lundi 8 août 2011

RECONQUÊTES : LA HORDE DES VIVANTS


RECONQUÊTES : LA HORDE DES VIVANTS

En ces temps ancestraux, aux confins de la mythologie, deux peuples d’Asie mineure, les hittites et les scythes, se livrent à une guerre impitoyable. Pour faire face à l’organisation militaire des hittites, qui viennent de prendre la cité d’Urar, les souverains de 3 royaumes scythes surpassent leurs rivalités et unissent leurs armées. Marak, roi des Callipides, Simissée, reine des Sarmates et Kymris, roi des cimmériens, préparent ainsi leur contre-offensive en la cité d’Haumavarka. Dans ce contexte pré-martial, la scribe Thusia est envoyée par le roi babylonien Hammurabi, allié des Scythes. Elle a pour mission de relater par écrit le conflit afin de consigner cette geste épique dans la grande bibliothèque de Babylone. Après quelques tergiversations d’ordre politique, les 3 souverains l’acceptent. Les scythes sont également accompagnés des 5 vieux sorciers atlantes, derniers représentants vivants de leur civilisation immergé. La formidable « horde des vivants » se met alors en route, composée de milliers de combattants de tous types, de palais roulants, d’éléphants, d’ours domptés, mais aussi de créatures mystérieuses et réputées terrifiantes, contenues dans des cages opaques. Pourtant, lorsque les oracles invoquent les forces divinatoires, par des danses rituelles ou des sacrifices humains, les prophéties qui en ressortent n’augurent rien de bon…

Cela faisait déjà pas mal de temps que je m’étais procurer cette bande dessinée, ce fameux premier tome d’une toute nouvelle série intitulé Reconquêtes ; paru en mai dernier, elle fut mienne des le mois de juin mais, entre le manque de temps de ce mois la pour raisons professionnelles, puis, en juillet, d’autres titres a lire et qui attendaient eux aussi depuis un certain temps, mais aussi, ne l’oublions pas, des découvertes de certaines œuvres, en particulier l’excellent Arawn – où je me suis taper tout de même les quatre tomes parus jusqu'à ce jour d’un seul coup ou presque – j’ai du modifier mon emploi du temps prévisionnel de mes lectures, voir même de mes achats a venir puisque du coup, c’est une autre série (celle là, complète), Millénaire, qui est rester sur le carreau et qui, excepter le premier volume que je compte attaquer bientôt, verra l’achat de sa suite (quatre tomes encore) reporter a la rentrée. Du coup, on pourra dire que j’aurais mis du temps avant d’enfin, lire l’une des BD que j’attendais le plus ces derniers mois, l’une de celle qui, de part son synopsis, m’enthousiasmait le plus, je veux bien évidement parler de Reconquêtes. Mais finalement, j’ai tout de même réussi a caser une bonne heure pour le faire, et ce fut donc, dans la nuit de vendredi a samedi, qu’enfin, j’ai lu ce premier tome de ce qui s’annonce, sans nul doute possible, être une très bonne série.

Ayant découvert ce fameux premier tome, intitulé La horde des vivants, il y a de cela quelques mois, sur un site consacré a la BD (maintenant, lequel, je ne saurais vous le dire, a force de les fréquenter tous, je m’y perds), j’ai tout de suite été conquis par cette nouvelle saga qui avait tout pour me plaire de part son synopsis : l’action se déroulant en un temps et un lieu tout bonnement rarissime dans les productions habituelles (et pas uniquement dans le petit monde de la bande dessinée par ailleurs), c'est-à-dire, le moyen orient et le croissant fertile, l’Anatolie du temps de l’antiquité et des premières citées états, c'est-à-dire Babylone, Ur, Uruk et tant d’autres, et les protagonistes étant des représentants de ces fameux peuples, aujourd’hui oubliés, comme les Scythes, bien évidement, mais également les Hittites, les Babyloniens et autres Assyriens, je ne pouvais – question de gout personnel – qu’être, a l’avance, subjuguer par ce Reconquêtes ; car probablement ne l’ais je jamais signaler sur ce blog, mais j’ai une grande passion, depuis de nombreuses années, pour cette période de l’histoire qui est pourtant fort mal connue en temps normal. Après tout, les programmes scolaires étant ce qu’ils sont, force est de constater que sur les bancs du collège, a part les Egyptiens et les Hébreux, on passait vite aux Grecs puis au Romains, faisant totalement l’impasse sur une période plusieurs fois millénaire, et pourtant richissime ; Sumer, les premières citées, le croissant fertile, l’origine de l’écriture et surtout, tant de peuples passés sous silence dans un programme scolaire décidément mal fait. Et si je me suis pris de passion pour ces peuples et leur histoire, ce fut bien plus tard, jeune adulte, par moi-même, par le biais d’ouvrages et de quelques rares reportages. Et depuis, c'est-à-dire, depuis près de quinze ans, je ne cesse de scruter, inlassablement, la moindre œuvre en rapport avec ces peuples, me jetant dessus des que j’en trouve, sauf que le problème, c’est qu’il n’y en a pas tant que ca, ou, du moins, pas autant que je le souhaiterais.

Du coup, vous imaginer bien ma joie en découvrant le synopsis de ce Reconquêtes, cette histoire de conflits entre Hittites et Scythes avec, au beau milieu, une scribe Babylonienne. Surtout qu’en plus, les auteurs avaient été beaucoup plus loin, et la aussi, cela n’était pas pour me déplaire. Sylvain Runberg, le scénariste, ne s’est pas contenté de nous narrer un simple récit guerrier se déroulant il y a trois mille ans, dans les sables du proche orient, non, tout en utilisant des peuples, des lieux et une époque tout a fait réelle, il n’hésitât pas a saupoudrer celle-ci de la plus judicieuse des façons, rendant celle-ci… comment dire, plus fantastique que dans la réalité. Ainsi, dans Reconquêtes, nous trouvons des éléments qui ne dénoteraient pas dans une œuvre de Fantasy comme, en premier lieu, ces fameux survivants Atlantes, mais aussi, ces fameuses Sarmates qui ne sont rien d’autres que les fameuses Amazones, et puis, ces pachydermes de combats, ne sont-ils pas des mammouths (certes ils n’ont pas de poils mais les spécimens qui vivaient dans les régions plus chaudes n’étaient pas couverts de fourrures), et que dire de ces sublimes Indricotherium – les plus grands mammifères qui aient foulés le sol de notre planète et normalement éteints quelques milliers d’années plus tôt – rencontrés a un moment donné par la Horde sauvage, sans oublier, bien évidement, tout ce que l’on nous cache pour le moment : qu’elles sont donc ces curieuses créatures transportées par la Horde et dont on ne sait rien ? Et si l’on ajoute a cela des pouvoirs mentaux pour les Atlantes, par exemple, vous comprenez que le monde de Reconquêtes est un univers en quelque sorte idéalisé de notre passé ou magie et merveilleux n’en est pas absent. Et forcement, oui, forcement, comment tout cela ne pouvait-il pas me plaire ? C’était comme si ce sieur Sylvain Runberg avait lu dans mes pensées, dans mes désirs les plus fous et en avait sortit le synopsis parfait a mes yeux !

Mais ce n’est pas tout, car j’ai laissé le meilleur pour la fin : les dessins. Décidément, ces temps ci, je ne peux franchement pas me plaindre pour ce qui est du choix de mes BD ; entre Arawn qui avait déjà mis la barre très haute, voila qu’avec ce premier tome de Reconquêtes, on atteint des degrés rarement atteints de qualité graphique. Bien évidement, ici, le style de François Miville-Deschênes est plus réaliste que celui de la saga celtique précité, mais tout en étant fortement différent, j’ai tout bonnement adoré ; sincèrement, c’est de toute beauté et déjà, si la couverture m’avait carrément enchanté, l’intérieur, en plus de confirmer celle-ci, me subjugua littéralement : c’est tout bonnement du grand art, sans nul doutes, et sincèrement, quand je vois une œuvre dans ce genre, je ne peux que m’incliner et saluer bien bas ce dessinateur que je ne connaissais pas (oui, je l’avoue), mais que je vais tenir a l’œil de très prêt (d’où, également, mon envie de découvrir Millénaires) car il le mérite.

Comme il fallait s’y attendre, La Horde des vivants, premier tome de Reconquêtes, permet surtout aux auteurs de poser leur univers, leurs personnages, les enjeux en cours mais ce n’est pas tout : déjà, des énigmes et des interrogations ne peuvent que titiller l’attention du lecteur, déjà, quelques coups de théâtre surviennent et, chose hautement appréciable, pour une fois, on n’a pas besoin d’attendre le deuxième tome pour que l’histoire démarre ; dès ce premier tome, on en voit de toutes les couleurs et l’intrigue est plus que bien lancée. Bien évidement, et au vu de tout ce que je viens d’écrire, vous vous doutez bien que j’ai fortement apprécié cette BD, et vous n’avez pas tord. D’ailleurs, je vous avoue même que j’ai été agréablement surpris par celle-ci ; certes, j’en attendais beaucoup, certes, je me disais a l’avance que celle-ci risquait fort de me plaire, mais a ce point, non, je ne l’imaginais nullement. Car oui, La Horde des vivants m’a captivé comme fort rarement et d’ailleurs, je ne lui trouve vraiment aucun point faible, tout étant, à mes yeux, parfait de la première a la dernière page. Forcement, devant cet indéniable coup de cœur, il va falloir que désormais, je sois patient, très patient car la suite ne sera bien évidement pas pour tout de suite (il faut savoir laisser le temps au temps), mais qu’est ce que j’ai hâte de la lire ! Ah, si toutes les bandes dessinées pouvaient me faire le même effet que ce premier tome de Reconquêtes

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