samedi 1 octobre 2011

MILLÉNAIRE : LE SQUELETTE DES ANGES


MILLÉNAIRE : LE SQUELETTE DES ANGES

Rome 998, le pape Clément V vient d'être assassiné par son successeur, Vladimir le Dalmate. Le conseiller de ce dernier découvre dans les archives une missive du roi d'Angleterre informant Sa Sainteté qu'il détient un document secret susceptible de révéler la cachette de deux crânes d'anges mis à l'abri par Saint Pierre... En échange de sa protection et d'un titre de propriété sur 50 squelettes de martyrs romains, le pape Vladimir propose au dénommé Raedwald de retrouver ces deux précieuses reliques. Et bien que doutant de la véracité de cette histoire, Raedwald accepte de relever le défi et prend la route pour Londres, avec son fidèle compagnon Arnulf, afin d'y rencontrer le roi. Dans un monde où le surnaturel se fait rôdeur, un thriller historique dans lequel règnent goules et créatures malfaisantes.

Au tout début du mois d’aout dernier (ah, c’était le bon temps, c’était les vacances), je vous avais proposé sur ce blog la critique du premier tome d’un cycle moyenâgeux-fantastique : Millénaire. Œuvre de, au scénario, l’expert en paranormal, Richard D Nolane (dont j’ai lu pas mal de livres il y a de cela, ouh, prêt de vingt ans) que je retrouvais donc avec plaisir, et, aux dessins, du fort talentueux François Miville-Dechêne, que j’avais découvert quelques semaines auparavant, dans l’exceptionnel premier tome d’une toute nouvelle bande dessinée, Reconquêtes, je dois avouer que celle-ci m’enthousiasmait fortement de part le synopsis proposé – un moyen-âge fantastique, certes, mais où des êtres venus du ciel n’en étaient pas moins présents, et la, c’est moins commun – ainsi que, bien évidement, de part ses auteurs, et que, du coup, j’avais hâte de la lire. Pourtant, à mon grand regret, je n’avais pas été emballé plus que cela par ce premier tome, Les chiens de Dieu. Etais ce le fait que vu que j’en attendais tellement, le résultat, loin d’être à la hauteur de mes espérances, m’avait déçu, probablement ? Mais quoi qu’il en soit, malgré des qualités indéniables dont je vous avais alors parlé, et sans non plus que ce premier tome soit une bouse infâme (cela serait tout simplement faux), Les chiens de Dieu avaient été bien trop moyens a mon gout et m’avaient donc laissé avec un petit gout de déception.

Cependant, avec l’expérience des choses dut a un âge qui s’approche dangereusement du seuil fatidique des quarante (bigre, encore trois ans !) qui fait que, parfois, ce qui commence mal finis bien et inversement, mais aussi, que qui dit cycle, dit forcement qu’il faut peut être mieux le lire dans son intégralité pour pouvoir véritablement le juger, je n’avais pas perdu tout espoir quant a cette série et qu’une fois de plus, je plaçais pas mal d’espoirs dans ce fameux deuxième tome intitulé mystérieusement : Le squelette des anges (bigre, tout un programme). Bien évidement, échaudé par son prédécesseur, j’étais méfiant, mais, pour les auteurs, pour le synopsis de cette histoire (forcement, comment un mec qui croit encore qu’effectivement, il y a eu, au cours de l’histoire, ce que l’on appelle des contacts avec des êtres venus du ciel ne peut pas aimer Millénaire ?) mais aussi, tout simplement, parce que tout de même, ce premier tome n’était pas si mauvais que cela, j’avais garder une once d’espoir pour la suite. Ainsi, quand je me le suis procurer hier et que, fort tard dans la soirée, je me suis plonger dans les premières pages, je dois avouer que j’étais impatient de voir ce que tout cela allait donner.

Et bien, comment dire ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? Mouais, c’est peut-être un peu exagérer mais je pense que c’est ce qui qualifie le mieux mon ressenti suite a la lecture du second tome de Millénaire. Evidement, mes doutes quand a cette série n’avaient pas entièrement disparus, évidement, je me disais que je risquais de connaître une mauvaise surprise, évidement, je me disais qu’au mieux, Le squelette des anges serait comme son prédécesseur : tout juste une agréable lecture – et encore – sans plus. Mais bon, j’avais ce fichu espoir, je me disais que l’intrigue allait enfin décollée, qu’il y allait un peu de souffle épique dans tout cela, que la brute épaisse qui sert de compagnon au héros allait peut être prendre un peu de consistance, que l’arrivée d’un personnage féminin pouvait être un élément intéressant ? Que nenni, bien au contraire ! Tenez, un exemple avec ce fameux personnage féminin : je m’attendais a une femme forte – et son apparition le laissait présager fortement – qui allait apporter du punch a un duo de héros décidément bien maussade, or, ce ne fut pas le cas, celle-ci n’étant finalement que l’archétype habituel de la Fantasy a papa ; en moins de deux, elle succombe au charme ravageur du héros, se donne a lui, et, femme oblige, se fait bien évidement capturer afin que celui-ci puisse aller la secourir. Bigre, que de poncifs, que de lieux communs, comment mon cher Richard D Nolane a put se fourvoyer en nous proposant un personnage aussi inintéressant au possible ? Remarquez, c’était déjà ce qu’il avait fait pour ce sacré « Bud Spencer » du pauvre ; et par charité, chrétienne – série oblige – on évitera de citer les « méchants » de l’histoire dont le charisme ne vole pas bien haut non plus. Nolane a-t-il du mal à créer des protagonistes intéressants ? Je commence sincèrement à le croire. De même, tout cela manque cruellement d’intensité pour que l’on puisse véritablement être captivé par le récit. Pourtant, tout n’est pas a jeter dans ce deuxième volume de la série : indéniablement, le fond est intéressant au possible, et rien que pour le fait que cela nous change de la Fantasy commerciale habituelle, il faut louer l’idée. Mais la forme, elle…

Au final, on se retrouve donc avec un second tome qui possède les mêmes qualités et défaut que précédemment et donc, ce n’est ni complètement mauvais, ni franchement bon, l’ensemble naviguant, hélas, dans une moyenne qui ne suffit pas à captiver entièrement le lecteur. Pourtant, Le squelette des anges possède quelques bons moments et de fort belles trouvailles comme cette recherche des restes des anges responsables de la destruction de Sodome et Gomorrhe ou bien ces fameux Sylphes, véritables êtres venus d’ailleurs et qui dirigent en sous main l’humanité comme je les aime. Bien évidement, il faut également savoir relativiser : dans l’ensemble, malgré mes critiques, Millénaire reste tout de même une série intéressante et qui pourra plaire aux amateurs du genre. Bien évidement, je suis assez dur vis-à-vis de celle-ci de part mes propres gouts et exigences, cependant, malgré le fait que ces deux premiers tomes aient été loin de m’emballer, même si j’ai été un peu déçu par tout cela, je n’en reste pas moins encore optimiste pour la suite. Ais-je tort ? L’avenir me le dira.

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