lundi 14 mai 2012

JOHNNY ENGLISH



JOHNNY ENGLISH

Dans un monde angoissé, déboussolé, peu d'institutions sont aussi fiables que les services secrets britanniques. Leurs supers agents, leurs réseaux internationaux, leur matériel et leur panoplie high-tech en font l'ultime bastion de l'Honneur, du Devoir et de la Vérité. Informés d'un odieux complot contre les Joyaux de la Couronne, les services secrets mettent sur le coup la crème de la crème des espions de Sa Majesté - leur agent n°1. Mais ce dernier se fait tuer et est promptement rejoint dans l'autre monde par l'élite du Renseignement... La sécurité du pays, l'espoir de venger le contre-espionnage, la protection des Joyaux de la Couronne, symbole immémorial de la grandeur de l'Empire, reposent désormais sur les épaules d'un seul homme : Johnny English. Il ne craint rien et ne comprend rien. Ce n'est pas le meilleur des agents... C'est le seul.


Les derniers films, dont je vous ai proposé les critiques sur ce blog n’étaient pas, avouons-le, n’importe lesquels : ainsi, entre le tout dernier, Dracula, mais aussi le méconnu Le récupérateur de cadavres, le cultissime Rosemary’s Baby et le récent et multi-récompensé The Artist, force est de constater que, comme diraient les djeuns, je vous ai proposé que du lourd, ou presque. Pourtant, il m’est déjà arrivé, dans Le Journal de Feanor, de sortir un peu des rails des bons films, de tomber dans le grand n’importe quoi et d’oser (le verbe me semble parfaitement convenir) vous offrir des critiques d’œuvres qui sont… comment dire… pour le moins contestables, navrantes, pour ne pas dire, franchement nulles. Mais ainsi est fait ce blog : chaque film que je vois se doit de posséder sa propre critique, aussi mauvais soit-il, aussi honteux puisse-t-il être à mes yeux. Pour ne pas l’avoir vraiment fait lors des deux premières années – et accessoirement, pas seulement pour ce qui est des navets – la rubrique Cinéma s’est vu amputée d’au bas mot, au moins vingt critiques, ce qui est, selon moi, énorme. Du coup, comme dans Le Journal de Feanor, on passe souvent du coq à l’âne, il est temps de passer de Dracula a…


Johnny English ! Mon dieu, avec ce film, je pense avoir atteint, pas forcément le fond du trou – car en toute objectivité, il y a bien pire – mais un niveau tellement misérable que quelque part, devoir écrire la critique de cette… chose, en devient gênant. Certes, l’on se doute bien qu’il y a pire, et d’ailleurs, ma prochaine critique Cinéma vous le prouvera de façon magistrale, mais bon, en attendant, il faut se coltiner ce fameux Johnny English et franchement, ce n’est pas aussi facile que vous le pensez. Tout d’abord, vous êtes prévenu : je ne vais pas m’attarder sur ce film : écrire une critique, c’est une chose déjà compliquée, mais que l’on ne me demande pas un investissement conséquent. Tout simplement parce que ce film ne le mérite pas, mais aussi car j’en ai pas la moindre envie. Johnny English, pour ceux qui ne connaitraient pas, c’est une parodie de James Bond avec en tête d’affiche, l’inimitable Rowan Atkinson – ce simple constat, me semble-t-il, est suffisant pour que tout le monde comprenne la teneur de cette… hum, comment dire, œuvre. Et oui, ici, oubliez tous vos soucis, vos prises de têtes, vos problèmes d’argent, le travail et vos petits bobos du quotidien, Johnny English est le parfait antidote a tous vos problèmes, ou presque. Mais attention, si l’humour so british sera présent, si le sieur Rowan Atkinson est égal à lui-même et même si quelques gags vous feront rire, n’attendez pas grand-chose de ce film, ou alors, vous serez terriblement déçus.


Johnny English aurait pu être un film sympathique, il n’y parvient même pas : succession de gags – certains marrants, d’autres assez navrants – qui parodient les films de James Bond, il est, au final, loin d’être à la hauteur de ce que Rowan Atkinson put faire dans le passé – que ce soit avec le célèbre Mr Bean ou dans La vipère noire – très loin même. Certes, on rigole de temps en temps et je dois reconnaitre que deux, trois scènes sont assez amusantes, mais pour le reste, j’ai trouvé que tout cela s’apparentait plus a une longue traversée du désert qu’a autre chose. Pourtant, en règle générale, j’apprécie assez les parodies et je reconnais que je suis assez bon public, mais ici, franchement, ça n’a pas vraiment fonctionné. Bon, rien de grave en soit puisque ce Johnny English m’aura occupé une soirée (c’est toujours mieux qu’un énième reportage sur les cougars ou les mères célibataires), ce qui est déjà pas mal. Et puis, comme de toutes façons, ensuite, j’ai fait bien pire dans mes choix cinématographiques… 

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