coté pédagogique de la chose ainsi que par l’absence de scénario. Mais pour les autres, ce petit ouvrage ne pourra que les intéresser, et ce, plus particulièrement s’ils sont mordus de la préhistoire. Convenant à la fois aux petits et aux grands, L’art préhistorique en bande dessinée est un ouvrage indispensable pour tout passionner du genre, surtout que son cout modique – 5 euros – est à la portée de toutes les bourses, et qui, une fois lu, ne m’a donné qu’une seule envie : partir moi aussi sur les traces de nos anciens ancêtres – c’est prévu, mais hélas, pas pour tout de suite. 

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