dimanche 18 décembre 2011

MILLÉNAIRE : L’HALEINE DU DIABLE



MILLÉNAIRE : L’HALEINE DU DIABLE

Suite à un naufrage, Rowena, Arnulf et Raedwald, sont recueillis par un marchand qui les débarque dans une colonie viking en proie à une lutte de pouvoir. Raedwald rencontre un trappeur portant au doigt une bague qui lui est familière. Le trappeur prétend l'avoir achetée au chef d'une tribu cannibale qui vit dans les forêts avoisinantes. La bague appartiendrait à un homme prisonnier de la tribu, et qui s'apprête à se faire dépecer vivant. La description qui est faite du pauvre bougre ne laisse aucun doute sur son identité, et Raedwald comprend de qui il s'agit. Il doit agir très vite, et pour bien des raisons...

Enfin, il aura fallu attendre le troisième tome de Millénaire pour qu’enfin, je commence à changer d’avis vis-à-vis de cette série et que je commence finalement à lui trouver bon nombre de qualités. Certes, pas de quoi sauter au plafond, cela serait fortement exagérer car cette bande dessinée ne s’est pas révéler subitement, ainsi, du jour au lendemain, comme un chef d’œuvre absolu, mais bon, avec du recul et tout en reconnaissant les faiblesses de l’ensemble de ce cycle (en particulier pour ce qui est de la forme), les points positifs, présents depuis le début, commencent à prendre le pas sur les négatifs et, sans atteindre les sommets que l’on pouvait espérer au départ, force est de constater que ce Millénaire, sans être génial, n’en est pas moins une série assez sympathique. Pourtant, c’était loin d’être gagner comme on peut le voir dans mes critiques des deux premiers tomes, Les chiens de Dieu et Le squelette des anges, mais ce troisième volume, intitulé L’haleine du diable, apporte un petit je ne sais quoi de plus qui fait qu’enfin, la série semble décoller.

Pourtant, comme je vous le disais, n’allez pas croire que subitement, la qualité ai fait un stupéfiant bond en avant, non, c’est un peu plus compliquer à expliquer que cela. Comment dire, dans L’haleine du diable, troisième tome, donc, de Millénaire, c’est un peu comme si le lecteur commencerait enfin à comprendre où les auteurs veulent en venir avec cette série et quels sont les enjeux d’un synopsis finalement bien plus complexe qu’on pouvait l’estimer au début de la saga. Bien évidemment, ne nous faisons pas d’illusions, ce que disait lors de la critique du tome précédant est toujours valable pour ce qui est des personnages : franchement, même si maintenant que j’y suis habituer, j’ai pris plaisir à les retrouver, ceux-ci sont tellement stéréotypés qu’il m’est difficile de les trouver incontournables. Sur ce point, je déplore grandement la facilité de mon cher Richard D. Nolane de ne pas avoir approfondi davantage leur caractère assez simpliste et vu mille et une fois dans d’autres récits du même genre. Mais ce défaut mis à part, le scénario de ce troisième tome est tout de même pas mal quand on y réfléchit après coup : certes, la façon dont nos héros débarquent chez les vikings est un peu tirée par les cheveux, mais, au vu de ce monde où le médiéval fantastique se mélange allègrement a la science-fiction pure et dure à la X Files qui plaira tant aux adeptes de paléocontacts avec des êtres venus d’ailleurs (bah, des gens comme moi), elle est, finalement, assez plausible. Mais le meilleur est à venir car les événements qui se déroulent chez nos amis vikings sont plus intéressants qu’il n’y parait : sous de faux airs pas enthousiasmants d’une prédiction a deux balles d’un côté et d’un méchant fourbe qui prend le pouvoir dans le village du sauveteur des personnages principaux, l’intrigue s’emballe pour aller très loin et sincèrement, j’ai pris énormément de plaisir à découvrir se scénario où se mêlent des éléments aussi variés qu’une énigme policière, un périlleux sauvetage chez des sauvages à effectuer ainsi que, paranormal oblige, quelques découvertes d’importance sur ses fameux Sylphes, leurs origines, leurs implications dans les affaires humaines mais aussi leurs moyens de transports dont je vous laisse le plaisir de la découverte. Ajoutez à cela les forts réussis dessins de François Miville-Dechêne, certes pas encore aussi bons que dans Reconquêtes mais tout de mêmes de bonne qualité et vous comprendrez pourquoi je commence à voir cette série d’un œil plus enthousiaste.

Certes, ne nous leurrons pas, comme je l’ai déjà dit, Millénaire ne s’est pas subitement mué en chef d’œuvre absolu de la BD et reste largement inférieur à une merveille comme, par exemple, Servitude dont je vous ai parlé du troisième tome il n’y a pas très longtemps. Mais même ainsi, même en reconnaissant les faiblesses de cette œuvre, ce côté un peu trop simpliste par moments, ses quelques raccourcis faciles, ses protagonistes ultrastéréotypés, Millénaire, en trois tomes, s’avère néanmoins être une fort agréable série qui joue énormément sur les mélanges des genres (ce qui en surprendra probablement plus d’un d’ailleurs) et qui possède un petit je ne sais pas trop quoi qui fait que je n’ai pas envie d’en dire du mal… surtout que cette série ne le mérite pas vraiment non plus. Alors oui, ce n’est pas le truc du siècle mais, si vous aimez certaines théories dites parallèles, si en vous dort une âme a la Fox Mulder et si l’Heroic Fantasy ne vous rebute pas, Millénaire pourra vous plaire. Quant à moi, je suis curieux de voir ce que donneront les deux derniers volumes de la série ? 

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