mardi 15 novembre 2011

FULL METAL JACKET


FULL METAL JACKET

En Caroline du Sud, de jeunes marines font leur apprentissage dans un camp militaire instruit par un impitoyable sergent. Huit semaines en état de choc au bout desquelles, Guignol, La brute, Baleine, Blackboule, Cowboy et bien d'autres sont devenus des machines à obéir sans sourciller, des machines à tuer. Envoyés au Vietnam, le groupe participe alors à la Grande Offensive du Têt.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est a l’âge de trente sept ans que j’aurais vu pour la toute première fois le légendaire – a en croire les critiques plus qu’élogieuses a son égard – Full Metal Jacket du non moins cultissime Stanley Kubrick. Et oui, trente sept ans, ce qui, pour quelqu’un qui se dit aimer le cinéma, peut paraître osé quand on y pense bien. Pourtant, a la base, j’étais persuader que je l’avais déjà vu du temps désormais lointain de mon adolescence mais en fait, en regardant sa rediffusion hier soir sur ARTE, j’ai put constater que je devais confondre avec Apocalypse Now (et encore, pas en entier) voir même Platoon (lui aussi, il m’aura fallut le temps, voir ici), bref, qu’en fait, je ne m’étais pas encore attaquer a ce qui est considérer par beaucoup, comme un chef d’œuvre du septième art. Bien entendu, arrivé a ce point de mon billet, certains parmi vous me railleront avec dédains : « c’est quoi ce cinéphile a la noix !? » mais le pire est encore à venir et, accessoirement, les insultes vont tomber.

En effet, comment dire, et ben, je n’ai trouvé aucun intérêt a Full Metal Jacket. Voila, j’ai osé le dire et je m’attends désormais à être foudroyer sur place par les dieux du cinéma et par tous les amoureux de ce film qui ont installé celui-ci sur un piédestal depuis sortie, il y a prêt de vingt cinq ans. Mais franchement, j’ai eu beau faire des efforts en le regardant jusqu’au bout, j’ai eu beau essayer de m’intéresser au scénario, aux personnages et j’ai même put constater que certaines scènes – comme celle où Baleine disjoncte, tue son sergent et se suicide ainsi que le combat final contre le sniper Viet – méritaient le détour, cela ne m’a pas empêcher de trouver que tout cela ne méritait pas l’ensemble des éloges que l’on peut trouver a droite et a gauche, lorsque l’on lit les avis et les critiques – bien nombreuses – sur ce film. Certes, après avoir dit cela, l’on pourra me rétorquer que je n’ai que des gouts de chiotte, que je ne connais rien au cinéma et que je ne sais pas reconnaître un chef d’œuvre à sa juste valeur ; certains iront plus loin probablement, en me considérant comme un pauvre beauf inculte mais peu importe, selon moi – et c’est mon avis, que cela plaise ou non – Full Metal Jacket est tout sauf un chef d’œuvre !

Franchement, déjà, avec Platoon, j’avais été loin d’être enthousiaste mais au moins, l’intrigue de celui-ci m’avait un minimum captivé ; là, ce ne fut pas le cas, a aucun moment : la première partie, avec le sergent instructeur passe encore (j’ai fais mon service militaire et je sais que ce genre d’individus, dans l’armée, existe) mais même ainsi, c’est loin d’être franchement passionnant puisque, a part voir le sergent débiter un flot d’insanités en permanence, il n’y a pas grand-chose. L’on me rétorquera qu’il y a le cas Baleine ; certes, je ne le nie pas, mais même ainsi, je ne l’ai pas trouver si extraordinaire que certains ont put l’affirmer, le pire étant, selon moi, la scène où il disjoncte, prend son arme et abat le sergent : surjouée au possible, Vincent D'Onofrio, l’acteur, en fait des tonnes avec son regard bovin et, du coup, celle-ci m’a plus fait rire qu’autre chose, ce qui est un comble. De plus, elle est sans surprise, mais le pire est à venir parce qu’ensuite, une fois arrivé au Vietnam (enfin, des palmiers sont la pour nous le rappeler), l’on a droit a tous les poncifs du genre : des officiers littéralement incompétents, parfois obtus, parfois planqués, parfois les deux a la fois, des fous de la gâchette – le débile profond de la scène de l’hélicoptère, le Rambo du pauvre ensuite – comme tout film de guerre se doit de posséder, des scènes de sacrifice d’une profonde stupidité où chacun son tour, on part se faire canarder par un sniper et un personnage principal, en VF, surnommé Guignol, que j’ai eu envie de baffer tout au long du film avec son symbole de paix porté en badge et son inscription « Born to Kill » écrite sur son casque ; même lui s’est perdu dans sa tentative d’explication de cette dualité dans l’une des scènes les plus navrantes du film. Et puis, le final qui m’a laisser froid, quand le sniper est mourant et que Guignol répète comme un disque rayer : « on ne peut pas la laisser la » ; arriver a ce moment la, j’ai eu envie que le bourrin le laisse lui sur le carreau tellement il m’a exaspérer, mais non, même pas, je n’ai pas eu droit a ce petit plaisir simple.

Franchement, je sais pertinemment que cette critique ne plaira pas a tout le monde, j’ai put constater, sur Allo Ciné, que le peux de personnes qui avaient émis un avis négatif en avaient entendu des vertes et des pas mures ; ce sera peut être mon cas, ou non, mais cela importe peu car finalement, la question qui se pose est la suivante : a-t-on le droit d’avoir un avis contraire a celui de la majorité ? Personnellement, je dis oui. Full Metal Jacket est porté aux nues par bon nombre de personnes, grand bien leur fasse, c’est leurs droits et leurs gouts ; pour moi, je le trouve trop surestimé, ennuyeux, trop stéréotyper, en un mot comme en cents, mauvais. Quand aux films antimilitaristes, je préférerais mille fois La ligne rouge de Terrence Malick et quitte a se taper un Kubrick, autant en rester a ce véritable petit bijou du septième art qu’est Les sentiers de la gloire, celui la, c’est la grande classe !

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