samedi 24 septembre 2011

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°56 : L’imprévu dans l’histoire



Depuis que j’ai repris le travail, fin aout, j’ai eu l’occasion de lire de multiples revues, au fil de ces semaines écoulées, qu’elles soient récentes (comme ce qui nous préoccupe dans cet article) ou plus anciennes. Du coup, et en particulier du au manque de temps de ce mois de septembre qui arrive a ses derniers jours, je me suis retrouvé avec pas mal de retard pour ce qui est de mes articles consacrés a la presse ; retard que je compte bien (sauf imprévu), rattrapé des cet après midi. Et rien de tel pour commencer que de vous parler du dernier numéro en date de la revue qui ne laisse pas tout le monde indifférent (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme), La Nouvelle Revue de l’Histoire.

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°56 : L’imprévu dans l’histoire
Septembre, octobre 2011

Au sommaire :

L’imprévu dans l’histoire
- Rome : l’improbable fondation de l’Empire
- Christophe Colomb : le hasard de la découverte
- Sans le savoir, Copernic inventa la modernité
- 1630 : la journée des Dupes
- La bataille de Valmy : une immense surprise
- 28 juin 1914 : l’attentat de Sarajevo
- Pourquoi les crises surprennent ?
- L’impossible pacte Hitler-Staline

- L’imprévu, la Chine et l’occasion favorable
- L’enseignement, l’histoire et la géoéconomie. Entretien avec Pascal Gauchon
- Les sources historiques de Tintin
- Tibère, l’Empereur calomnié
- La Reine Victoria
- France et Allemagne, économies comparées
- Husseïn d’Egypte
- Georges Valois : du Faisceaux a la résistance
- Les métamorphoses du conservatisme américain
- L’ébranlement des Etats-Unis
- Malaparte, l’écrivain
- Le choc de l’histoire

Ce qui a de bien avec La Nouvelle Revue de l’Histoire (NRH pour les intimes mais aussi pour faire plus court), c’est que les numéros se suivent et la qualité, elle, est toujours plus ou moins présente. Le problème principal, et ce n’est pas la première fois que je le signale, c’est que, hélas, la plus part du temps, malgré cette qualité, l’on a un peu la désagréable impression de lire et relire le même numéro, la faute a des sujets et des périodes de l’histoire (qui a dit première moitié du vingtième siècle ?) qui reviennent régulièrement sans cesse, ce qui, vous vous en doutez, ne peut que lasser le plus fidèle des lecteurs. Ainsi, malgré la qualité, que je ne nie pas, des dossiers et des divers articles de la NRH, force est de constater que se taper, tous les deux mois, des articles sur Hitler, la France de l’entre deux guerres, le fascisme, 1917 etc., et ce, même quand cela ne le justifie pas forcement, franchement, au bout d’un moment, il est difficile de ne pas râler. Bien évidement, ce cinquante-sixième numéro ne déroge pas à la règle comme vous pouvez le constater dans le sommaire ci-dessus.

Pourtant, le dossier principal n’était pas inintéressant en soit : L’imprévu dans l’histoire, tout un programme a priori, sauf que, et sans revenir sur la énième publication du pacte germano soviétique, ce qui ressort au final de ce dossier, après coup, c’est la déception. Et si celle-ci est le sentiment principal, c’est bien évidement dut a ce que je vous ai dit précédemment : encore l’attentat de Sarajevo (en plus, on se le tape en couverture), encore une bataille de la période révolution/premier Empire (ici, Valmy) et puis, des articles courts, beaucoup trop courts. Heureusement que 1630 : la journée des Dupes vient relever le niveau, et de belle manière. Si au moins le reste pouvait être du même acabit. Car le problème de ce numéro, c’est qu’en plus d’un dossier moins intéressant et plus court que d’habitude, le reste du numéro est tout sauf transcendant : l’article consacré aux sources historiques de Tintin est franchement décevant, on ne pouvait qu’espérer mieux sur un tel sujet, ensuite, pourquoi huit pages sur le conservatisme américain qui n’apporte rien de neuf au problème ? Personnellement, j’aurais préféré un dossier complet ; quoi que, j’aurais encore râlé sur le fait que ce n’était pas la première fois qu’on y avait droit. Finalement, peut être que le plus intéressant dans ce numéro, c’est l’article consacré a Tibère ; certes, il n’est pas exceptionnel mais au moins, vu que je ne connaissais pas bien le personnage historique, il aura eu pour mérite d’éveiller ma curiosité.

Bref, vous l’avez probablement devine, ce cinquante-sixième numéro de La Nouvelle Revue de l’Histoire aura été loin de m’enchanter. Bien évidement, c’est bien écrit, les connaissances sont présentes et les prises de positions (que je ne partage pas dans l’intégralité) méritent au moins le détour et certaines sont pertinentes, mais franchement, je pense qu’a un moment donné, et surtout au vu de la richesse de notre Histoire, il y aurait vraiment de quoi, tous les deux mois, nous offrir un contenu beaucoup plus varié. Car a force de lire la même chose, on se lasse, et qui dit lassitude…

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