mardi 24 janvier 2012

BLUR : THE BEST OF



BLUR : THE BEST OF

1- Beetlebum – 5:05
2- Song 2 – 2:02
3- There's No Other Way – 3:14
4- The Universal – 4:00
5- Coffee & TV – 5:18
6- Parklife – 3:07
7- End of a Century – 2:47
8- No Distance Left to Run – 3:26
9- Tender – 7:41
10- Girls & Boys– 4:18
11- Charmless Man – 3:33
12- She's So High – 3:49
13- Country House – 3:57
14- To The End– 3:51
15- On Your Own – 4:27
16- This Is A Low – 5:02
17- For Tomorrow – 6:02
18- Music Is my Radar – 5:29

Décidément, en musique, depuis quelques mois (plus précisément, depuis la rentrée de septembre dernier), plutôt que de passer mon temps à réécouter mes vieux classiques dont je ne me lasse jamais – Beatles, Stones, Bowie, Neil Young etc. – mon intérêt s’est porté vers certains genres complétements différents ou certains groupes et artistes que l’on peut regrouper sous une dénomination commune : la nostalgie. En effet, depuis que l’été s’en est allé, je me suis replonger – vieux coup de blues provoqué, qui sait, par la quarantaine qui est proche ? – dans des genres musicaux qui avaient pu marquer ma vie, sans que j’en aie été, véritablement, fan jusque-là. Le parfait exemple, de la fin d’année 2011 ayant été, bien évidemment, Los Machucambos, vieux groupe latino qui débuta sa carrière au début des années 60 et qui avait, par le biais de mon père, bercé ma plus tendre enfance. Mais le sympathique trio spécialiste des reprises des standards de la musique sud-américaine ne fut pas le seul à me permettre de replonger a une époque où les soucis étaient inexistants : ainsi, de par mes origines portugaises, le fado, musique emblématique de la nostalgie s’il en est – la fameuse saudade – revint à l’ordre du jour. Mais tout cela n’était qu’un début. Et pour le moment, je ne sais pas encore jusqu’où cela pourra me mener ?

Est-ce cette fameuse saudade ou un je ne sais quoi de nostalgie pour ma jeunesse dont je ne me suis jamais tout à fait débarrasser (franchement, il m’arrive de penser que j’aurais besoin d’une bonne analyse) mais plus les mois passent et plus je ne souhaite qu’une seule et unique chose : redécouvrir ce que j’ai pu aimer autrefois, ou bien, tout simplement, ce qui m’était familier a certaines époques de ma vie. Et cela n’engage pas uniquement mon enfance, quoi que celle-ci occupe une place primordiale dans tout cela ; non, d’autres moments, heureux et insouciants me reviennent en mémoire et parmi ceux-ci, les années 90 ne sont pas négligeables et plus particulièrement ma période du service militaire et de mon retour en France, qui en suivit : jeux vidéo, comics, musique, mes loisirs d’alors occupent mes pensées depuis quelques semaines, et justement, pour ce qui est de la musique, un groupe plus que d’autres est la source de mes préoccupations actuelles : Blur.


Il est amusant de constater à quel point nos gouts peuvent évoluer avec le temps, pour ne pas dire, changer complétement du tout au tout : prenez donc cette fameuse décennie, les années 90, dernier symbole d’un rock triomphant qui disparaitra bientôt – mais on ne le savait pas encore – sous les coups de boutoir du rap et de la variété (le premier, devenant grand public, perdant sa substance pour se fondre dans la masse de la production industriel et pouvant être qualifier, aujourd’hui, de variété – je sens que je vais me faire des amis) et qui, après des années 80 franchement peu engageantes, renaquit de ses cendres tout d’abord outre atlantique grâce à l’explosion du grunge, avant que, comme une trentaine d’année auparavant, les groupes anglais ne mettent tout le monde d’accord, tandis que quelques vieilles gloires – Bowie, Neil Young – sortaient ce qu’il faut bien appeler leurs derniers albums majeurs. Et parmi ces groupes d’outre-manche, deux sortaient indéniablement du lot : non pas U2, devenus pépères et représentatifs des années 80, mais Blur, justement, mais aussi et surtout Oasis ; deux groupes majeurs qui dominèrent le paysage musical de la seconde moitié de la dernière décennie du vingtième siècle, nous refaisant, pour la plus grande joie de la presse britannique, le vieux coup des Beatles contre les Rolling Stones. Mais là où la rivalité des deux plus grands groupes de tous les temps était dut à la presse, puisqu’en fait, ils s’appréciaient fortement au point de jouer sur les disques les uns des autres, pour ce qui était de la rivalité Blur/Oasis, celle-ci n’était pas feinte, bien au contraire. Et à l’époque, comme autrefois, l’on pouvait dire que l’on était soit Beatles, soit Stones, je le reconnais, je préférais largement le groupe des terribles frères Gallagher. Que ce soit pour l’image du groupe, pour les chansons ainsi que pour leurs albums, beatlesiens en diable, Oasis, a un certain moment, occupa une place plus qu’importante dans mon lecteur CD – oui, pas de MP3 à l’époque.


Pourtant, j’aimais bien les petits gars de chez Blur : ils avaient une tête sympathique, étaient plus sobres que les Gallagher dans leur guéguerre parfois, avouons-le, ridicule,  et en plus, avaient le don de nous pondre des – pardonnez-moi l’expression – des putains de clips rigolos au possible qui me firent passer de superbes moments et dont je ne me lassait jamais, mon préféré d’alors étant, et de loin, Country House. Alors certes, je préférais Oasis, plus sérieux, plus bad boys, sensiblement meilleurs musicalement selon moi, mais, pendant que j’achetais les albums des frangins Gallagher, les clips que je voulais voir absolument, et ben, c’étaient ceux de Blur ! Curieux, surtout que je n’avais jamais acheté le moindre album du groupe de Damon Albarn ? Oui et non, car en fait, mon gout pour Blur s’expliquait assez bien de par mon propre éclectisme musicale qui me faisait passer (et cela continue) d’un genre à l’autre, et surtout pour mon gout, pour ne pas dire ma préférence – finalement – pour la pop pure et dure, ces superbes petites chansons sans prétention qui nous remontent le moral quand rien ne va plus, ces refrains imparables et ses airs que l’on fredonne sous la douche – enfin, pour ceux qui prennent une douche, j’entends bien.

Du coup, en ce début d’année, j’ai souhaité réparer ce qui était à mes yeux une petite injustice musicale et me procurer, près de quinze ans plus tard, mon tout premier album des petits gars de Blur. N’étant toujours pas convaincu par le téléchargement, préférant l’objet – je suis un indécrottable collectionneur, tant pis pour mon porte-monnaie – et étant un peu lasser de devoir aller sur You Tube à chaque fois que je voulais écouter une vieille chanson de Blur, je me suis donc lancer. Mais plutôt que de prendre un album au hasard de leur discographie, assez fournie finalement, qui m’aurait contenté pour certains titres mais qui m’aurait privé d’autres (à moins de me taper l’intégral, chose que je ne pouvais pas financièrement vu que je n’ai pas encore gagné à l’Euromillion), j’ai donc fais ce que je ne fais jamais – c’est un vieux principe d’un type bourré de principes a la noix – bref, je me suis acheter un best of. Solution de facilité, j’en conviens, qui laisse de côté bien des titres de qualité, certes, mais finalement, pour ce qui est de Blur, ce que je souhaitais, c’était simplement de retrouver le groupe que j’aimais bien il y a une quinzaine d’années, celui des clips et des titres les plus connus, et bien entendu, sur ce point, je me suis régalé !


Bien évidemment, n’étant pas un grand connaisseur du groupe, certains titres que les fans doivent connaitre par cœur me sont inconnus, je ne le nie pas, mais bon, rien ne m’empêche d’apprendre à les apprécier. Mais pour ce qui est des autres, de ceux que j’adorais lorsque j’avais une petite vingtaine d’années comme Country House donc, mais aussi Girls & Boys ou Song 2 que je connaissais surtout grâce a un vieux FIFA, ainsi que quelques autres (je n’ai citer que mes préférés) c’est toujours le même plaisir de les écouter, encore et encore. Mais la petite cerise sur le gâteau, ce fut un titre que j’avais totalement oublié (comment est-ce que cela put être possible !?) et que je reconnus dès les premières notes, me replongeant immédiatement quinze ans en arrière : Charmless Man ! Rien que pour cette chanson, l’achat de ce best of de Blur se justifiait, car franchement, ce qui a de plus beau dans la nostalgie, c’est lorsque l’on se souvient de quelque chose que l’on avait complétement oublié, qui était remisé tout au fond d’un vieux placard de notre mémoire, pour jaillir sans prévenir, a notre plus grande joie ! Et Charmless Man – avec son clip, forcement marrant – fut mon plus beau cadeau de ces derniers jours !


Alors oui, je sais, c’est Blur, ce n’est pas non plus le plus grand groupe de tous les temps, j’en conviens et quelque part, ce que je préfère d’eux, c’est leurs chansons légères et leurs clips débiles. Mais est-ce vraiment un mal ? Est-ce désobligeant pour un groupe ? Je ne le pense pas. Après tout, chacun aime, dans le cas qui nous préoccupe, un groupe, pour ses propres raisons, et celles-ci, bien entendu, ne sont pas forcément celles des autres. Vous connaissez les miennes pour ce qui est de Blur, ce n’est peut-être les vôtres, mais ce n’est pas grave. De même, ce côté léger du groupe qui faisait que, autrefois, je les aimais bien mais que je préférais Oasis, a justement fait que, parvenu à l’âge vénérable de trente-sept ans (oh putain !), je prenne toujours autant de plaisir à les écouter alors qu’avec Oasis, si j’aime bien encore ce qu’ils ont pu faire à leurs débuts, cela ne passe plus aussi bien. D’ailleurs, et est-ce aussi un effet qu’au cours de toutes ces années, pendant que les frangins Gallagher continuaient à nous faire du sous Beatles et à se taper dessus allègrement, au point de devenir une caricatures d’eux-mêmes, le nom de Damon Albarn lui, ne me quitta jamais : tourné vers d’autres cieux et plus particulièrement Gorillaz – que j’adore, ouais, j’aime les mélanges des genres – je découvris une facette de lui que je ne soupçonnais pas, un coté plus sérieux, plus artiste peut être qu’à l’époque Blur, mais qui fait qu’aujourd’hui, Damon Albarn est à mes yeux l’un des musiciens britanniques les plus talentueux, mais aussi que, quinze ans plus tard, je peux finalement le dire : je préfère Blur a Oasis. 

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