mardi 13 décembre 2011

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°57 : Louis XIV admiré et contesté



Après nous avoir entrainer, lors de la dernière rentrée, dans les fameux imprévus qui parsèment l’histoire et qui lui donnent tout son piquant puis, en octobre dernier, nous avoir livrer un excellent hors-série consacré à la Guerre de Sécession, nous la présentant sous un jour nouveau, fort éloigné de l’habituel, fortement manichéen et rempli de culture yankee, voici qu’en cette fin d’année 2011, l’une des meilleures revues spécialisées dans l’histoire du paysage français nous revient avec en fer de lance de ce numéro, celui qui fut probablement le plus grand roi de notre beau pays, je veux bien évidement parler de Louis XIV :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°57 : Louis XIV admiré et contesté
Novembre, décembre 2011

Au sommaire :

Louis XIV admiré et contesté
  • La prise de pouvoir du jeune roi : 1661
  • Une chronologie : 1638-1715
  • L’alternative d’une autre monarchie
  • Versailles, le palais du soleil
  • Au temps des « trois reines »
  • Un roi de guerre
  • L’essor économique du règne
  • La révocation de l’édit de Nantes
  • Une tragique fin de règne
  • Louis XIV vu d’Allemagne 

  • Editorial : Sur la grandeur et la gloire
  • Une nouvelle histoire de Vichy – Entretient avec Michèle Cointet
  • Le génocide vendéen – Révélations explosives
  • Les néo-robespierristes et le mémoricide de la Vendée
  • Lucien Jerphagnon, l’historien qui incarnait l’Antiquité
  • Pompéi, le miroir romain
  • Marie Stuart, une reine infortunée
  • Mort de Clovis, 1500e anniversaire
  • Bernard Lugan : Décolonisez l’Afrique !
  • Une grande figure européenne : Otto de Habsbourg

Bon, je ne vais pas revenir pour la énième fois sur ce que je pense de La Nouvelle Revue de l’Histoire ; à maintes reprises, dans de nombreux billets, j’ai pu vous dire tout le bien que je pensais de ce bimensuel et ce, malgré le fait que je ne partage pas toutes les idées qui y sont développées mais aussi, malgré le fait que parfois, certains sujets ont tendance à revenir un peu trop souvent selon moi (qui a dit l’entre-deux guerres, le second conflit mondial ?). Bref, vous l’avez compris, je suis un fidèle lecteur de la NRH.  Du coup, c’est toujours avec une grande impatience que j’attends les nouveaux numéros de celle-ci et autant, parfois, en découvrant les nouveaux sujets, je me réjouis à l’avance de la lecture à venir, autant, parfois aussi, ce n’est pas vraiment ça. Or, ce mois-ci, le sujet principal de la NRH était consacré, donc, à Louis XIV et en toute sincérité, je dois vous l’avouer, je n’ai pas esquissé le moindre sourire en le découvrant. C’est que, comment dire, notre ami Louis le quatorzième du nom, on a l’impression de le connaitre par cœur depuis le temps ; il faut dire que l’animal (si vous me permettez l’expression) est tout bonnement considérer comme étant l’un des plus grands rois, si ce n’est le plus grand monarque que la France ait connu. Du coup, auréolé d’un tel prestige qui dépasse allègrement les frontières du pays, il n’est nul besoin d’être un féru d’histoire pour en savoir suffisamment sur le roi soleil : il suffit de se souvenir de la place qu’il occupe dans les programmes scolaires pour s’en convaincre. Or, le problème avec de telles figures historiques – c’est du pareil au même avec Napoléon – c’est qu’au bout d’un moment, et a moindre d’être un fanatique du personnage, on finit par se lasser et donc, comment vouliez-vous que je réagisse en découvrant que le cinquante septième numéro de la NRH était consacré à notre bon vieux Louis XIV ?

Et pourtant, le dossier est de qualité, je ne le nie pas. Certes, la partie sur Versailles qui me semble un peu partir dans tous les sens m’aura dérouté mais le reste est de très bonne facture, en particulier les articles qui remettent en question des idées convenues sur Louis XIV : son gout immodéré pour la guerre (finalement, pas plus qu’un autre) et son bilan économique (pas aussi désastreux que l’on pourrait le penser même si tout ne fut pas si rose). De même, il est intéressant de revenir sur la révocation de l’édit de Nantes tandis que la partie consacrée à la triste fin de règne de Louis XIV (en quelques années, il perd toute sa famille !) est assez touchante et humanise, en quelque sorte, cette figure sacrée qui se faisait surnommé le roi soleil. Petite cerise sur le gâteau : NRH oblige, nous avons droit à la vision des allemands sur Louis XIV, mais aussi, sur les conséquences à venir de ses choix politiques ; assez pertinent, je dois le reconnaitre.

Au final, et malgré un apriori assez fort au départ, j’ai particulièrement apprécié ce cinquante septième numéro de La Nouvelle Revue de l’Histoire : certes, le sujet du dossier principal n’était pas original pour un sous mais la qualité est venu rehausser l’intérêt de l’ensemble, ce qui est une bonne nouvelle. Si l’on ajoute à cela un excellent article consacré à une figure peu connue ici en France, la reine Marie Stuart (et qui, accessoirement, aurait parfaitement mérité un numéro complet) ainsi que des révélations sur l’un des plus gros squelettes cachés dans le placard de l’histoire de France, je veux parler des massacres en Vendée pendant la révolution (mais pourquoi ne pas en parler ouvertement de nos jours, deux cent ans plus tard ?), on se retrouve au final avec un bon numéro de la NRH qui conclut en beauté cette fin d’année. 

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