dimanche 19 février 2012

ALBATOR 84 : L'ATLANTIS DE MA JEUNESSE



ALBATOR 84 : L'ATLANTIS DE MA JEUNESSE

Début du XXe siècle, un homme survole la Nouvelle-Guinée vers Rabbaï à bord de son avion, l'Arcadia. Il tente de passer la montagne Stanley, mais les turbulences sont trop fortes et il s'écrase. Fin du XXXe siècle, la Terre est asservie par les humanoïdes. La misère règne et les Terriens n'ont ni la volonté ni les moyens de se révolter. Seule une radio clandestine, La Voix de la Liberté, entretient un mince espoir. Un jeune capitaine, Albator, revient de mission et pose de manière catastrophique son appareil, L'Ombre de la Mort, pour le rendre inutilisable. À son débarquement, il est accueilli par Zoll, un tocargien, qui lui demande d'aller faire son rapport deux heures plus tard. Avant d'y aller, il part dans les bas-fonds de la cité pour aller retrouver sa compagne, Maya, aussi appelée « La Rose » et voix de la radio clandestine. Ensuite il se rend au commandement suprême des humanoïdes sur la Terre, où il est réprimandé et mis à pied. Il reçoit ses tickets de rationnement des mains de Mima puis se rend dans un tripot où il rencontre Alfred, un ingénieur appartenant aussi aux forces terriennes, qui rêve de se révolter, et Emeraldia qui commande le Queen Emeraldas. C'est le début d'une amitié éternelle entre les deux hommes et d'une grande histoire d'amour entre Alfred et Emeraldia. Suite à une bagarre, les deux hommes sont arrêtés par Zoll, qui les soumet à un appareil qui révèle le lien qui les unit. Environ 3000 ans plus tôt, leurs aïeuls se sont rencontrés lors de la Seconde Guerre mondiale et se sont entraidés. L'Albator de cette époque donne à Alfred l'appareil de visée reçu de son père qui s'est écrasé en Nouvelle-Guinée quelques années plus tôt.


Il y eut un temps, désormais très lointain, que les plus jeunes d’entre vous ne peuvent connaitre ; en cette époque, devenue depuis culte, de formidables dessins animés étaient diffusés sur nos écrans, qui étaient alors au nombre de trois : TF1, Antenne 2 et FR3 – rien que les noms, si ce n’est le premier, toujours d’actualité, pourraient paraitre étranges aux oreilles de bon nombre d’entre vous. Cette époque, donc, n’a rien à voir avec celle du Club Dorothée – pourtant exceptionnelle en soit également – car elle est encore plus ancienne ; oui, une époque bénie allant, grosso modo, de la fin des années 70 au début des années 80 et où, les plus âgés, ceux de ma génération donc, furent indéniablement marqués par des titres comme Goldorak, Capitaine Flam, Les mystérieuses citées d’or mais aussi, ce qui nous préoccupe aujourd’hui, l’inoubliable Albator ! Quatre dessins animés légendaires – parmi tant d’autres – symbole même d’une époque aujourd’hui révolue et qui, chacun dans son style, firent, finalement, ce que je suis aujourd’hui. Bien évidemment, par la suite, d’autres vinrent, tout aussi bons, mais encore aujourd’hui, après trente ans passés, si je ne devais en citer qu’une poignée d’incontournables, cela serait forcément ceux-là.


Et parmi ceux-ci, comment ne pas démarquer Albator ? Ah, le légendaire Capitaine corsaire, le pirate de l’espace, l’un des héros les plus classieux qu’il m’a été donné de voir, avec sa longue cape, sa cicatrice, son bandeau sur l’œil droit et ses cheveux au vent ; et puis, son vaisseau, l’Atlantis, ou plutôt ses vaisseaux, puisque, entre la série des années 70 et celle qui suivit quelques années plus tard – Albator 84 en France – ce n’étaient pas les mêmes, comme les ennemis du pirate au grand cœur : d’abord les Sylvidres, des extraterrestres mi- humaines mi- plantes, puis les terribles humanoïdes, quoi que, chronologiquement, c’est le contraire. Et donc, Albator avec ses combats spatiaux, ses compagnons (Alfred, Miimé, Emeraldas et les autres), ses ennemis implacables, son coté baroudeur seul contre tous et ses grands sentiments, marqua a tout jamais l’enfant que j’étais, avec donc, deux séries mais aussi, un film. L’Atlantis de ma jeunesse, car tel est son titre.

Pour la petite histoire, la toute première fois que je l’ai vu, je ne savais même pas qu’il s’agissait d’un film : en effet, lors de la diffusion d’Albator 84, nos amis d’Antenne 2 crurent bon de diffuser celui-ci a la suite des épisodes de la série, ce qui, alors que je devais avoir dans les dix ans environ, me troubla pas mal : hein, quoi, mais il n’était pas mort Alfred ? Mais, ce n’est pas ses origines à notre bon vieux capitaine ? Tient, c’est donc comme ça qu’il a perdu son œil Albator ! Et qu’il a eu son vaisseau… bref, tout un tas de révélations un peu passé de côté puisque, malheureusement, je n’avais pas pu tout regarder à l’époque, à mon grand regret. Mais malgré tout, pendant toutes ces années, j’avais gardé en mémoire quelques scènes, parmi les plus marquantes, comme celle de la blessure à l’œil d’Albator, forcément, mais aussi les passages avec ses ancêtres, qui, à ma grande surprise d’alors, se révélaient être… allemands, l’un d’eux ayant même été pilote pendant la seconde guerre mondiale – détail qui avait alors choquer le très jeune enfant que j’étais qui avait alors une vision du monde qui se limitait a gentils d’un côté, méchants de l’autre, le gris et les toutes les nuances étant, comment dire, inexistantes. Mais bon, comme je vous l’ai dit, les années sont passées, je n’avais que quelques souvenirs de ce fameux film dont, pendant longtemps, je ne me doutais même pas que c’en était un. Et puis, il y a quelques jours…


Est-ce qu’il faut appeler un énième effet de ma nostalgie de mon enfance qui ne me quitte pas depuis quelques mois ou tout simplement un coup de cœur subite, mais, lundi dernier, j’eu la terrible envie de me revoir ce fameux film, cet Atlantis de ma jeunesse que je n’avais vu, donc, qu’une seule et unique fois – et encore, pas entièrement – il y a près de trente ans. Et, immédiatement, suite à un tour rapide sur Priceminister (histoire de faire de la pub), je me suis procurer ce film que j’ai donc reçu quelques jours plus tard et que j’ai vu il y a quelques heures à peine. Et sincèrement, quel bonheur de retrouver Albator, quel plaisir de revoir un personnage, un univers (œuvre du légendaire Leiji Matsumoto), une ambiance qui, malgré le poids des années, n’a finalement pas pris une ride. Car indéniablement, ce qui ressort immédiatement à la lecture de ce film, c’est sa grande qualité ; certes, il faut se remettre dans le contexte – nous sommes au début des années 80 et graphiquement, d’énormes progrès seront effectués par la suite – mais pour l’époque, force est de constater que c’est tout bonnement superbe : bien évidement, le style de la série y est pour beaucoup, mais comment ne pas louer le travail effectué par les équipes de la Tōei Animation, alors au sommet de leur art. Et puis, il y a le scénario, captivant au possible pour les fans de la série qui ne peuvent que se réjouir de découvrir – ou plutôt redécouvrir – les origines du plus célèbre des corsaires de l’espace, et ce, même si parfois – est-ce un effet de la traduction ou pas ? – certaines explications n’étaient pas très claires et que certains raccourcis scénaristiques étaient, comment dire, un peu trop faciles. Mais ces petits défauts, finalement mineurs, n’enlèvent rien au charme de ce qu’il faut bien être un excellent film tiré d’une non moins excellente (et légendaire) série, et franchement, je dois avouer que j’en ai pris plein les yeux au cours des deux heures, environ, que dura cet Atlantis de ma jeunesse.


Bien évidemment, pour apprécier au mieux ce film – mais cela est valable pour la, ou plutôt, les séries – il vaut mieux avoir un certain âge, avoir connu cette fameuse époque bénie dont je vous ai parlé au début de cette critique, bref, être un indécrottable nostalgique dans mon genre – et je peux vous assurez qu’il y en existe des tas. Comment, nous sommes que des vieux cons qui ne vivons que dans le passé ? Hum, vous avez probablement raison les jeunes, mais sincèrement, quand je revois, après tant d’année, cet Atlantis de ma jeunesse, quand je revois avec plaisir un personnage aussi charismatique qu’Albator, un personnage depuis longtemps entré dans la légende (et qui, accessoirement, devrait revenir sur grand écran l’année prochaine !) et ben, cela ne me dérange absolument pas de passer pour un vieux con. Bien au contraire !

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