mercredi 28 décembre 2011

MES MEILLEURES AMIES



MES MEILLEURES AMIES

Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca, l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!

Oh la la, Feanor a encore frappé ! Après sa quête qui tournait à l’obsession des grands films (plus particulièrement pour la centième critique de la catégorie Cinéma) et après avoir longuement déblatérer sur le cinéma américain avec tout ce qu’il a de plus mauvais en soit – production de masse formatée pour le grand public, manichéisme, grands sentiments, scénarios sans surprises et insipides – voilà qu’il nous revient aujourd’hui avec ce qui pourrait parfaitement être l’exemple type de tout ce qu’il déteste ; de tout ce que je déteste car bien évidement, Feanor, c’est moi. Ainsi, après avoir touché le fond il y a de cela quelques mois avec le honteux 40 ans, toujours puceau (déjà le titre est tout un programme), voilà donc le tour de ces Mes meilleures amies, exemple typique de tout ce que l’on peut détester dans le septième art outre atlantique.

Mais avant d’aller plus loin, je me vois dans l’obligation de rétablir quelques vérités : ce film, si je l’ai vu, hier soir, c’est entièrement de ma faute. En effet, le choix de celui-ci m’incombe entièrement et d’ailleurs, quand j’ai pointé du doigt le DVD (et oui, en plus, je l’ai acheté, quand je vous dis que je suis fou) en plein centre commercial hier en fin d’après-midi, ma femme croyait sincèrement a une blague au départ, avant de se rendre compte que non, je ne plaisantais nullement. Mais alors, comment puis-je d’un côté, passé mon temps à dire du mal de ce genre de films et d’un autre, être capable de claquer vingt euros pour en voir un ? Passe encore un moment d’égarement, un soir où il n’y a rien à la télé, mais là, c’est un acte délibéré de ma part. Donc, parfaitement impardonnable. Et ben, deux choses : quand je parle de mon mépris de plus en plus fort pour le cinéma US, c’est de façon général mais surtout, en premier lieu, pour tout ce qui est films d’actions, polars et autres bouffonneries numériques, et deuxièmement, pour le manque flagrant de prise de risque scénaristique qui me navre. Cela n’empêche pas la patrie de l’Oncle Sam de nous livrer, de temps en temps, de forts bons films. Ensuite, j’ai toujours eu besoin, depuis des années, de regarder ce genre de films débiles, sans prise de tête, histoire de me vider l’esprit et, du coup, faire le grand écart entre le cinéma que j’aime vraiment (il suffit de jeter un œil à ma rubrique Cinéma pour en avoir un petit aperçu) et celui que je qualifierais de destiné à la détente (comme ce Mes meilleures amies) ne me dérange absolument pas ; du coup, sur ce blog, l’on passe allègrement du coq à l’âne entre, par exemple, Amours chiennes d’un côté et Les Tuche de l’autre.

Mais je parle, je parle, j’essaie de justifier la présence de Mes meilleures amies par ici mais je ne vous ais toujours pas dit ce que vaut véritablement ce film. Car finalement, c’est un petit peu le but de cet article a la base, non ? Et ben, comment dire, comme il fallait s’y attendre, si jamais l’envie vous prenait de regarder ce film, ne vous attendez pas à grand-chose (ah, ce n’était pas le cas, bien, je vois que vous avez tout compris) ; certes, l’on rigole bien, il y a quelques scènes particulièrement amusantes comme, par exemple, celle des toilettes dans la boutique de mariage ou celle de l’avion, même si le coté scato peu en dégouté et faire fuit  quelques-uns. De même, certains personnages et situations sont assez cocasses, cependant, je pense que ces Meilleures amies fait indéniablement parti de ce genre de films dont la bande annonce est meilleure que l’œuvre en elle-même : en effet, j’avais en mémoire une BA assez drôle et qui laissait entrevoir un contenu comique un peu plus fourni qu’au final car force est de constater que, premièrement, la bande annonce fut montée de telle façon que l’on s’attendait à voir certaines scènes qui ne vinrent jamais (et non, la mariée ne se fait pas renversée par une voiture) et que si vous vous attendiez à un rythme trépidant pour ce film, vous déchanterez assez rapidement. Mais bon, comme dirait l’autre, c’est de bonne guerre…

Au final, si ce Mes meilleures amies n’est pas forcément une bouse infâme, ce n’est pas non plus le film auquel je m’attendais ; certes, je n’en espérais pas grand-chose, mais le minimum auquel j’étais en droit d’attendre, et ben, celui-ci ne vint jamais. Alors, reste quelques scènes particulièrement cocasses et qui vous font franchement rire mais hélas, celles-ci sont si rares et accessoirement, noyées au milieu de tout un tas d’autres assez navrantes ou surnagent bons sentiments et ennuie flagrant que finalement, même avec la meilleure volonté du monde, même en essayant d’être très gentil, il vous sera impossible de ne pas pointer du doigt les (très) nombreux défauts d’un film qui promettait tout de même un chouia plus à la base. Personnellement, une belle petite déception !

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