dimanche 7 août 2011

SUPER 8


SUPER 8

Été 1979, dans une petite ville de l’Ohio nommée Lillian. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Un pick-up se précipite vers un train de marchandise et cause son déraillement. Arrivant sur les lieux de l'accident, ils découvrent d'étranges cubes blancs ainsi que leur professeur de biologie, le Dr Woodward, qui les enjoint de ne jamais révéler ce qu'ils ont vu. Peu après, des disparitions étonnantes d'objets électroniques et de personnes se produisent en ville. L'armée force la population à évacuer la localité, mais le jeune Joe y retourne avec ses amis pour retrouver Alice. Ayant mis la main sur des documents appartenant au Dr. Woodward, ils découvrent que celui-ci a travaillé sur un programme secret au cours duquel le gouvernement a capturé un extraterrestre qui s'est écrasé dans la région en 1958.

Bon, quittons mes petits délires personnels avec mes choix de films pour le moins curieux (voir ma dernière critique ciné sur Les Tuche) pour une œuvre cinématographique d’un tout autre acabit, et qui elle, mérite amplement le déplacement au cinéma ainsi que le prix des billets, je veux bien évidement parler de l’un des films du moment (d’un autre coté, cet été est loin d’être franchement productif), je veux bien évidement parler de Super 8 (mais cela, au vu du titre et de l’affiche, je pense que vous vous en doutiez). Pour être tout a fait franc, je n’ai entendu parler de ce film que depuis peu de temps, étant tombé sur la bande annonce de celui-ci il y a environ une semaine a peine ; mais celle-ci, m’intrigua tellement que l’envie me pris de voir ce fameux Super 8. Oh, bien sur, pas l’une de ces grandes envies que je peux avoir de temps en temps, devant une quelconque œuvre qui a de fortes chances d’être un chef d’œuvre, ou, du moins, un très bon film ; ce n’était pas non plus le truc de la mort qui tue que j’attendais avec impatience, non, rien de tout ca et avant tout, une curiosité vis-à-vis de ce film qui était présenté comme étant avant tout un hommage a Steven Spielberg et a son œuvre. Ainsi, n’avais je pas lut quelque chose dans le genre : « J. J. Abrams rend hommage au cinéma de Spielberg ». Et cette affiche, qui forcement, en rappelais d’autres, cette bande annonce, qui elle aussi put me rappeler d’autres films, bref, tout un tas d’éléments qui ne signifiaient nullement que Super 8 allait être un bon film, mais qui au moins, donnait envie d’en savoir plus a son sujet.

Dans le petit monde des spécialistes des séries, le nom de J. J. Abrams est assez renommé, en particulier pour sa série phare, LOST. Personnellement, je ne saurais en juger puisque, aussi incroyable que cela puisse paraître, je n’ai jamais, mais alors jamais, vu le moindre épisode de cette série sur des naufragées dont je ne sais quelle ile où il se passait des trucs bizarres (apparemment, c’est ce que j’ai put en entendre parler). Mais quoi qu’il en soit, tout en étant un parfait néophyte vis-à-vis du bonhomme, c’était un petit gage de qualité, ensuite, le fait que ce film soit avant tout un hommage a fortement jouer dans mon envie de le voir. Quoi que je puisse penser du sieur Spielberg de nos jours, quoi que je puisse éprouver vis-à-vis de pas mal de ses vieilles productions, force et de constater que celles-ci auront, a un moment ou un autre, marquer ma vie, comme ce fut le cas pour des millions d’autres personnes depuis une bonne trentaine d’années. Et justement, c’est la où je veux en venir : Super 8 est, a mon avis, un film qui marchera et fera mouche en particulier aux fameux trentenaires ; nostalgie quant tu nous tiens. Ainsi, en voyant celui-ci, je n’ai pas put m’empêcher de me croire retourner en enfance, notant les références a E.T par ci, aux Goonies par la, voir même a Rencontres du troisième type, bref, a tout un cinéma qui peut paraître désuet aux jeunes générations blasées de tout mais qui nous avaient fortement marquer a nous, les plus vieux. Et du coup, entre petits clins d’œil bienvenus, fortes ressemblances avec les œuvres précitées, voir même, coup de génie du sieur Abrams selon moi, une certaine façon de filmer particulière, avec quelques défauts sentant bon les années 70/80, la première partie de Super 8 fut a mes yeux, oh, pas forcement un moment d’extase a nul autre pareil, mais au moins, un très bon moment. Imaginez donc un peu que j’ai même réussi à avaler la sacrée couleuvre qu’est le fait que les héros soient des enfants ; perso, je déteste profondément, mais la, ca passe, plutôt bien même. Bref, mais vous l’avez compris, j’ai parfaitement accroché, à la fois au concept, au synopsis, mais aussi et surtout, au fait que tout cela soit avant tout un hommage, et un bon d’ailleurs.

Et c’est la que je me pose quelques questions au sujet de Super 8. Comment une personne, bien plus jeune que moi, par exemple, un ado, qui n’aura jamais vu ces fameux vieux films de Spielberg, ces monuments que furent pour toute une génération, par exemple, E.T ou les Goonies, bref, comment cet ado réagira devant Super 8 privé de tout le coté « historique » qui lui est lié. Aimera t-il, détestera t-il ? Sincèrement, je ne saurais quoi répondre (d’ailleurs, si des jeunes tombent sur cette critique et veulent donner leur avis, je les y invite vivement) mais personnellement, dans mon cas, c’est le coté « film fait a la façon de Spielberg de la grande époque » qui m’a fait aimer ce Super 8, enfin, surtout ca d’ailleurs car force est de constater qu’il faut également savoir relativiser la chose et qu’en aucun cas, ce film est un chef d’œuvre.

Tout d’abord, si j’ai put apprécier le film dans le film, ce fameux court métrage amateur fait par les gamins tout au long de Super 8 – et qui justifie justement le titre de cette œuvre, et oui, c’était bien avant le numérique… que de souvenirs – avec cette histoire de zombis tellement naïve et attachante a la fois et qui m’a fait penser que tout de même, on s’éclatait peut être plus sans les jeux vidéos et internet, si j’ai trouver les jeunes acteurs assez bons dans l’ensemble et plus particulièrement Elle Fanning, tout bonnement exceptionnelle dans une scène d’une intensité incroyable (et pourtant, il ne s’agissait que du fameux tournage amateur), il y a tout de même pas mal de trucs qui ne sont pas passés : déjà, le final, d’une niaiserie incroyable ; franchement, était on obliger de se taper une telle fin, absolument pas crédible pour un sou avec ce rapport enfant/Alien, cet échange de regard, cette compréhension mutuelle, bref, cette soupe indigeste qui m’a rappeler pourquoi, même jeune, je n’aimais pas E.T. Et puis tous ces bons sentiments, ces pères qui se détestent mais qui se réconcilient en partant sauver leurs enfants, tous ces morts au kilomètre carré, sauf, justement, les enfants et puis ce que j’appellerais « la scène la plus conne de tous les temps » et où je suis obliger de spoiler a mort : retenu prisonnier par l’armée, le Dr. Woodward (qui déjà a la base, aurait dut y passer lors de la collision du train mais bref) refuse de parler et de livrer ses secrets, du coup, comme nos amis les militaires n’apprennent pas ce qu’ils veulent savoir, au lieu de continuer a l’interroger, de le torturer pour qu’il parle voir même, qui sait, de lui donner un quelconque sérum de vérité, bah ils le tuent, tout simplement. Comme ca, ils savaient rien, bah ils en sauront encore moins. Et la, je suis désolé mais quand je vois une telle scène, tellement débile, je ne peux pas accepter une telle aberration. Enfin bon, assez débile mais pas gravissime non plus.

Mais peut être que tous ces bons sentiments, ces fins a l’eau de rose, ces héros invincibles, bah c’était aussi ca les films de Spielberg et que, forcement, Super 8 ne pouvait que se conclure que de la sorte. Bien évidement, avec du recul et un sacré paquet d’années pris, je n’accepte plus cela, mais plus jeune, bien plus jeune, comment j’aurais réagis ? Bonne question, maintenant, de la a y répondre… Quoi qu’il en soit, entre moult qualités et quelques défauts également, j’ai tout de même apprécié Super 8 ; oh bien sur, comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas du tout un chef d’œuvre mais bon, cela reste quand même un film agréable, un fort bel hommage à une certaine forme de cinéma de ma jeunesse, et au moins sur ce point, il est parfaitement réussie, sans nul doute. Je ne sais pas ce que les plus jeunes peuvent éventuellement penser de ce Super 8, mais personnellement, j’aurais tout de même passé un agréable moment, peut être comme si, soudainement, j’étais un peu retombé en enfance… et c’était probablement là le but de ce film ?

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