vendredi 20 janvier 2012

The Tudors - saison III



L’une des rubriques qui, depuis les débuts de ce blog il y a près de quatre ans (bientôt son anniversaire !) avait le potentiel pour être bien plus importante que ce qu’elle ne fut est indéniablement celle consacrées au séries télévisées. Ainsi, et en quatre ans donc, ce billet n’est que le dixième alors qu’en d’autres temps, nul doute que cette rubrique aurait put – aurait dut ? – être bien plus développée. Cependant, les aléas de la vie faisant que ces dernières années, j’ai eu bien moins de temps à consacrer aux séries qu’autrefois, ainsi que le fait que – comme dans d’autres cas – mon manque de temps légendaire a fait que certains billets sont tout simplement passés à la trappe au fil du temps, je me suis donc retrouver avec, en quatre ans, neuf – dix si l’on compte celui-ci – misérables petits articles traitant des séries TV, ce qui, sans nul doute, est peu, très peu même – surtout si l’on pense que sur ceux-ci, j’ai toujours parler des mêmes, n’est-ce pas Dr House et X Files pour ne citer que les plus connus (et les moins honteux) ? Mais en ce début de nouvelle année, en ce 2012 que certains prophètes de mauvais augure nous annonce apocalyptiques, il est temps de ne pas oublier que même si je n’en parle quasiment jamais, j’aime les séries, et qu’il serait peut-être bien de le rappeler.

Celle qui nous préoccupe aujourd’hui se nomme The Tudors, et plus particulièrement sa troisième saison dont j’ai vu les premiers épisodes sur ma chaine préférée, je veux bien évidement parlé d’ARTE. Pourtant, à la base (et comme cela m’arrive souvent), ce n’était pas gagner avec cette série, bien au contraire : traitant, comme son nom ne l’indique peut être pas du règne plus que tumultueux du Roi Henri VIII d’Angleterre qui rentra dans l’histoire pour avoir contracter six mariages – ce qui est peu commun – et dont deux épouses finirent sur l’échafaud, mais aussi, pour avoir rompu avec Rome, créant de ce fait la religion anglicane (dont le Roi devenait, ainsi, chef de l’Eglise et non plus le Pape) ainsi que pour avoir été le père de la grande Elisabeth, Henri VIII, personnage haut en couleur et charismatique, avec une vie aussi dissolue, était pourtant tout trouvé pour être le protagoniste principal d’une série – après l’avoir été dans bien des films. De même, comment ne pouvais-je pas être intéresser par une série sur un Roi que j’avais découvert jeune enfant dans un vieux livre d’histoire où l’on voyait une représentation du Camp du drap d’or où celui-ci rencontrait François 1er, figure importante de l’histoire de France (1515, ça vous dit quelque chose ?). Or, dès le départ, un détail me bloqua d’entrée : le manque de ressemblance plus que frappante entre le vrai Henri VIII (que vous pouvez voir ci-contre) et l’acteur Jonathan Rhys Meyers, beau gosse parmi les beau gosses, mais à mille lieux du véritable Henri VIII, bien moins beau, plus rustre et, comment dire, grandement plus imposant. Du coup, regardant d’un mauvais œil ces Tudors un peu trop moderne à mon gout, je me suis privé, pendant des années, de cette série, avant de regarder, l’année passée, un ou deux épisodes sur ARTE ; mais de façon si distraite que mon avis ne changea pas.

Et pourtant, lorsque la chaine franco-allemande diffusa les premiers épisodes de cette troisième saison, j’ai fait fis du cas Jonathan Rhys Meyers/Henri VIII et j’ai alors découvert que, finalement, cette série possédais un potentiel certain. Certes, il ne faut pas se leurrer, si vous souhaitez la véracité historique, une bonne biographie d’Henri VIII restera préférable, mais si certains détails ne correspondent pas vraiment à l’Histoire, il est difficile de ne pas accrocher à ces Tudors : connaissant la période par le biais de reportages et de lectures diverses, j’apprécie d’en savoir plus – même s’il faut être prudent – par le biais d’un média moins, comment dire, prise de tête. Surtout que tout cela est assez convenable lorsqu’on y regarde à deux fois : certes, les acteurs sont pour la plus part tous beaux et belles, certes, il y a une sensualité grandement présente qui attirera l’œil du spectateur de base, mais entre des décors assez bien réussis, de superbes costumes et une intrigue sans temps morts, on ne s’ennuie pas une seule minute et, après coup, pour ce que j’ai pu en voir pour le moment, il est indéniable que The Tudors peut plaire aux amateurs d’Histoire qui sauront prendre cette série pour ce qu’elle est avant tout : un bon divertissement en costumes qui, selon que l’on ait envie de pousser plus loin notre curiosité, peut nous apprendre des choses : personnellement, n’étant pas un spécialiste de l’histoire anglaise, je ne savais même pas qu’il existait deux Cromwell, Thomas, celui de la série, et Oliver, celui qui fut Lord Protecteur du Royaume par la suite – comme quoi, on en apprend tous les jours !


Bien évidemment, il faut être prudent avec ce genre de séries fortement romancées et ne surtout pas tout prendre pour argent comptant – c’est pour cela que je conseille à chaque amateur de cette série de se renseigner sur le règne d’Henri VIII, histoire de savoir où il met les pieds ; et puis, ça ne fait pas de mal. Mais quoi qu’il en soit, malgré tous les défauts que l’on peut trouver aux Tudors, force est de constater qu’une petite série historique, ça nous change des éternels séries policières qui polluent nos écrans depuis bien trop longtemps et qui se ressemblent toutes. Enfin la, c’est l’amoureux d’Histoire qui vous parle. 

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