lundi 14 novembre 2011

BROTHERS


BROTHERS

Sam & Grace forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles. Sam est envoyé par l'ONU en mission à l'étranger et confie à Tommy, son frère tout juste sorti de prison, le soin de s'occuper de sa famille. Lorsque Sam est porté disparu et présumé mort, Tommy et Grace se rapprochent contre toute attente. C'est alors que Sam revient du front...

Indéniablement, Brothers fait, selon moi, partit de ce genre de films qui, de part son synopsis, ses acteurs ainsi que par la toile de fond du scénario et les sujets abordés, aurait put, aurait dut être bien meilleur que ce bien pauvre résultat final. Bien évidement, commencer de la sorte, en faisant état de ma déception, ne me fera pas que des amis, en premier lieu desquels, ceux qui ont apprécié cette œuvre, cependant, pourquoi aurais-je tourné cent sept ans autour du pot avant de dévoiler mon ressentit ? Pourquoi aurais-je dut analyser ce film, chose dont je n’avais pas forcement envie, avant de conclure que, finalement, celui-ci ne m’avait pas franchement emballé ? Certes, j’aurais put agir ainsi, cela aurait même été préférable d’ailleurs ; mais bon, parfois, entre la fatigue et le manque de temps, je préfère m’investir dans une bonne critique quand j’estime que cela vaut le coup. J’espère que les amoureux de ce film sauront me pardonner.

Quoi qu’il en soit, force est de constater que de prime abord, on ne pourra pas dire que le synopsis de base de ce Brothers soit d’une flagrante originalité : un triangle amoureux avec deux frères comme rivaux pour la même femme, franchement, c’est du vu et du revu ; ajoutez a cela le fait que celle-ci, au départ, déteste cordialement son beau frère (normal, avant l’amour, il y a la haine) puis que le mari, porté disparu et laisser pour mort, refasse sa réapparition quand il ne fallait pas et vous obtiendrez un scénario assez convenu qui ne surprendra pas grand monde. Enfin, bon, même ainsi, cela aurait put marcher ne serais ce que par le simple fait que bien souvent, quand on y réfléchit, la majeure partie des scénarios des films sont souvent du vu et du revu, non ? D’ailleurs, pour être tout a fait franc, cela commençait plutôt pas mal : entre ce frère, militaire, adoré de sa famille (Tobey Maguire) et porté aux nues par son père, ancien militaire lui aussi tandis que l’autre, petit voyou et brebis galeuse de la famille (Jake Gyllenhaal), est en permanence rabaissé et comparé a l’incomparable réussite de son frangin par un père (Sam Shepard) franchement pas malin sur le coup, force est de constater que, a mes yeux, Brothers débutait fort bien. Le problème, c’est que pour moi, ce qui m’intéressa dans ce film, ce fut justement ce lien entre le père et ses fils, pas assez aboutit et exploré selon moi, l’histoire d’amour passant presque du coup au second plan. Pourtant les amis, dans le rôle féminin, il y avait Natalie Portman, l’une de mes actrices préférées, ce qui aurait dut être un bon point pour Brothers, or, malgré son talent, indéniable, malgré sa présence a l’écran, et ben, j’ai été loin de la trouver transcendante. Mais il y avait pire selon moi : la présence de tête a claques, euh pardon, de Tobey Maguire. Je suis sincèrement désolé pour tous ceux qui apprécient cet acteur, mais décidément, je ne peux pas le supporter ; quoi qu’il fasse, quelle que soit ses rôles, je n’accroche absolument pas, cela n’a rien à voir avec ses talents d’acteur, c’est physique, tout bonnement. Du coup, quand je le vois dans un film, je n’ai qu’une seule envie : le claquer justement, d’où le surnom que je lui ai trouvé : Tête a claques. Certes, j’entends déjà des hurlements voir même quelques insultes a mon encontre, mais que voulez vous, quand on n’aime pas quelqu’un, bah, on n’aime pas, et avec lui, je n’arrive pas à faire la part des choses. Et comme en plus, c’est lui qui se tape le rôle du militaire borné et obéissant – bref, du frère chiant – tandis qu’en face, Jake Gyllenhaal brille de mille feux dans son rôle de mouton noir, bah, franchement, du coup, j’ai encore plus envie de le baffer. Et pourtant, ne suis-je pas trop dur à son encontre ? Tête à claques, euh pardon, Spiderman, euh non, Tobey Maguire est plutôt pas mal dans son registre, en particulier après son retour de captivité d’Afghanistan (un conseil, n’y partez pas en vacances) où il pete littéralement les plombs. Mais bon, que voulez vous, quand on ne peut pas, bah, on ne peut pas.

Surtout que mon problème vis-à-vis de ce Brothers n’est pas dut uniquement a la présence de Tobey Maguire : comme je vous l’ai déjà dit, j’aurais aimé que la relation père/fils soit bien plus développée, surtout que ce vieux renard de Sam Shepard est franchement excellent dans son rôle de vieux patriarche obtus et borné, et pas psychologue pour un sous ; ensuite, mon impression est que l’histoire ne décolle pas vraiment, que cela manque un peu trop de temps forts et que – mais ce n’est que mon avis – les quelques rares scènes marquantes comme le retour du frangin laissé pour mort ou celle du repas de famille où l’une des petites pete littéralement les plombs manquent un peu de souffle : c’est bien mais cela aurait put être mieux, comme tout le film finalement. Ajoutez a cela un final un peu obscur, où l’on reste un peu sur notre faim (eh, Natalie, mais largue ce con de Spiderman et tape toi une bonne fois pour toutes la brebis galeuse, il y a la classe lui… ou alors, elle a vu Brokeback Mountain et a des doutes sur la sexualité de Jake Gyllenhaal !?) et l’Afghanistan qui me gonfle autant de nos jours que le Vietnam en son temps et vous comprendrez tout ce que je n’ai pas apprécier dans cette œuvre. Bien évidement, cette critique est probablement injuste a l’encontre de Brothers, je ne le nie pas : plus de mauvaise foi et de parti pris que dans celle-ci, j’ai rarement fait pire. Pourtant, malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de me dire que ce film, avec quelques réajustements, aurait put être bien meilleur ?

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