samedi 17 décembre 2011

Pour la Science n° 394 : Les calmars géants, des créatures mythiques bien réelles



Il m’est déjà arrivé, depuis que j’ai débuté Le Journal de Feanor fin janvier 2008, et plus particulièrement lors de la première année d’existence de ce blog, de publier bon nombre d’articles en retard, de revenir sur certains mois (parmi les premiers), de réécrire des articles, d’en supprimer d’autres qui, après coup, ne me convenaient pas, voir même, il y a deux mois environ, d’écrire un article destiné au mois de novembre 2008 (et oui, ça se passe comme ça ici, bref, c’est du grand n’importe quoi souvent). Mais il m’est aussi arrivé, encore plus souvent, de ne pas publier – faute de temps, d’envie, sur le moment – certains billets, plus particulièrement des critiques ; ainsi, au fil de ces presque quatre années d’existence, bon nombre de films n’ont pas eu droit de cité sur ce blog, à mon grand regret d’ailleurs, et parmi les grand oubliés, l’on pourra citer quelques disques, une ou deux bande dessinées sur les débuts (surtout pour ce qui est des comics) mais aussi tout ce qui est revues et presse en général (mais il est où mon billet sur Marianne prévu en… 2008 !?). Bien évidemment, l’on ne peut pas refaire le passé (enfin si, en quelque sorte sauf que, à quoi bon finalement ?) mais parfois, dans certains cas particuliers, l’envie est si forte…

Prenez par exemple ce vieux numéro daté de l’année dernière de la revue scientifique Pour la Science et dont le sujet principal, du moins en couverture, était les calmars géants. Celui-ci, franchement, cela fait plus d’un an (rentrée 2010) que je compte publier une petite critique à son sujet, et comme vous pouvez le constater (à moins de débarquer sur le champ d’une ile déserte où vous auriez passé les dernières années), vu que nous sommes mi-décembre, on pourra dire que j’y aurais mis du temps pour me décider à le faire. Mais mon idée de base, c’est-à-dire, écrire une critique (forcement bancale avec le temps qui est passé et l’oubli) puis la publier l’année dernière (les connaisseurs savent comment faire), je l’ai abandonné et j’ai préféré me replonger dans la lecture de ce numéro afin de vous proposer un contenu un peu plus consistant. Mais trêves de bavardages inutiles (qui se sont prolongées indéfiniment) et place au sommaire de ce numéro de Pour la Science :

Pour la Science n° 394 : Les calmars géants, des créatures mythiques bien réelles
Aout 2010

Les calmars géants, des créatures mythiques bien réelles
- La vidéosurveillance réduit-elle la délinquance ?
- Les vicissitudes du fret ferroviaire
- Outox = intox ?
- Peut-on éviter les rides ?
- Pollueurs, mais pas payeurs...
- Des neutrinos pour mieux voir
- Du caoutchouc naturel en Europe
- L'ingrédient manquant de la Terre
- La résilience : Une nouvelle naissance
- Les calmars géants
- Oxyrhynchos une ville grecque en Égypte
- L'automate des chiffres
- La vodka est plus qu'une solution...
- Le dinosaure d'Angkor
- Les conquérants de la banquise
- Les systèmes stabilisateurs d’images
- On a marché sur... du liquide

Lorsque j’ai achetez cette revue, il y a de cela un peu plus d’un an déjà, je n’avais pas hésité une seule seconde : ainsi, que ce soit par le sujet abordé, les calmars géants, que par sa superbe couverture, ce numéro de Pour la Science avait décidément tout pour me plaire. Forcément, vieux amoureux des théories de Bernard Heuvelmans, comment ne pouvais-je ne pas être attirer par une revue qui consacrait un dossier a l’une des créatures les plus spectaculaires de la biodiversité de notre planète, je veux bien évidement parler de ce fameux calmar géant, appeler aussi Architeuthis, de son nom scientifique. Il faut dire également qu’il aura fallu du temps pour que celui-ci, ainsi que bien d’autres animaux de taille dite « anormale » pour les critères de la science, sortent de la cryptozoologie pour entrer de plein pied dans la zoologie traditionnelle et que, si aujourd’hui, l’Architeuthis et autres espèces sont reconnues par la science officielle, pendant des décennies (pour ne pas dire plus), bon nombre de zoologues se moquaient des découvertes et des témoignages des marins à leurs sujets. Mais bon, c’est un peu la devise de mon blog : « D'abord, ils nieront la chose. Ensuite, ils la minimiseront. Enfin, ils diront que cela se savait depuis longtemps »

Bref, tout cela pour vous dire qu’avec un tel dossier, ce numéro de Pour la Science avait tout pour le satisfaire, or, et à mon grand regret, ce ne fut pas le cas. Des dossiers principaux de huit pages sur moins de cent au total, vous trouvez cela sérieux ? Personnellement, j’appelle cela se moquer un peu du monde mais bon, que voulez-vous, c’est souvent le problème des revues scientifiques dites normales : en effet, à part les hors-séries qui eux, sont vraiment consacrés à un dossier spécifique et qui, du coup, sont assez complet sur le sujet, les autres, au final, sont assez frustrantes dans l’ensemble. Du coup, je ne dirais pas que l’article consacré aux calmars géants est inintéressant mais à mes yeux, il est tellement court, il y avait tellement de choses à approfondir sur ces créatures étonnantes que je ne peux que ressentir, au final, qu’un gros sentiment d’insatisfaction. Reste bien évidement les autres sujets abordés dans cette revue mais malheureusement pour celle-ci, on ne peut pas dire qu’ils soient franchement transcendants pour certains, et, de toutes façons, ceux qui ont éveillé mon intérêt étaient bien trop court selon mes gouts. Si l’on ajoute à cela le fait que posséder de bonnes bases de connaissances scientifiques est nécessaire pour une parfaite compréhension d’une revue aussi pointue que Pour la Science et vous comprendrez que, même avec un sujet – les calmars géants – aussi passionnant, mon impression finale vis-à-vis de ce numéro aura été la déception. Dommage, surtout que cela aurait pu être bien meilleur. Mais bon, ceci explique aussi pourquoi depuis, j’ai abandonné l’achat de revues mensuelles pour me contenter – NRH mis de côté évidement – pour les hors-séries qui eux, méritent le détour. 

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