samedi 8 octobre 2011

ATLANTIS


ATLANTIS

9000 ans av. J.-C. : Selon les textes de Platon, au-delà des colonnes d'Héraclès, au beau milieu de l'océan Atlantique, se dressait une île peuplée par les Atlantes, un peuple de guerriers particulièrement en avance sur son temps. Pourtant, en l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit funestes, l'Atlantide fut engloutie par les flots. Sans laisser de traces. 2004, au large de la Grèce : Lors de l'exploration sous-marine d'une épave minoenne, Jack Howard et son équipe d'archéologues mettent la main sur un disque en or massif d'un éclat intense qui, pourrait bien être la clé de la cité perdue. 2004, nécropole en Egypte : Le professeur Hiebermeyer découvre avec stupéfaction, sur le corps emmailloté d'une momie du sixième siècle av. J.-C, un papyrus rédigé en grec de l'époque de Ptolémée. Plus étonnant encore, ce papyrus mentionne le mot Atlantis et donne la carte de la cité perdue. Coïncidence ou manipulation ? A partir de ces deux découvertes, c'est toute la science archéologique qui est remise en cause. Même les scientifiques les plus sceptiques doivent se rendre à la raison : l'Atlantide n'est peut-être pas un mythe, un âge d'or légendaire... mais une réalité. Jack et Katya, une archéologue russe aussi séduisante que brillante, décident alors de mener leur enquête sur les causes de la disparition de l'Atlantide et partent à sa recherche. Mais ils ne sont pas les seuls à connaître l'emplacement de la cité perdue... Ce qu'ils ont trouvé dépasse leurs rêves les plus fous mais aiguise les convoitises de chercheurs plus ou moins scrupuleux et de guérilleros prêts à tout pour mettre la main pur le trésor des Atlantes.

« Mais dans le temps qui suivit, se produisirent de violents tremblements de terre et des déluges. En l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit funeste, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre,...et l'île Atlantide s'enfonça pareillement sous la mer. » Platon, Critias

Ah, l’Atlantide ! Comment pourrais-je vous décrire précisément ce que je ressens depuis toujours à la simple évocation de ce nom légendaire qui, depuis des siècles et des siècles, aura fait couler beaucoup d’encre. Simple mythe pour certains a ranger au cotés des Centaures, des Satyres et des dieux de l’Olympe, utopie idéale pour d’autres inventée de toutes pièces par Platon afin de démontrer la toute puissance de la civilisation grecque – la seule a résister a l’empire atlante – mais aussi sa supériorité tant morale qu’intellectuelle sur toutes les autres, véritable monde perdu pour beaucoup d’autres, qu’ils prennent les écrits de Platon au pied de la lettre ou pas – ainsi, l’Atlantide a put, au fil du temps et des envies, être situé au delà des Colonnes d’Hercules, évidement, c'est-à-dire, dans l’océan Atlantique, mais aussi, en Crète, au Maroc, sur les bords de la Mer Noire (comme dans ce roman), dans le grand nord européen, en Amérique voir même de l’autre coté de la planète – l’Atlantide, donc, n’aura jamais laisser indifférent ceux qui s’y intéressent et, je pense, continuera a passionner et a provoquer maintes polémiques et moult hypothèses pendant des siècles et des siècles ; a moins, bien entendu, qu’un jour, une découverte exceptionnelle – ce qui serait sans nul doute la plus incroyable de tous les temps, or preuve de la vie extraterrestre, évidement – vienne mettre tout le monde d’accord. Et encore…

Personnellement, je suis un vieux féru de ce mythe (mais en est-ce véritablement bien un) et ce, depuis ma plus tendre enfance. D’ailleurs, a ce propos, cette passion pour ce continent et cette civilisation perdue est si ancienne que je n’arrive même pas à me souvenir d’où elle a bien plus partir, quel élément déclencheur a put, dans mon lointain passé, fait que dès lors, l’Atlantide fut pour moi une passion ? Dessins animés qui en parlaient, bande dessinées, reportages, films ? Que sais-je, a mes yeux, l’Atlantide fut toujours présente a mes cotés. Ce qui est certain, c’est le nombre de bouquins, de documentaires, chacun présentant ses propres théories, chacun allant dans un sens ou dans l’autre, que j’ai put dévorer avec avidité depuis lors, comme si, quelque part, je n’étais jamais totalement rassasié, comme si cela ne me gênait aucunement de lire et de relire, de me taper, encore et encore, les mêmes théories a son sujet, sans aucune lassitude. Et pourquoi donc ? Probablement car, au fond de moi et même si je ne prête pas une oreille trop naïve a toutes les théories que l’on nous présente un peu trop hâtivement, j’y crois a cette Atlantide, oui, j’y crois dur comme fer. Oh bien sur, pas à cette pseudo civilisation de science fiction que certains nous ont présenté, oh, bien sur, pas forcement à celle telle que Platon nous l’a décrit, cela est plus compliquer que cela. Mais pourquoi ne pas se dire, que dans notre passé, a un moment donné, il n’y ait pas eu une civilisation (voir plusieurs) plus évoluée que les autres (légèrement en avance d’un point de vu technologique suffit) et qui, pour je ne sais quelle raison (catastrophe ?) aurai disparu sans laisser de trace ? Après tout, Troie n’était-elle pas considérée comme étant une légende avant qu’on ne la découvre ? Et Babylone, la civilisation sumérienne et toutes celles qui se succédèrent dans la région du croissant fertile, qui s’en soucia pendant des siècles, alors que tout cela reposait sous le sable ? Je me suis toujours dit que, derrière chaque légende, reposait un fond de vérité, forcément dilué au fil du temps, mais aussi, que le progrès technique des civilisations n’avançait pas forcement en ligne droite, qu’il pouvait y avoir des arrêts voir des retours en arrière. Et comme bon nombre de choses de notre passé nous est encore inconnu, combien de civilisations dont on ne sait rien reposent encore sous le sable, la mer, ou juste sous nos pieds ? Et parmi celles-ci, qui nous dit qu’il n’y a pas l’Atlantide ?

Ainsi donc, ne serais ce que, comme vous pouvez le constater, au vu de ma passion pour l’Atlantide, comment pouvais-je passer à coté d’un roman au titre aussi évocateur que cet Atlantis ? Forcement, quelque part, j’étais destiné à le lire, c’était une évidence, cependant, pour ne pas dire curieusement, malgré tout ce que j’avais put lire ou voir au sujet de l’Atlantide, je dois avouer que jamais je n’avais eu l’occasion de lire un roman qui avait pour sujet principal l’Atlantide en tant que tel (je mets de coté les bande dessinées bien entendu). Du coup, il y a un peu plus d’un an (oui, je sais, ca date déjà un peu), lorsque, en faisant les courses, en déambulant sans grand espoir au rayon librairie, je suis tombé complètement par hasard sur ce livre au titre si évocateur a mes yeux, je n’hésitais pas une seule seconde. Ensuite, comme cela m’arrive souvent, je ne m’y suis pas attaqué tout de suite, préférant consacrer mon temps a d’autres ouvrages qui avaient alors ma préférence, cet Atlantis restant en suspens. Pourtant, il ne quitta jamais entièrement mes pensées, et, il y a de cela quelques semaines, a la rentrée, finalement, je me suis lancer assez enthousiaste (ou presque) dans la lecture de celui-ci.

Si j’ai signalé ce « presque », c’est qu’il y a une bonne raison : en fait, ayant eu la mauvaise idée de lire quelques critiques de lecteurs avant de débuter la lecture d’Atlantis, j’eu la désagréable surprise de découvrir que celles-ci étaient, pour la plus part, loin d’être vraiment positives. Du coup, donc, ce fut avec une certaine méfiance que je me suis lancé dans les premières pages de cet ouvrage. Pourtant, de prime abord, force est de constater que le début est tout bonnement excellent : David Gibbins, l’auteur, est docteur en archéologie et sa spécialité est les civilisations antiques, du coup, on sent qu’il sait de quoi il parle, et qui plus est, très bien même. Tant dans les descriptions et les explications, savamment dosées, le lecteur se rend compte immédiatement qu’il a affaire a un véritable spécialiste qui ne le mènera nullement en bateau, ce qui, avouons le, est tout de même appréciable. Ensuite, de part ses connaissances, David Gibbins nous propose tout simplement l’une des meilleures théories au sujet de l’Atlantide qu’il m’est été donné de voir au cours de mes multiples lectures : en utilisant l’hypothèse plus que probable au vu des dernières découvertes, que la Mer Noire s’est remplie (du moins une partie) a la fin de la dernière glaciation, suite au déversement de la Méditerranée dans celle-ci, ce qui entraina d’importantes inondations, submergeant ainsi d’anciens habitats humains situés sur les anciennes cotes, l’auteur avance l’idée – ma foi pas si farfelue que cela – que la légendaire Atlantide ait put s’y trouver. Bien évidement, je ne vais pas vous en dire plus, histoire de ne pas gâcher le plaisir de la découverte lors de la lecture, cependant, pour tout ce que cela implique dans l’histoire humaine, pour le coté pas si improbable que cela, ainsi que pour la manière dans cela nous est présenter dans le roman, force est de constater que je ne peux que tirer bien bas mon chapeau au sieur Gibbins pour sa théorie qui, quelque part, mériterait presque d’être réelle tant elle est pertinente.

Hélas, tout n’est pas parfait dans Atlantis, bien au contraire, et là, je ne peux que rejoindre les avis négatifs que j’avais put découvrir ici ou la avant la lecture de ce roman. Ainsi donc, autant David Gibbins est tout bonnement excellent quant il nous entraine, captiver, derrière lui avec sa théorie d’Atlantide sur les bords de la Mer Noire, autant l’on peut se passionner pour les recherches au début du roman, les hypothèses proposées et les multiples découvertes qui sont effectuées par les personnages au fil des pages, autant tout le reste est fortement critiquable. Déjà, une grande déception a mes yeux : les protagonistes d’Atlantis. Je m’attendais à suivre les traces d’un Indiana Jones moderne ou, tout du moins, d’archéologues comme on n’en voit parfois à l’écran et, a la place, à ma grande stupéfaction, l’on se retrouve avec Jack Howard, une espèce d’agent des forces spéciales, un semi James Bond qui s’y connaît autant en armements militaires qu’en fouilles archéologiques. Ensuite, le reste des protagonistes sont tout sauf inoubliables ; caricaturaux au possible, fort peu charismatiques, ils sont sincèrement d’un ennuie profond et il me fut tout bonnement impossible de ressentir la moindre empathie pour eux. Mais si ce n’était que cela, encore… Je m’attendais, en me lançant dans Atlantis, à une espèce de chasse au trésor de la fameuse civilisation disparue, à un récit palpitant au possible qui aurait vu les personnages parcourir kilomètres sur kilomètres, afin de retrouver la légendaire Atlantide. Au lieu de quoi, assez rapidement, l’on sait où celle-ci se trouve, mais le pire, c’est qu’ensuite, et pendant la quasi-totalité du roman, tout cela tourne au banal récit d’action a grand spectacle, avec des méchants très méchants, et des gentils tout gentils, des explosions en veut tu en voila, des fusillades, des morts (surtout chez les méchants), des situations convenues au possible et, pire que tout, David Gibbins, pour je en sais quelle raison, se croyant obliger de tout expliquer, s’évertue, page après page, a nous expliquer en détail le fonctionnement du moindre appareil, de la moindre arme, de leurs conséquences etc. ce qui, assez rapidement, devient d’un ennuie tellement profond qu’il m’est arrivé, a de multiples reprises, d’avoir envie de tout arrêter et d’en rester la.

Pourtant, j’ai été au bout de cet Atlantis car abandonné la lecture d’une œuvre n’est pas dans mes habitudes, mais sincèrement, je n’en étais pas loin. Evidement, et malgré un postulat de base tout bonnement excellent, des idées et des explications sur celles-ci franchement bien trouvées qui ne peuvent que captiver le lecteur, j’estime que David Gibbins se fourvoie grandement en nous entrainant dans ce qui n’est, finalement, qu’un banal roman d’action quasiment calibré pour une mauvaise adaptation hollywoodienne (on dirait presque qu’il fut pensé spécialement pour cela, ce qui en devient troublant). Du coup, forcement, et alors que cet Atlantis était parti sur de très bonnes bases, je me suis retrouvé au final fortement déçu, pour ne pas dire presque traumatiser par certaines scènes d’une niaiserais insupportable (rien que l’une des toutes dernières, avec l’attaque suicide du dernier « méchant » encore en vie est d’un ridicule étonnant) et avec une seule et unique envie : passer rapidement a autre chose. Pourtant, je ne peux pas nier que tant que Gibbins se limite a ce qu’il connaît le mieux – c'est-à-dire, l’archéologie et les civilisations antiques – il en est presque génial et que son hypothèse sur Atlantide et la Mer Noire est tout bonnement fascinante. Hélas, mille fois hélas, les meilleures idées au monde ne donnent pas forcement un bon roman, loin de là.

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