Dans
l’article précédent, qui traitait des ravages d’un mystérieux félin britannique,
je signalais que les apparitions de ceux-ci sont légions chez nos voisins d’outre-manche,
et ce, depuis fort longtemps. Ainsi, j’ai souhaité, afin d’approfondir sujet
qui ne peut que plaire qu’aux amoureux de cryptozoologie et d’énigmes en tout
genre – et ce, même si finalement, ce ne soient que de vulgaires chats sauvages
et qu’il n’y ait rien de véritablement mystérieux dans cette affaire – vous proposer
un petit dossier – enfin, un résumé de celui, que j’ai trouvé sur le net (voir
lien en bas de d’article) et qui pourra, éventuellement, intéresser tous ceux
qui voudraient en savoir plus sur cette énigme britannique :
Les félins-mystérieux
britanniques
Les
noms principaux attribués à ces fauves sont la bête de Bodmin Moor, la bête de
l’Exmoor, le lion de Nottingham et le puma du Surrey. Les médias locaux ont
collé à ces félins diverses appellations changeant selon les endroits. (…)
L’Apparence physique.
L’animal
observé à l’apparence d’un puma ou d’un lion dans la longueur va de 90 cm à 1,2
mètres pour une hauteur au garrot de 45 cm à 60 cm et 15 centimètres. Le pelage
est brun, rouille, gris ou sableux mais le plus souvent noir, il peut être
marqué de bandes ou de taches. Le visage est plat, dominé par des oreilles
quelques fois touffues. Les jambes puissantes peuvent être longues ou courtes
avec de grosses pattes. La queue d’une longueur variable est pointue avec
quelques fois une extrémité blanche. Le félin a été parfois comparé aux
guépards, a un singe, un tigre, un chat partiellement rayé, un ours ou un
berger allemand. Le cryptide laisse des traces de félin ou canines jusqu’à cinq
pouces de long et qui sont plus grandes que celles d’un berger Allemand.
Certaines traces montrent des griffes non rétractés, ce qui pourrait être le
signe d’un canidé mais les félin peuvent parfois garder leurs griffes sorties
lorsqu’il s’agit de garder l’équilibre ou de facilité le mouvement sur certains
terrains.
Le Comportement.
Le
félin grogne, hurle, rugit. Il tue et quelques fois mange le bétail et le
gibier. Les chiens en ont peur.
L’Aire de répartition.
Ces
félins sont observés dans les jardins, les champs, les bois, les collines et
les rues des petits villages. On le signale dans de nombreuses parties de la
Grande Bretagne avec une prédilection pour les contés suivants: le Hampshire,
le Surrey, le Sussex, le Devon et les Cornouilles, le Lancashire, le Cheshire,
le Nottinghamshire et le Yorkshire pour l’Angleterre; pour le Pays de Galles on
a le Ceredigion; en Écosse on a le Renfrewshire, l’Ayrshire, le Strathclyde,
les Highlands et le Lothian de l’est. (…)
Des Explications ?
Le
phénomène des félins mystérieux en Angleterre est plurifactoriel, les causes
sont innombrables et n’impliquent pratiquement pas la présence d’une nouvelle
espèce de félin en Angleterre.
Le
chat sauvage écossais (Felis silvestris) a vécu en Angleterre, au Pays de
Galles et en Écosse jusqu’à la fin du 19ème siècle où il fut exterminé. Des
individus avaient survécu en Écosse ou la population remonta après la première
guerre mondiale. L’espèce fait jusqu’à 90 centimètres et environ 2 mètres de
long avec une robe brun grisâtre ou tigrée munie d’un plastron blanc, la queue
est émoussée et en broussaille munie de rayures noires. La tête est plus large,
les dents sont plus pointues, les membres sont plus longs et la queue plus
courte que chez le chat domestique. Le mâle peut peser 5 kilos. Il est possible
que cette espèce de chat sauvage nocturne ait constitué des petites populations
en divers endroits de l’Angleterre et du Pays de Galles.
De
nombreuses observations de félins mystérieux pourraient impliquer des chats
domestiques féraux, dans certains rapports on a noté une odeur de chou de
Bruxelles caractéristique des chats domestiques féraux. On peut supposer la
possibilité d’une hybridation naturelle entre le chat domestique féral et le
chat sauvage écossais ou européen. Le métissage est possible entre ces deux
espèces rapprochées; entre 1873 et 1904 on réalisa des croisements
expérimentaux entre le chat sauvage écossais et différentes races domestique
mais le résultat se révéla être impropre à la domestication. Ces hybrides
étaient plus petits avec des queues effilées, des rayures noires estompées et
des taches blanches.
Karl
Shuker suggéra des hybrides en liberté de chats domestiques féraux croisés
naturellement avec des chats de la jungle (Felis chaus). De tels hybrides ont
été créés volontairement aux USA qui ont donné une nouvelle race de chat
nomenclaturée depuis 1995 sous le nom de Chausie. Cette race a un poids allant
jusqu’à 9 kilos pour une hauteur au garrot de 35-45 centimètres, les oreilles
sont touffues; cette race à une réputation de vitesse et de faire des bonds
verticaux de presque 1,50 mètres.
Entre
1984 et 1994 on a tué au moins quatre spécimens du chat léopard (Felis bengalensis)
en Angleterre. Cette espèce peut aussi se croiser avec le chat domestique,
hybridation qui a donné la race bengalaise à la fourrure tachetée. Derrière les
observations pourraient se trouver diverses espèces d’animaux exotiques
apprivoisés qui se sont échappés ou qu’on a relâchés et qui se sont adaptés à
la campagne anglaise. Le puma ombré ou gris (Puma concolor), qui fait 5 pieds
de long pour un poids de 90 kilos. Le lynx commun (Lynx lynx) qui fait 90 cm à
1 mètre de long avec une queue de 10 à 27 centimètres. Le léopard et une lionne
identifiable à la touffe noire à l’extrémité de sa queue. Il se peut que depuis
l’instauration d’une licence dans l’île pour la possession d’animaux exotiques
en 1976 et du durcissement des pénalités en 1981, des propriétaires
irresponsables ont préféré mieux relâcher leurs protégés dans la nature au lieu
de payer des amendes. Il pourrait en être de même pour le léopard tacheté
(Neofelis nebulosa) et le guépard.
On
pourrait avoir des erreurs d’identification de chiens domestiques féraux ou de
renards roux observés de loin et dans de mauvaises conditions. Certaines races
de chiens peuvent paraître félinoïdes quand on les voit de loin du fait de
leurs petites têtes, de leurs oreilles arrondies et de leurs courtes jambes; de
plus les chien errants forment des meutes qui ne manquent pas de s’attaquer au
bétail. Enfin les traces de 12 cm ou plus sont plus dans l’ordre des canidés
que le fait de félins qui ont des pattes plus petites.
Des
gloutons échappés ont été trouvés dans divers endroits du Pays de Galles et du
sud de l’Angleterre. Les belettes peuvent faire jusqu’à 1,2 mètres de long et
35-43 centimètres au garrot. On peut évoquer la survivance jusqu’à nos jours du
chat aux dents en cimeterres (Homotherium), mais il est improbable que ce
félidés de la taille d’un lion et à courte queue ait pu survivre en Angleterre
sans se faire remarquer par les chasseurs et se faire exterminer à l’image du
chat sauvage écossais.
Conclusion.
Il
est impossible d'établir combien de gens ont vu de « Félins-mystérieux » en Grande Bretagne, entre avril 2004 et
juillet 2005, la « the British Big Cat
Society » a reçu 2123 rapports d’observations de félins ou de grands chats.
Cependant, presque un tiers d'entre eux peut être éliminé. Les seuls comtés de
l'Angleterre où aucune observation n’a été rapportée sont le Comté Durham,
Merseyside et du Greater Manchester.
Les
félins aiguisent souvent leurs griffes sur des objets en bois ou des arbres. De
nombreux arbres qui ont été endommagé par de grands chats ont été découverts en
Grande-Bretagne dans le Gloucestershire en 2001, le Yorkshire en 2002 et le
Kent en 2003.
Beaucoup
d'empreintes ont été photographiées au cours des nombreuses années, certaines
ont même été moulées en plâtre. Cependant, quelques personnes qui ont trouvé
ces traces pensant à d’autres animaux, comme des chiens, des renards, des
blaireaux et même dans un cas, des lapins. Beaucoups d’échantillons de poils
trouvés avec les empreintes, se sont avérés provenir d'autres animaux que des
félins, mais entre avril 2004 et août 2005, six échantillons qui ont été
trouvés à travers le pays sont actuellement analysés. Dans les années 1990, des
poils de Puma ont été formellement identifiés dans la région du parc National
d’Exmoor.
Beaucoup
d’animaux sont attaqués et tués dans de nombreux comtés, mais principalement
dans celui de Devon, c’est surtout des vaches, des moutons et même des chevaux.
Entre avril 2004 et juillet 2005 il y avait cinq attaques sur des chevaux et 37
attaques mortelles sur des moutons. Les animaux sauvages ne sont pas non plus
épargnés, les cerfs sont aussi la proie de ces prédateurs, Une carcasse de cerf
a été trouvée dans un arbre, en 2004 dans le Somerset, ainsi qu’un cas sur un
chevreuil dans la même région et dans le Shropshire.
A
ce jour, le Defra (the Department for Environment, Food and Rural Affairs) n'a
pas confirmé l’existence de grands chats ou de félins en Grande-Bretagne…

4 commentaires:
Bon, moi qui suis féru de mystères animaliers et de survivances d'espèces normalement éteintes, je reste, depuis des années, perplexe devant toutes ces observations de "Big Cats" chez nos amis Englishes.
Bien que j'aimerai que la prolifération d'une espèce sauvage soit une réalité, j'ai tendance malheureusement à classer ces observations comme des erreurs d'estimations de tailles et de jugement. Non pas que je veuille traiter nos amis outre-manche de fieffés zozos, mais le cas de la "Panthère Noire" des calanques de Marseille en 2006 et 2008 (d'où je suis originaire) m'a très largement refroidi. (Nonobstant la régulière propension à l’exagération de mes compatriotes régionaux, une Panthère sous ce climat sec, c'était déjà mal barré).
Donc, je reste interrogatif, mais l'espoir demeure.
(J'en profite pour case un conseil de lecture : "les félins encore inconnus d’Afrique" de Bernard Heuvelmans, ouvrage de référence, pour qui a le gout de la cryptozoologie)
Je pense aussi également que la part d’erreurs la dedans est importante, mais bon, cela n'explique pas tout, sans que l'on soit obliger, non plus, de chercher un quelconque félin inconnu: après tout, de gros chats sauvages sont des candidats plus que plausibles.
Par contre, une autre explication (mais de façon très ponctuelle pour ne pas dire rare) serait des animaux échappés d'un cirque ou remis en liberté par des particuliers. Mais bon, je ne vois pas la campagne anglaise parcourue tranquillement par des panthères et autres gros félins.
Rosita nie en bloc
(pour tous les amateurs de Noir Désir, il y a un jeu de mot faisant référence à leur discographie)
Hum, désolé, je ne connais pas suffisamment Noir Désir pour l'avoir déceler ?
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