mardi 11 octobre 2011

LE CHOCOLAT


LE CHOCOLAT

Durant l'hiver 1959, Vianne Rocher s'installe avec Anouk, sa petite fille, à Lansquenet, une petite bourgade française. En quelques jours, elle ouvre une confiserie à proximité de l'église. C'est une chocolatière hors pair : elle devine la gourmandise cachée de chacun et adapte ses recettes raffinées pour combler ses clients. De nombreux villageois s'abandonnent rapidement à ses irrésistibles friandises et succombent à ses délices sucrés. Mais la bourgeoisie huppée de la ville ainsi que le Comte de Reynaud sont outrés de voir les habitants envoûtés par les chocolats de Vianne. Craignant que ses friandises n'amènent les gens au péché et à l'oisiveté, le Comte s'oppose vivement au commerce de Vianne et, afin de causer sa faillite, interdit à quiconque de s'y rendre. La venue d'un autre étranger, le beau Roux, va bouleverser la donne. Il aide Vianne à tenir tête à ses détracteurs.

La télévision est bien souvent d’un ennuie monumental et l’on peut se demander a ce propos deux choses : tout d’abord, a quoi bon avoir plein de nouvelles chaines avec la TNT si celles-ci n’ont pas un grand intérêt (mais bon, j’avais déjà l’habitude du temps de Canal Satellite, Orange etc.) ; deuxièmement, pourquoi payer une redevance pour au final, ne regarder que rarement le petit écran ? Certes, il y a tout de même quelques émissions qui méritent le détour, et parmi les chaines de télé, heureusement qu’il y a ARTE dont je suis (mais ce n’est pas la première fois que je le précise) un grand fan. D’ailleurs, puisque je vous parle de la chaine franco allemande, je suis bien contant que celle-ci existe ; après tout, combien de fois celle-ci a-t-elle sauvé des soirées qui s’annonçaient bien ennuyeuses (bah oui, parfois, je ne veux pas quitter mon lit et tout juste glandouiller devant mon petit écran). Tenez ce dimanche soir par exemple : après un tour ultra rapide de zapping sur l’ensemble des chaines de la TNT, mon choix s’est finalement posé sur ARTE qui rediffusait un film avec Juliette Binoche et Johnny Depp, Le Chocolat.

Bon, ce n’était pas la première fois que je regardais ce fameux Le Chocolat, et sur ce point, ARTE n’aura pas franchement été original, mais bon, vu qu’au début de sa rediffusion, je ne me souvenais plus trop de l’intrigue (hélas, celle-ci m’est vite revenue en mémoire), et comme j’étais un peu dépiter de ce que les autres chaines proposaient, je m’étais dit qu’au pire, cela me permettrais de bien finir le week-end, du moins, de façon sympathique, sans prise de tête. Bon, sur ce point, nul doute que ce fut le cas : Le Chocolat est ce que l’on peut appeler un film sympa, où à aucun moment l’on se prend la tête en questions métaphysiques et même si, justement, j’aime me prendre la tête, de temps en temps, cela fait du bien de reposer un peu son cerveau devant des œuvres plus légères. Et léger, ce film l’est surement : en partant d’un synopsis peu original – une mère et sa fille, légèrement marginales de part leurs façons de vivre, débarquent dans un petit village reculé et vont y semer une sacrée zizanie parmi les habitants – le spectateur accroche pourtant vite a celui-ci. Pourtant, ce n’est pas forcement gagné d’avance : rempli de bons sentiments, d’une niaiserie parfois limite et possédant une flopée de protagonistes tous plus caricaturaux les uns que les autres, on ne peut pas dire que Le Chocolat brille par une quelconque originalité. D’ailleurs, assez rapidement, l’on a l’impression de l’avoir vu dix, cent, mille fois, pas forcement ce même film, mais son intrigue, les situations, tant de fois vu et revues qu’a force, on les connaît par cœur. Et puis, comment ne pas remarquer quelques gros défauts que l’on ne peut cacher : déjà, la présence d’un Johnny Depp qui semble hors sujet, peu concerné par la chose, comme si la niaiserie de la chose l’ennuyait et qu’il se contentait de faire le boulot, de prendre le chèque, avant de partir pour d’autres aventures. Et puis, cette monumentale boulette que seul nos amis américains sont capables de commettre : a un moment donné, des tracts circulent, or, ceux-ci sont écris en… anglais ! Sympa pour un film sensé se déroulé en 1959 en France. Mais bon, a force, on a l’habitude avec les productions américaines. Par charité, j’éviterais de m’éterniser sur la scène finale, celle où la statue esquisse un sourire (si, hélas), véritable coup de poignard qui vient nous achever au bout de presque deux heures comme si une telle aberration était nécessaire.

Et pourtant, oui, et pourtant, je l’ai regardé, et ca fait la deuxième fois par-dessus le marché ! Le Chocolat n’a pourtant pas de grandes qualités pour lui, il aurait même tendance a accumuler les défauts, et pourtant, il possède un petit quelque chose qui fait que ca passe, que ca se laisse regarder, que l’on n’arrive pas a être véritablement méchant envers lui, comme c’est souvent le cas, par ailleurs, avec bon nombre de ce que j’appellerais les petites comédies familiales américaines. Faites toutes dans le même moule, très niaises, pleines de bon sentiments, elles finissent toujours bien et si on n’en voit une, on les a toutes vues. Et pourtant, sans être véritablement de grands, voir tout simplement de bons films, on les regarde tout de même, comme un bon moyen de passer le temps, sans prise de tête, comme je vous le disais en préambule de cette critique. Ce n’est évidement pas suffisant pour faire de ce Chocolat un vrai bon film, mais bon, parfois, un peu de légèreté ne fait pas de mal.

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