mardi 9 août 2011

MILLÉNAIRE : LES CHIENS DE DIEU


MILLÉNAIRE : LES CHIENS DE DIEU

Raedwald parcourt les routes du Haut Moyen Age accompagné de son compagnon Arnulf, un géant surnommé Poing de Fer en raison de sa force de frappe naturelle. Raedwald s'est spécialisé dans le trafic de reliques, un commerce fort lucratif en cette période troublée qui voit l'an Mille et ses promesses d'apocalypses s'approcher à grands pas. C'est au détour d'un chemin forestier que les deux voyageurs tombent sur les restes d'un convoi attaqué quelques heures plus tôt. Au milieu des débris et cadavres calcinés, un homme a survécu au massacre. Raedwald décide d'emmener le grand brûlé à l'abbaye de Santenay, où se trouve la relique de Saint Polycarpe, connue pour soigner ce type de blessure. Les deux baroudeurs vont alors découvrir que parmi les victimes du convoi figuraient des proches du roi Hugues Capet... Le début d'un thriller historique où le surnaturel n'est jamais loin, servit par le trait concis et puissant de François Miville-Dechêne. Un must du genre.

Il est parfois amusant de voir par quels chemins tortueux, l’on peut retrouver certains auteurs perdus de vus depuis des années. Ma dernière critique BD était consacrée à Reconquêtes, du duo Sylvain Runberg, au scénario, et François Miville-Dechêne, aux dessins, par ailleurs, un titre qui – si vous avez lu mon avis que j’ai publié hier – m’avait plus qu’enthousiasmer. Et lorsque, il y a déjà quelques mois, j’avais appris la sortie de celle-ci, je m’étais alors renseigner un petit peu sur tout ce qui entourait ce premier tome d’une toute nouvelle saga, et, justement, je découvris avec une certaine surprise que le dessinateur – par ailleurs, fort talentueux – le sieur Miville-Dechêne, avait autrefois, il y a quelques années déjà, officier sur un autre cycle intitulé Millénaire, une série qui avait pour scénariste, un certain Richard D. Nolane. Quelqu’un qui était loin d’être un inconnu pour moi puisque j’avais, en quelque sorte, fais sa connaissance des années plus tôt suite à une trilogie de trois livres consacrés aux énigmes : Autrefois les Extraterrestres (ouvrage consacré aux témoignages d’apparitions d’OVNIS dans notre passé), Monstres des lacs et des océans et Sur les traces du Yéti et autres animaux clandestins (ceux-ci parlant bien évidement de cryptozoologie). Ces trois œuvres, lors de leurs sorties, m’avaient tellement plu qu’elles furent longtemps mes livres de chevets, lus et relus a de multiples reprises (en particulier le premier) et conditionnaires, en quelque sorte, l’adulte que je devint ensuite. Par la suite, j’avais appris que Richard D. Nolane avait été scénariste de BD, mais a l’époque, ayant d’autres préoccupations, je ne m’étais pas préoccuper de celle-ci ; le temps passa, et pour être franc, je finis par oublier totalement ce fait, et ce, jusqu'à il y a quelques mois a peine. Du coup, entre les souvenirs de celui-ci qui me revinrent, mais aussi, fait non négligeable, grâce au talent de François Miville-Dechêne, l’envie me prit de découvrir et de me procurer cette fameuse série, ce Millénaire, dont je vais vous parler du premier tome aujourd’hui.

Bon, déjà, si ce n’était pas ma découverte tardive d’Arawn, dont je vous ai parler ici même il n’y a pas longtemps, a la base, c’était l’intégralité de Millénaire, c'est-à-dire cinq albums, qui auraient eu droit de citer ; les choses étant ce qu’elles sont, je me contenterais donc, pour le moment, de ce premier tome, intitulé Les chiens de Dieu, la suite étant remise a plus tard, disons, quant j’aurais un peu plus les moyens de me les procurer. Quoi qu’il en soit, j’étais assez enthousiaste quand a l’achat de cette BD ; pour les raisons déjà citées plus haut, bien évidement, mais également pour le synopsis de celle-ci : l’action se déroule en plein Moyen-âge, juste avant l’an 1000, symbole de tant de terreurs de fin du monde (bah oui, les craintes sur l’an 2000 n’étaient pas une première), mais un Moyen-âge légèrement différent du notre puisque emprunt de merveilleux ; ainsi, entre un curieux Roi de France qui semble être revenu du royaume des morts, des reliques de saints qui fonctionnent pour de bon (enfin, sauf quand elles refusent), de curieuses créatures millénaires nommées goules mais aussi, un Moyen-âge où des visiteurs de l’espace (ou du moins d’un autre monde), les Sylphes, se baladent tranquillement au sus de tous, prenant même une part active dans les intrigues de palais, force est de constater que l’univers de Millénaire est pour le moins étrange, oscillant entre une certaine Fantasy, mais également carrément de la SF pour les fameux Sylphes. Mais si ce parti pris, ce choix de l’auteur a put en étonner plus d’un, personnellement, cela ne me surpris pas le moins du monde de la part de Richard D. Nolane : grand amateur d’énigmes et de mystères en tout genre, que celui-ci, dans son scénario, utilise des éléments que l’on pourra qualifier de paranormaux est plus que logique. Et puis, il suffit d’avoir lu son ouvrage consacré aux apparitions d’OVNIS dans l’histoire, Autrefois les Extraterrestres, pour faire le lien entre les Sylphes et les Magonians, ces fameux visiteurs du ciel du Moyen-âge. Bref, entre des auteurs que j’apprécie et un synopsis presque fait pour moi, comment ne pouvais-je ne pas être presser de découvrir ce fameux Millénaire ?

Curieusement, j’ai été loin d’être franchement enthousiasmé suite à la lecture de ce premier tome, Les chiens de Dieu, en tout cas, bien moins qu’avec celui de Reconquêtes. Tout d’abord, un petit mot de François Miville-Dechêne : si ses dessins sont de très bonne facture, sans nul doute, et que la qualité graphique de l’album n’est absolument pas remise en cause, il est indéniable que l’on sent bien que celui-ci accuse, vis-à-vis de ses travaux plus récents, presque dix ans d’âge ; si cela reste plus que correct (bah oui, c’est tout de même superbe), j’ai préféré largement le premier tome de Reconquêtes. Ensuite, si j’ai apprécié l’univers (et pour cela, je pense que mes propres gouts n’y sont pas pour rien), j’ai notamment moins accroché a l’intrigue en général. Certes, elle est intéressante, cette idée d’une enquête juste avant l’an 1000 avec des éléments paranormaux en tout genre, mais est ce en raison de mon manque d’intérêt pour les deux protagonistes principaux de l’histoire – le marchand de reliques, pourtant charismatique, avec son compère, le Bud Spencer du pauvre qui passe tout l’album a picoler et a taper sur tout ce qui bouge – ou bien pour un final certes pas forcement décevant en soit mais loin d’être transcendant non plus.

D’ailleurs, je me demande si en fait, le problème, ce n’est pas le fait que j’attendais énormément de cette BD, et que, du coup, surtout après la lecture de Reconquêtes – celui-ci tout bonnement génial – ce premier tome de Millénaire m’est apparu légèrement plus fade. Car les qualités sont néanmoins nombreuses, c’est un fait incontestable, et j’ai tout de même apprécié cette histoire, au point même, d’être prêt à me lancer dans l’achat de sa suite. De plus, je pense que Millénaire est le genre de saga qui s’apprécie plus dans son intégralité, et si ce premier tome, tout en étant correct, fut loin de m’enthousiasmer, je n’en reste pas moins optimiste pour la suite.

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