vendredi 2 décembre 2011

LOS MACHUCAMBOS



LOS MACHUCAMBOS

Los Machucambos – Compilation années 60

  1. - Pepito (2:55)
  2. - La Bamba (3:52)
  3. - Cuando Calienta El Sol (2:51)
  4. - Perfidia (3:07)
  5. - Non Monsieur (2:19)
  6. - La Cucaracha (2:25)
  7. - La Mamma (3:32)
  8. - America (3:08)
  9. - Amor Amor (3:25)
  10. - Granada (3:09)
  11. - Adios (2:45)
  12. - Brazil (2:20)
  13. - Maria Elena (2:42)
  14. - Samba De Minha Terra (2:14)
  15. - Esperanza (2:33)
  16. - Teresita (2:04)

J’imagine très bien ce que vous pouvez penser en tombant sur cet article : « mais cette fois ci, ça y est, le père Feanor a perdu l’esprit ! », car bon, comment dire, il suffit de jeter un coup d’œil à la pochette du disque que je vous présente aujourd’hui, et surtout, le titre odieux de cette collection, Tendres années 60 (beurk, beurk et beurk) pour que le peu de crédibilité qui me restait encore parte définitivement en fumée. Et puis ce groupe, Los Machucambos, mais qu’est-ce que c’est que ce truc has been ? Un trio sud-américain de pacotille pour vieux nostalgiques de musique latino ? Et ben, au fait, c’est beaucoup plus compliquer que l’on pourrait le croire à première vue.

Tout d’abord, je vous avoue que j’ai moi aussi le plus grand mal avec cette pochette, mais bon, cela faisait pas mal de temps que je cherchais un disque de Los Machucambos et a un moment donné, c’était soit je mettais une fortune dans un truc correct (avec une pochette sympa), soit j’étais raisonnable et je me payais pour pas cher une excellente compilation de ce qui fut pour certains, aujourd’hui, plus que vieux, un excellent groupe. Evidemment, tout cela date énormément puisque Los Machucambos – du moins, le premier trio, le mythique – connu son heure de gloire dans les années 60, ce qui ne nous rajeunie décidément pas (surtout pour un gars né en 1974) et, pour être tout à fait franc, qui, de nos jours, se souvient encore d’eux ? Quelques derniers fans nostalgiques, encore vivants et qui ont précieusement conservés les 33 et 45 tours d’époque ? Quelques collectionneurs fous de la musique des années 60, tous genres confondus ? Mais aussi – et c’est mon cas – quelques personnes plus jeunes et qui connaissaient le groupe par le biais de leurs parents et de vieux disques – ou K7 – devenus mythiques avec le temps ? Car oui, pour moi, Los Machucambos, ce fut pendant des années une certaine K7 (j’aime parler d’objets du passé qui sont complétement anachroniques de nos jours et il me plait d’imaginer que bon nombre des plus jeunes d’entre nous doivent se demander à quoi ça ressemblait, ces fameuses K7) où, sur un fond jaune (déjà, ça partait mal), l’on voyait deux barbus hirsutes comme on n’en voyait tant à l’époque (début des années 80) et deux femmes aux cheveux longs, tous quatre très typés latino ; comme votre serviteur mais ceci est une autre histoire. Et ce groupe, Los Machucambos, je me les imaginais, pendant que mon père – entre autres délires comme Jean Ferrat, Brassens, Brel mais aussi divers Fados et chansons à boire (et oui) – les écoutais en boucle, revêtus d’espèces de ponchos a la Tintin et le temple du soleil tout en portant des chapeaux mexicains de circonstance, du moins, dans mon esprit d’enfant. Et forcement, très jeune, je les avais en sainte horreur – mais c’était quoi cette musique de latino a la noix ? – avant que, les années passant, vers la fin de mon adolescence, je me mette mois aussi (de mémoire, juste avant les Beatles) à écouter cette fameuse K7, mais aussi du Fado et autres musiques qui fleurtaient bon avec mes origines ; puis, ce fut le trou noir.

Depuis quelques mois, comme je l’ai déjà signalé sur ce blog, j’ai un gros coup de nostalgie – à saudade portugaise – pour mes jeunes années et plus particulièrement pour la musique que, contraint et forcé, j’écoutais alors. Et curieusement, de tout cela, c’est Los Machucambos que je préfère et, depuis la rentrée scolaire, je dois avouer que je ne me lasse pas d’écouter leurs vieux titres. Mais ce regain d’intérêt pour mes jeunes années m’aura appris des choses sur le groupe puisqu’en effet, cette fameuse compilation perdue (celle au fond jaune) m’avait pendant longtemps induis en erreur sur la composition des membres du groupe : si les deux barbus (qui ne l’étaient pas au départ), l’espagnol, Rafael Gayoso et l’italien Romano Zanotti sont des membres fondateurs, les deux chanteuses, elles, ne sont venus que bien plus tard puisque, les tous premiers Machucambos avaient pour chanteuse l’inoubliable et merveilleuse Julia Cortés. Et c’est justement vers ce premier trio, l’original donc du groupe, que je me suis tourné, regardant et réécoutant en boucle, sur You tube, de vieilles vidéos de l’époque : Pepito, La Cucaracha, Cuando Calienta El Sol, Granada et le sublime Perfidia. Tant de chansons oubliées pendant tant d’années et que je retrouvais donc avec plaisir, ne me lassant de voir et revoir – comme mon père en son temps pouvais écouter sa vieille K7 – les vidéos du groupe.

Et des vidéos, donc, il n’y eut qu’un pas pour me procurer, finalement, une compilation de ce fameux trio initial, de ce groupe dont les succès, finalement, n’étaient que des reprises de chansons traditionnelles d’Amérique latine, mais des reprises sublimées par la voix de la regrettée (elle nous a quittés fin 2008) et magnifique chanteuse que fut Julia Cortés. Et si, les vidéos m’avaient rappelé pas mal de bons souvenirs, l’écoute de cette compilation (finalement, je m’en moque que la pochette ait un titre aussi horrible) m’en aura rappelé d’autres comme Amor Amor, Brazil, Esperanza mais aussi et surtout ce sublime titre qu’est La Mamma. Alors oui, mille fois oui, la nostalgie a décidément du bon, et si, aujourd’hui, les plus jeunes trouveront ringard un tel disque, un tel groupe et un tel genre musical, et ben tant pis ; après tout, s’ils n’aiment pas, c’est leur problème. Quant à moi, je m’en retourne réécouter mes bons vieux Machucambos ; saudade, saudade…

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