BLUR : THE BEST OF
1- Beetlebum – 5:05
2- Song 2 – 2:02
3- There's No Other Way – 3:14
4- The Universal – 4:00
5- Coffee & TV – 5:18
6- Parklife – 3:07
7- End of a Century – 2:47
8- No Distance Left to Run – 3:26
9- Tender – 7:41
10- Girls & Boys– 4:18
11- Charmless Man – 3:33
12- She's So High – 3:49
13- Country House – 3:57
14- To The End– 3:51
15- On Your Own – 4:27
16- This Is A Low – 5:02
17- For Tomorrow – 6:02
18- Music Is my Radar – 5:29
Décidément,
en musique, depuis quelques mois (plus précisément, depuis la rentrée de
septembre dernier), plutôt que de passer mon temps à réécouter mes vieux
classiques dont je ne me lasse jamais – Beatles, Stones, Bowie, Neil Young etc.
– mon intérêt s’est porté vers certains genres complétements différents ou
certains groupes et artistes que l’on peut regrouper sous une dénomination
commune : la nostalgie. En effet, depuis que l’été s’en est allé, je me
suis replonger – vieux coup de blues provoqué, qui sait, par la quarantaine qui
est proche ? – dans des genres musicaux qui avaient pu marquer ma vie,
sans que j’en aie été, véritablement, fan jusque-là. Le parfait exemple, de la
fin d’année 2011 ayant été, bien évidemment, Los
Machucambos, vieux groupe latino qui débuta sa carrière au début des années
60 et qui avait, par le biais de mon père, bercé ma plus tendre enfance. Mais
le sympathique trio spécialiste des reprises des standards de la musique sud-américaine
ne fut pas le seul à me permettre de replonger a une époque où les soucis
étaient inexistants : ainsi, de par mes origines portugaises, le fado,
musique emblématique de la nostalgie s’il en est – la fameuse saudade – revint à
l’ordre du jour. Mais tout cela n’était qu’un début. Et pour le moment, je ne
sais pas encore jusqu’où cela pourra me mener ?
Est-ce
cette fameuse saudade ou un je ne sais quoi de nostalgie pour ma jeunesse dont
je ne me suis jamais tout à fait débarrasser (franchement, il m’arrive de
penser que j’aurais besoin d’une bonne analyse) mais plus les mois passent et
plus je ne souhaite qu’une seule et unique chose : redécouvrir ce que j’ai
pu aimer autrefois, ou bien, tout simplement, ce qui m’était familier a
certaines époques de ma vie. Et cela n’engage pas uniquement mon enfance, quoi
que celle-ci occupe une place primordiale dans tout cela ; non, d’autres
moments, heureux et insouciants me reviennent en mémoire et parmi ceux-ci, les
années 90 ne sont pas négligeables et plus particulièrement ma période du
service militaire et de mon retour en France, qui en suivit : jeux vidéo,
comics, musique, mes loisirs d’alors occupent mes pensées depuis quelques
semaines, et justement, pour ce qui est de la musique, un groupe plus que d’autres
est la source de mes préoccupations actuelles : Blur.
Il
est amusant de constater à quel point nos gouts peuvent évoluer avec le temps,
pour ne pas dire, changer complétement du tout au tout : prenez donc cette
fameuse décennie, les années 90, dernier symbole d’un rock triomphant qui
disparaitra bientôt – mais on ne le savait pas encore – sous les coups de
boutoir du rap et de la variété (le premier, devenant grand public, perdant sa
substance pour se fondre dans la masse de la production industriel et pouvant être
qualifier, aujourd’hui, de variété – je sens que je vais me faire des amis) et
qui, après des années 80 franchement peu engageantes, renaquit de ses cendres
tout d’abord outre atlantique grâce à l’explosion du grunge, avant que, comme
une trentaine d’année auparavant, les groupes anglais ne mettent tout le monde
d’accord, tandis que quelques vieilles gloires – Bowie, Neil Young – sortaient ce
qu’il faut bien appeler leurs derniers albums majeurs. Et parmi ces groupes d’outre-manche,
deux sortaient indéniablement du lot : non pas U2, devenus pépères et
représentatifs des années 80, mais Blur, justement, mais aussi et surtout Oasis ;
deux groupes majeurs qui dominèrent le paysage musical de la seconde moitié de
la dernière décennie du vingtième siècle, nous refaisant, pour la plus grande
joie de la presse britannique, le vieux coup des Beatles contre les Rolling
Stones. Mais là où la rivalité des deux plus grands groupes de tous les temps
était dut à la presse, puisqu’en fait, ils s’appréciaient fortement au point de
jouer sur les disques les uns des autres, pour ce qui était de la rivalité
Blur/Oasis, celle-ci n’était pas feinte, bien au contraire. Et à l’époque,
comme autrefois, l’on pouvait dire que l’on était soit Beatles, soit Stones, je
le reconnais, je préférais largement le groupe des terribles frères Gallagher. Que
ce soit pour l’image du groupe, pour les chansons ainsi que pour leurs albums,
beatlesiens en diable, Oasis, a un certain moment, occupa une place plus qu’importante
dans mon lecteur CD – oui, pas de MP3 à l’époque.
Pourtant,
j’aimais bien les petits gars de chez Blur : ils avaient une tête
sympathique, étaient plus sobres que les Gallagher dans leur guéguerre parfois,
avouons-le, ridicule, et en plus,
avaient le don de nous pondre des – pardonnez-moi l’expression – des putains de
clips rigolos au possible qui me firent passer de superbes moments et dont je
ne me lassait jamais, mon préféré d’alors étant, et de loin, Country House. Alors certes, je
préférais Oasis, plus sérieux, plus bad boys, sensiblement meilleurs
musicalement selon moi, mais, pendant que j’achetais les albums des frangins Gallagher,
les clips que je voulais voir absolument, et ben, c’étaient ceux de Blur !
Curieux, surtout que je n’avais jamais acheté le moindre album du groupe de
Damon Albarn ? Oui et non, car en fait, mon gout pour Blur s’expliquait
assez bien de par mon propre éclectisme musicale qui me faisait passer (et cela
continue) d’un genre à l’autre, et surtout pour mon gout, pour ne pas dire ma
préférence – finalement – pour la pop pure et dure, ces superbes petites
chansons sans prétention qui nous remontent le moral quand rien ne va plus, ces
refrains imparables et ses airs que l’on fredonne sous la douche – enfin, pour
ceux qui prennent une douche, j’entends bien.
Du
coup, en ce début d’année, j’ai souhaité réparer ce qui était à mes yeux une
petite injustice musicale et me procurer, près de quinze ans plus tard, mon
tout premier album des petits gars de Blur. N’étant toujours pas convaincu par
le téléchargement, préférant l’objet – je suis un indécrottable collectionneur,
tant pis pour mon porte-monnaie – et étant un peu lasser de devoir aller sur You Tube à chaque fois que je voulais
écouter une vieille chanson de Blur, je me suis donc lancer. Mais plutôt que de
prendre un album au hasard de leur discographie, assez fournie finalement, qui
m’aurait contenté pour certains titres mais qui m’aurait privé d’autres (à
moins de me taper l’intégral, chose que je ne pouvais pas financièrement vu que
je n’ai pas encore gagné à l’Euromillion), j’ai donc fais ce que je ne fais
jamais – c’est un vieux principe d’un type bourré de principes a la noix –
bref, je me suis acheter un best of. Solution de facilité, j’en conviens, qui
laisse de côté bien des titres de qualité, certes, mais finalement, pour ce qui
est de Blur, ce que je souhaitais, c’était simplement de retrouver le groupe
que j’aimais bien il y a une quinzaine d’années, celui des clips et des titres
les plus connus, et bien entendu, sur ce point, je me suis régalé !
Bien
évidemment, n’étant pas un grand connaisseur du groupe, certains titres que les
fans doivent connaitre par cœur me sont inconnus, je ne le nie pas, mais bon,
rien ne m’empêche d’apprendre à les apprécier. Mais pour ce qui est des autres,
de ceux que j’adorais lorsque j’avais une petite vingtaine d’années comme Country House donc, mais aussi Girls & Boys ou Song 2 que je connaissais surtout grâce a un vieux FIFA, ainsi que quelques autres (je n’ai
citer que mes préférés) c’est toujours le même plaisir de les écouter, encore
et encore. Mais la petite cerise sur le gâteau, ce fut un titre que j’avais
totalement oublié (comment est-ce que cela put être possible !?) et que je
reconnus dès les premières notes, me replongeant immédiatement quinze ans en
arrière : Charmless Man !
Rien que pour cette chanson, l’achat de ce best of de Blur se justifiait, car
franchement, ce qui a de plus beau dans la nostalgie, c’est lorsque l’on se
souvient de quelque chose que l’on avait complétement oublié, qui était remisé
tout au fond d’un vieux placard de notre mémoire, pour jaillir sans prévenir, a
notre plus grande joie ! Et Charmless
Man – avec son clip, forcement marrant – fut mon plus beau cadeau de ces
derniers jours !
Alors
oui, je sais, c’est Blur, ce n’est pas non plus le plus grand groupe de tous
les temps, j’en conviens et quelque part, ce que je préfère d’eux, c’est leurs
chansons légères et leurs clips débiles. Mais est-ce vraiment un mal ? Est-ce
désobligeant pour un groupe ? Je ne le pense pas. Après tout, chacun aime,
dans le cas qui nous préoccupe, un groupe, pour ses propres raisons, et celles-ci,
bien entendu, ne sont pas forcément celles des autres. Vous connaissez les
miennes pour ce qui est de Blur, ce n’est peut-être les vôtres, mais ce n’est
pas grave. De même, ce côté léger du groupe qui faisait que, autrefois, je les
aimais bien mais que je préférais Oasis, a justement fait que, parvenu à l’âge
vénérable de trente-sept ans (oh putain !), je prenne toujours autant de
plaisir à les écouter alors qu’avec Oasis, si j’aime bien encore ce qu’ils ont pu
faire à leurs débuts, cela ne passe plus aussi bien. D’ailleurs, et est-ce
aussi un effet qu’au cours de toutes ces années, pendant que les frangins Gallagher
continuaient à nous faire du sous Beatles et à se taper dessus allègrement, au
point de devenir une caricatures d’eux-mêmes, le nom de Damon Albarn lui, ne me
quitta jamais : tourné vers d’autres cieux et plus particulièrement Gorillaz
– que j’adore, ouais, j’aime les mélanges des genres – je découvris une facette
de lui que je ne soupçonnais pas, un coté plus sérieux, plus artiste peut être
qu’à l’époque Blur, mais qui fait qu’aujourd’hui, Damon Albarn est à mes yeux l’un
des musiciens britanniques les plus talentueux, mais aussi que, quinze ans plus
tard, je peux finalement le dire : je préfère Blur a Oasis.






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