lundi 9 avril 2012

LES DRUIDES : IS LA BLANCHE



LES DRUIDES : IS LA BLANCHE

Nous sommes à l'aube du Moyen Age dans les régions celtes. Le Christianisme progresse sous la pression romaine. La lutte entre les anciennes religions des forêts et la religion monothéiste est engagée. Les druides celtes et leur tradition orale contre les moines chrétiens et leur tradition écrite et l'obscurantisme religieux qui est une valeur largement partagée. L'enquête de notre druide-inspecteur Gwenc'hlan progresse lentement. Il n'est pas facile de démêler les fils de l'histoire et les preuves se contredisent… La vindicte populaire n'arrange rien et notre druide, suivi de son apprenti Taran, craignent pour leur sécurité. Les voici convoqués à Is la blanche, somptueuse cité côtière où règne Dahud, fille des fées, incomparablement belle et rebelle, fervente ennemie de la religion chrétienne. Ils vont y rencontrer d'influents membres de la chrétienté et découvrir des secrets particulièrement dérangeants… L'enquête avance, mais si lentement… Et le temps est d'importance lorsque le génocide a commencé… Les druides commencent même à coucher leur savoir si le papier, quel hérésie !


Il y a tout juste deux semaines environ, je vous proposais la critique du premier tome d’une saga assez connue sous nos vertes contrées, et qui possède son petit lot de fidèles, qui, au demeurant, ne tarissent pas d’éloges à son sujet, je veux bien évidement (enfin, pour ceux qui suivent) parler des Druides. Cette série, déjà vieille de plusieurs années et dont le sixième tome est sorti il y a peu de temps, je la connaissais depuis longtemps, et, comme je vous l’avais dit lors de ma précédente critique, ce n’est que très récemment que je me suis décidé à me lancer dedans. Mais tout cela, je vous l’ai déjà dit, et, plutôt que de me répéter, autant aborder le principal, cet a dire, ce que vaut Is la blanche, second tome de Les Druides.

Sincèrement, cette critique sera l’une des plus courtes qu’il m’est été donné d’écrire depuis fort longtemps ; non pas que le deuxième tome des Druides n’en valent pas le coup, mais en raison du fait que, tout ce que j’ai pu dire, en bien (surtout) ou en mal (quasiment rien) dans la critique du Mystère des oghams est valable ici. En effet, c’est avec un plaisir certain que nous retrouvons ici le druide Gwenc'hlan, toujours accompagner de son fidèle disciple, Taran, dans la suite de l’enquête qu’ils tentent d’élucider et qui, suite aux meurtres rituels de moines, métrait visiblement en cause les derniers druides encore en activité ; accusation qui, on s’en doute, arrangerait bien les affaires de Rome, même si, comme il faut s’en douter, les choses n’ont pas l’air d’être aussi simples qu’on pourrait le croire. Reprenant l’intrigue exactement là où le tome s’achevait, les premières pages nous montrent comment une foule en colère, menée par une matrone de la pire espèce (qui curieusement, m’a fait penser à quelqu’un que je connaissais plus jeune) peut massacrer ce qu’il faut bien appeler des boucs émissaires, ici, des druides. Car si l’enquête, petit à petit, progresse, force est de constater que, si l’on commence à comprendre que les auteurs de ces meurtres pourraient bien – comme on s’en doutait – ne pas être des druides, du côté des chrétiens, plusieurs factions semblent exister ; du moins, c’est mon impression au bout de deux tomes. Mais dans ce second tome, Is la blanche, comme son nom l’indique, l’intrigue s’éloigne un peu des lieux à proprement parler des crimes pour nous rendre du côté de la légendaire cité d’Is, haut lieu des légendes bretonnes, comme les amateurs de celles-ci (ou de mythes en général) le savent bien. Et, du coup, c’est un véritable plaisir que de déambuler dans les rues et les palais de celle-ci, véritable cité cyclopéenne qui n’aurait rien à envier à l’Atlantide (les connaisseurs comprendront le rapprochement, vu le sort final d’Is). De nouveaux protagonistes font leur apparition, comme, forcément, la maitresse des lieux, la belle et dangereuse Dahud, mais aussi, l’étrange guerrier qui réussit à la battre à la lutte. Tout cela dans une intrigue qui se complexifie et nous entraine vers de nouveaux horizons.

Au final, Is la blanche est parfaitement à la hauteur de son prédécesseur, tant de par son scénario que par ses dessins, le lecteur qui avait accroché au premier tome de cette saga sera forcément ravi de cette suite, qui confirme parfaitement tout le bien et le potentiel entraperçu précédemment. Une enquête digne du Nom de la rose, des personnages charismatiques, une intrigue captivante au possible, des secrets à foison mais aussi et surtout, une ambiance celtique du plus bel effet. Sur ce point, je dois avouer que j’ai pris énormément de plaisir lors du passage de la légende de la rencontre du seigneur Gradlon et de la mère de Dahud. Cependant, je ne peux occulter qu’il y a un problème avec une série comme Les Druides : celle-ci est tellement bien que, à chaque fois que l’on finit un tome, on a qu’une seule envie, découvrir la suite tout de suite ! Et ça, ce n’est pas forcement toujours possible… 

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