dimanche 30 octobre 2011

LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE


LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

Indéniablement, il était certain que Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne était tout simplement le film (d’animation certes mais peu importe) le plus attendu de cette année 2011, et quoi que l’on puisse me dire, quelques soient les arguments de chacun, on ne me fera pas changer d’avis sur ce point qui me semble, pour commencer, de prime importance. D’ailleurs, c’était quand la dernière fois que le monde entier ou presque (même plus qu’avec Tintin car bon, comment dire, Tintin aux USA, ce n’est pas vraiment ca) retenait son souffle devant une adaptation cinématographique ? Je vous le donne dans le mille, c’était il y environ une décennie, avec le premier volet du Seigneur des Anneaux (tient, Peter Jackson était déjà là), autre œuvre juger pendant longtemps comme étant inadaptable sur grand écran. Car que l’on ne s’y trompe pas, lorsqu’un réalisateur, quel qu’il soit, s’attaque a un monument dans ce genre, il sait qu’il aura a faire a un public bien plus difficile qu’a l’ordinaire, un public qui ne lui pardonnera rien : les fans. Ainsi donc, qu’ils aient sept ou soixante dix sept ans comme l’on disait autrefois, ces fans (mêmes s’ils semblent moins nombreux qu’autrefois) attendaient, entre craintes et espoirs, ce que Steven Spielberg et Peter Jackson allaient faire de ce qui étaient pour eux un véritable monument, une statue posée sur un piédestal depuis leur plus tendre enfance, je veux bien évidement parler de Tintin. Et je dois vous avouer, puisque j’en fais parti (de ces fans) que j’étais loin, très loin même d’être optimiste.

Avant toute chose, comment ne pas revenir sur ce que représente Tintin a mes yeux ? Bien évidement, au cours des quelques critiques de ses albums publiées sur ce blog, je me suis déjà épancher sur le sujet, vous racontant ma rencontre avec le plus célèbre des reporters (même si on ne le voit pas souvent travailler par ailleurs), datant de mes sept ans environ avec l’acquisition de mon tout premier album : Les cigares du Pharaon. D’une collection que j’ai compléter, au fil des ans, que j’ai lu dans son intégralité, maintes et maintes fois, que j’ai donner, a un moment donné (j’ai l’habitude de ce genre de stupidités) et que, forcement, je reconstitue, petit a petit, car Tintin, depuis ma plus tendre enfance, et même si, avec un regard plus adulte et plus cynique, une partie du rêve s’est envolée a jamais, a toujours été l’un de mes plus fidèles compagnons d’aventure, un personnage, un univers qui m’aura fait rêver, qui m’aura donner envie de partir moi aussi a l’aventure et dont je suis fier, désormais, de passer le relais a mes enfants, pour que eux aussi, comme moi qui ait fait partie de cette génération d’avant les consoles de jeux, prennent du plaisir a la lecture des nombreuses aventures du petit reporter belge. Alors forcement, au vu de ce que Tintin représentait pour moi, comment vouliez vous que je n’ai pas peur du résultat final de cette adaptation cinématographique, comment ne pouvais-je pas craindre d’être cruellement déçu, d’ailleurs, je ne m’en cache pas, je m’y attendais bel et bien. Surtout que certains éléments ne jouaient pas en la faveur du film : tout d’abord, une fois passé les toutes premières photos, enthousiasmantes, les quelques extraits, par la suite, m’avaient laissé une impression assez mitiger ; de même, le fait que le sieur Spielberg ait mélanger trois albums – Le secret de la Licorne, Le trésor de Rackham le Rouge et Le crabe aux pinces d’or – pour en faire une histoire originale ne me plaisait guère : n’y voyant pas forcement l’intérêt, mes craintes ne faisaient qu’augmenter au point que je m’attendais au plantage de ce début de millénaire, tout bonnement !

Du coup, hier, quand je me suis installer sur mon siège devant le grand écran, en compagnie de ma femme et de mes enfants, je dois avouer que je n’en menait pas large et que, avant même que le film ne débute, j’étais déjà déçu… Or, dès le générique, véritable petit clin d’œil a l’ensemble de l’univers de la BD et par ailleurs, fort bien réaliser, mon intérêt s’est éveiller, puis, sans transition, un visage connu de tous les amateurs, celui de Hergé, ici en peintre de rue croquant le portrait de… je vous le donne dans le mille, Tintin bien évidement ; et là, les premières images de celui-ci, des décors m’ont fait changer d’avis : oui, sur ce point, il n’y avait rien a dire, les équipes de Spielberg avaient fait de l’excellent boulot et mes premières impressions, peu optimistes, s’étaient envolées. Avec ce visuel époustouflant, les couleurs et les images magnifiques, cette ligne claire respectée, les tronches des personnages, les décors géniaux, il m’était difficile de ne pas accrocher et j’avais bel et bien l’impression de voir s’animer tout un univers que je ne connaissais, jusque là, que par le biais de la bande dessinée. D’ailleurs, prenez les protagonistes : bien remaniés et assez fidèles à l'esprit de la bande dessinée, je n’ai pas tiqué quand au fait que les Dupontds soient grassouillets, et ce, contrairement a pas mal d’avis négatifs sur la chose et j’ajouterais une petite mention spéciale au Tintin qui arrive malgré qu'il soit lisse arrive à être attachant ; assez réussi car comme dans la bande dessinée il n'a pas vraiment d'âge et apparaît comme asexué, ce qui permet de vraiment s'identifier à lui. Et ça mine de rien avec de la performance capture ce n’était pas forcement gagné. Ajoutez à cela une première partie tout bonnement époustouflante et une musique prenante au possible, les nombreux « sapristi » de Tintin, propre au personnage et j’en étais presque a me dire que finalement, cette adaptation des Aventures de Tintin n’était pas si mal que ca.

Hélas, tout ne fut pas parfait, loin de la : déjà, mais j’en ai déjà parlé, le fait de mélanger trois histoires n’est pas passé a mes yeux ; a la rigueur, le dytique Le secret de la Licorne, Le trésor de Rackham le Rouge, je peux comprendre puisque les deux albums se suivent, mais que vient faire Le crabe aux pinces d’or la dedans ? Expliquer aux américains comment Tintin a fait la rencontre du Capitaine Haddock ? Pour moi, cela gâche fortement l’ensemble. Ensuite, dans la même veine : pourquoi la Castafiore ? Que vient-elle donc faire la dedans, surtout pour un rôle a la limite du ridicule avec cette scène où elle brise le verre. Et puis, il y a le personnage de Sakharine pas du tout ressemblant, et bien sûr cette idée de filiation avec Rackham le Rouge que j’ai trouvé franchement pas terrible et trop simpliste. Mais le pire est à venir, malheureusement car après tout, cela pouvait encore passer pour de simples détails mais le gros défaut de ces Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne, c’est l’américanisation à outrance de l’ensemble : entre le dialogue d’une mièvrerie navrante où Haddock remotive Tintin, les scènes d'actions beaucoup trop exagérées si bien que l'aspect « aventure » y perd toute sa substance comme, par exemple, la chute de l’avion avec le whisky « organique » comme si ils étaient sur la lune, le plan-séquence sidecar/poursuite du faucon absolument illisible et fatigant à suivre avec le barrage qui explose et le tank – sorti d’ont ne sais où – et l’hôtel détruit qui se baladent joyeusement en ville, on atteint des sommets de grand guignolesque navrant au possible. Mais le pire est encore à venir : le fameux combat de grues dans les docks, digne d’un affrontement de méchas, ridicule au possible et qui porte un coup gravissime a la crédibilité de l’ensemble et ternir, indéniablement, ce qui aurait put être une superbe adaptation.

Alors oui, hélas, je n’aurais pas été entièrement conquis par ces Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne, la faute a bien trop de défauts, en particulier dans la seconde partie du film, qui ont ternies une adaptation qui avait pourtant bien commencé. Pourtant, et curieusement même, j’éprouvais tellement de craintes avant coup, j’avais tellement peur d’être déçu par ce film qu’au final, si je n’ai pas été entièrement conquis, j’ai tout de même été assez surpris par la positive. Bien évidement, tout cela aurait put être bien mieux, je ne le nie pas et d’ailleurs, je le regrette, mais je me connais et quand je n’attends rien de quelque chose, bah, même si c’est moyen au final, ca me dérange moins que si j’en attendais monts et merveilles. Du coup, que dire de ces Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne ? Sincèrement, c’est difficile : certes, techniquement parlant, il n’y a rien à dire (quoi que franchement, on aurait put se passer de la 3D) et, tant l’univers que les personnages de Tintin sont bien respectées. Reste le problème de l’américanisation du tout – en particulier dans la seconde partie du film – qui aura gâché l’ensemble. Personnellement, vu que je m’attendais a pire, j’aurais tout de même passé un bon moment mais le plus important dans tout cela, finalement, c’est qu’en constatant que mes enfants s’étaient tellement amuser pendant le film, je n’ai pas put m’empêcher de me dire qu’eux aussi, comme moi en mon temps, pourront devenir de nouveaux fans du reporter a la houppette. Espérons juste qu’ils accrocheront a la version papier, forcement moins spectaculaire, de l’une des plus célèbres figures de la BD mondiale. Mais ceci est une autre histoire.

3 commentaires:

Tigger Lilly a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Quel dommage ...

Emeralda a dit…

je n'irai pas le voir au cinéma, mais je me ferai une projection privée dans 4 mois environ avec mon vidéo-projecteur en famille.
Je pense te rejoindre sur bien des points.

Feanor a dit…

Ca me fait penser que j'ai oublier de parler du combat naval entre la Licorne et le navire de Rackham le Rouge : mais pourquoi se sont-ils crus obligés de nous sortir un truc aussi improbable avec un bateau qui passe par dessus l'autre et autre énormités dans le genre ???

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