lundi 1 août 2011

THE SOCIAL NETWORK


THE SOCIAL NETWORK

Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l'utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l'information se diffuse à la vitesse de l'éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C'est pourtant à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d'un écran à l'autre d'abord à Harvard, puis s'ouvre aux principales universités des États-Unis, de l'Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier... Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts, qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s'est imposé comme l'une des idées phares du XXIème siècle va faire exploser l'amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux...

Au jour d’aujourd’hui, en 2011, qui n’a pas de compte Facebook ? Certes, dans le monde, il y a encore plus de personnes qui n’ont pas de compte sur l’un des nombreux réseaux sociaux que celles qui en possèdent mais cela est plus le fait que sur les six ou sept milliards d’individus que nous sommes, la majeure partie n’a pas de connexion internet, sinon, bien évidement, le résultat serait a revoir a la hausse. Quoi qu’il en soit, en Occident mais pas uniquement, dans bien des pays de part le monde, nous sommes tout de même fort nombreux à avoir succombé a Facebook (ou un autre réseau social, et on évitera les blogs, les forums, les sites etc.) et, que nous soyons des utilisateurs récents ou pas, que l’on n’y passe sa vie – commentant tout et n’importe quoi au fil de la journée et de la nuit – ou pas, que nous n’ayons qu’une poignée d’amis (perso, j’atteins très difficilement le score de trente et quelques, et encore, merci la famille) ou des milliers (c’est fou ce que c’est vachement crédible), il est clair que de nos jours, Facebook, comme Google, Microsoft ou Youtube par exemple, sont connus de tous, voir sont tout bonnement indispensables. Mais qui connaît véritablement le créateur du réseau social le plus célèbre au monde, qui peut se targuer de savoir qui est Mark Zuckerberg ? Personnellement, jusqu'à peu, je ne le connaissais que de nom ; enfin, disons que je savais également a quoi il ressemblait, qu’il n’était pas très vieux non plus, sinon, le néant total. Et cet état de fait, je pense que la plus part des utilisateurs de Facebook devaient être dans mon cas, du moins, jusqu'à la sortie, en 2010, de The Social Network, le fameux film sensé nous révéler les origines pour le moins tumultueuses de l’une des plus grosses réussites du net de la dernière décennie, Facebook.

Le hasard fait parfois bien les choses et, il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de voir a la télé un reportage qui traitait, justement, de ces fameuses origines et des nombreuses polémiques liées a la création du réseau social de Mark Zuckerberg qui se sont réglées par avocats interposées ces dernières années. Etant un parfait néophyte du sujet (personnellement, quand l’actualité en parlait, je dois avouer que je zappais ou que j’en profitais pour faire autre chose), je n’en aie pas moins été intéressé par ce reportage au point de, très rapidement, être captiver par celui-ci qui m’a sembler être assez bien fait ; Mark Zuckerberg y était certes présenter comme un individu pas forcement clair dans ses relations, la création de Facebook était légèrement nébuleuse mais curieusement, le milliardaire, malgré des réticences certaines devant les contacts humains, y apparaissait également comme bien moins mégalomane et fêtard contrairement a d’autres nouveaux et anciens riches (pourquoi je pense tout de suite aux footballeurs ?). Bref, un reportage intéressant, et qui me donna envie, après quelques mois d’hésitation, a vouloir voir le fameux film qui traitait de la création de Facebook, The Social Network.

Bon, tout d’abord, après coup, je ne sais pas si le fait de voir un reportage traitant du même sujet, une semaine avant le film fut une bonne chose ou pas ? Certes, ainsi, je connaissais déjà les tenants et les aboutissements de chacun, aucun des protagonistes ne m’était inconnu, mais, du coup, quid de l’effet de surprise, de la découverte ? Rien, forcement. Ensuite, je pense que ce n’est jamais simple de créer une œuvre qui est avant tout une biographie ; dans ces cas là, on a deux manières de procéder : soit l’officielle, celle qui plaira a la personnalité en jeu et dont on se doute bien que celle-ci a été plus ou moins arrangée pour ne pas froissée personne, et puis l’autre, la non officielle, qui ne plaira pas, forcement, mais qui n’en est pas pour autant, plus crédible que l’autre. Bah oui, après tout, qui nous dit que les jumeaux ou mon copain le brésilien soient si cleans que ca ? Rien, et ce, même si je souscris plus ou moins a cette version, je ne peux être sur que tout soit exact puisque, après tout, The Social Network n’est que la vision de cette affaire par un homme, David Fincher ; allez savoir ensuite si tout cela est réel ? Et puis, quelque part, réaliser la biographie d’un homme, Mark Zuckerberg, avec aussi peu de recul (Facebook est tout de même très récent) est une gageure, a n’en pas doutez, enfin bon, quoi qu’il en soit, mes interrogations quant a cette œuvre étant dites, que vaut véritablement ce film, qu’en ais-je penser ?

Et bien, disons que ca se regarde plutôt bien, sans nul doute. Sur ce point, il me parait comme établi que David Fincher – qui n’est tout de même pas n’importe qui – nous a offert un bon film, bien réaliser et avec un synopsis suffisamment accrocheur pour captiver le quidam : amitié, humour, amour et trahison, tous les éléments sont la pour nous tenir en haleine tout au long des deux heures que dure le film, surtout si l’on pense que les protagonistes principaux ne sont que de simples programmateurs, des petits génies en herbe certes, mais absolument pas charismatiques pour un film grand public (bah oui, c’est comme a l’école, qui s’intéresse aux intellos ? Personne, les mauvais garçons, les sportifs ont plus la cote et pourtant les filles, ce sont les premiers qui gagneront le mieux leurs vies plus tard). Cependant, le spectateur ne peut s’empêcher d’accrocher au film, et surtout aux acteurs, assez jeunes, peu connus, mais qui jouent par ailleurs assez bien, sur ce point, la palme revient forcement a Jesse Eisenberg qui nous sort un magnifique Geek génial - Mark Zuckerberg – plus que crédible ; bien évidement, pour ce qui est de la performance – ou de son absence – de Justin Timberlake, c’est une toute autre affaire mais ce type, sincèrement, je ne peux pas… De plus, et pour couronner le tout, la BO est pour une fois bonne et colle parfaitement bien au film ; œuvre de Trent Reznor, elle mérite sincèrement le coup et m’a plus qu’emballer ce qui donne un nouveau point positif a ajouter a The Social Network. Mais tout est-il véritablement parfait dans ce film ?

Et ben en fait, non. J’ai pourtant vu énormément de commentaires plus que ditirambiques sur celui-ci, j’ai put lire plus d’une fois le qualificatif de chef d’œuvre accolé a The Social Network, certains ont même été plus loin, affirmant que c’était là la plus belle réalisation de David Fincher, mais personnellement, je ne suis pas d’accord. Oui, c’est un bon film, non, ce n’est pas un chef d’œuvre. The Social Network se regarde aisément, on peut être intéressé pour ne pas dire captiver par son déroulement, les acteurs sont bons, la BO superbe, mais de la a dire que c’est un chef d’œuvre, c’est un pas que je ne peux franchir car je ne le pense pas. Nous n’avons là, comme je l’ai déjà dit, que la vision d’un réalisateur de l’une des versions de la création de Facebook ; est ce la bonne ou pas, probablement ne le saurons nous jamais, mais quoi qu’il en soit, tout cela ne reste qu’un simple film qui nous narre les débuts de l’une des entreprises les plus riches et célèbres au monde avec son lot de coups bas et de trahisons, rien de plus. Et d’ailleurs, quelque part, j’ai préféré le reportage consacré au même sujet que le film qui, tout en allant dans le même sens, me paraissait plus sobre et moins tape à l’ œil que l’œuvre de David Fincher. Ensuite, et cela ne me semble pas négligeable, j’ai une certaine vision du cinéma, des préférences : j’aime l’aventure, le rêve, le merveilleux, les belles histoires, tout un tas de genres mais ce qui est sur, c’est que ce genre de films qui nous narrent les débuts et les aléas d’une boite, franchement, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Alors bien sur, c’était de Facebook que l’on parlait et forcement, cela avait éveillé ma curiosité, mais a part ca, tout en étant un bon film, sympathique en soit, de la a dire qu’il s’agit d’un chef d’œuvre, non, franchement non.

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