mardi 27 décembre 2011

MILLÉNAIRE : LES ÉVANGILES EMPOISONNÉS



MILLÉNAIRE : LES ÉVANGILES EMPOISONNÉS

Sur le chemin qui le ramène de la Norvège et du pays des trolls vers la Francie, Raedwald le Saxon se procure un manuscrit en araméen qui va se révéler être un document explosif pour l'Église sur les circonstances de la mort du Christ, et sur la lutte, déjà très ancienne, que se livrent l'Éternel et les Sylphes venues d'ailleurs. Pendant ce temps-là, à Paris, la population est sous le choc : des goules sanguinaires infestent depuis peu la Rive Gauche ! Mais le pire, c'est assurément la nouvelle que le riche marchand Flavius, chef de la communauté juive de la ville, serait impliqué dans une série d'enlèvements d'enfants... Raedwald soupçonne le complot derrière ces accusations, mais doit très rapidement trouver les véritables coupables s'il veut sauver Flavius. Une course s'engage alors entre l'esprit aiguisé de Raedwald et les talents de bourreau du comte Dagbert.

Mine de rien, cette année, j’aurais eu l’occasion de me procurer bon nombre de séries complètes, du moins, pour ce qui est des parutions, ainsi, que ce soit La brigade chimérique, Arawn, Servitude, Le Pape terrible et donc, ce Millénaire, l’année 2011 ( à quoi l’on pourra ajouter bien d’autres titres majeurs comme Portugal, le dernier volume de Requiem Chevalier Vampire ou le premier tome de Reconquêtes) pourrait presque être qualifier comme étant l’année de la bande dessinée, au point que j’en vienne à me demander comment faire mieux l’année prochaine, voir à me dire que cela sera tout bonnement impossible à faire aussi bien. Car entre la qualité des œuvres citées, indéniable et qui fait que mon choix à venir de « BD de l’année » ne sera pas facile à effectuer – et je n’ai plus que quelques petits jours pour me décider. Mais quelque part, tant mieux car à une époque où la production de bande dessinée marque les esprits particulièrement par le nombre très élevé d’œuvres proposées, il n’est pas toujours très facile de tiré le bon grain du faux ; au moins, cette fois ci, je ne me serais pas perdu inutilement et uniquement dans un titre aussi décevant et énervant que l’Histoire Secrète pour ne citer que le plus connus ; et pas forcément pour les bonnes raisons.

Et donc, parmi tous ces titres qui auront marqué indéniablement cette année 2011, il y a donc Millénaire, débuté il y a de cela quelques mois – à l’été dernier pour être plus précis – et dont les deux premiers tomes, certes sympathiques, ne m’avaient pas enthousiasmer outre mesure au point que finalement, je mettes un peu cette série de côté pour me consacrer à d’autres titres, avant d’y revenir, il y a peu, comme vous avez pu le voir dans la critique du troisième tome, L’haleine du diable, il y a de cela une dizaine de jours à peine. Et si vous vous souvenez de celle-ci (on ne sait jamais, je peux imaginer avoir des lecteurs de temps en temps), j’avais particulièrement apprécier la tournure que prenait les événements dans l’intrigue globale de la série et avait trouver, enfin, que l’intérêt de celle-ci, jusqu’ici, tout juste bon, décollait enfin pour atteindre peut être pas des sommets créatifs insoupçonnés, mais un fort agréable niveau que ne laissait pas spécialement espérer le premier tome.

Mais alors, qu’en est-il de ce quatrième – et pour le moment, avant dernier tome de la série – de Millénaire, intitulé Les évangiles empoisonnés ? Est-il sur la même ligné que son prédécesseur ou pas ? Bon, je dois être franc, j’ai toujours une nette préférence pour le troisième tome que je considère pour le moment comme étant le meilleur de la série, mais cela ne signifie pas que celui-ci ne soit pas bon, disons que l’intrigue de ce quatrième tome m’aura moins captivé que celle de son prédécesseur, et ce, d’un point de vue personnel (les gouts et les couleurs, comme on dit…). Pourtant, une fois de plus, le duo Richard Nolane et François Miville-Dechêne nous offre du très bon boulot, tant d’un point de vue scénaristique que graphique : ce moyen âge à la fois si proche et différent du nôtre – pour rappel, nous nageons dans un univers où des êtres venus d’ailleurs manipulent la destinée de l’humanité et où des créatures comme les goules ou le Kraken ne sont pas des légendes – et, en particulier dans ce tome, d’une saleté épouvantable (ah, tout de suite, c’est moins clinquant que dans les vieux films hollywoodiens) où les pires exactions sont commises – et ce tome fait fort sur ce point – afin d’assouvir des visées personnelles peu avouables. Ajoutez à cela les habituels complots des Sylphes (les mystérieux êtres venus d’ailleurs), qui remontent vraiment à très loin (et qui tourne un peu sur les origines du Christianisme) et sur lesquels l’on apprend encore quelques détails et le départ d’un personnage majeur de l’intrigue et vous obtiendrez au final un fort bon album, typique de la série, ni franchement meilleur ni plus mauvais que ses prédécesseurs et qui se lit assez bien dans l’ensemble, même si, pour être tout à fait juste, arrivé à ce point de la série (et comme en plus, le cinquième et dernier tome m’attends dans ma bibliothèque), le lecteur a surtout envie de découvrir comment finira tout cela… du moins, pour ce qui est du premier cycle. 

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