mardi 19 juillet 2011

SEPT PIRATES


SEPT PIRATES

Jim Hawkins est devenu négociant. Mais les affaires ne marchent pas fort. Il pourrait bien devoir vendre son navire, l'Amiral Benbow. Mais arrive une étrange proposition : il est convoqué chez un notaire, Maître Balfour. Hawkins se rend chez ce notaire en compagnie du jeune Bjorn. Une surprise l'attend en passant la porte : d'anciennes connaissances sont convoquées aussi, comme le docteur Livesey, Ben Gunn, Dick et Chien Noir. Ils doivent retourner sur la fameuse île de Flint où quelques années plus tôt, ils avaient vécu une course au trésor. Un commanditaire, qui préfère garder l'anonymat, financera cette opération : récupérer le deuxième trésor de Flint qui serait resté sur l'île. Les six compagnons acceptent. Un septième homme les rejoindra en route... « 7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir ! » 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.

Lorsque j’ai débuté Le Journal de Feanor, dans mes toutes premières critiques consacrées a la bande dessinée, je vous avais (enfin, je dis vous mais même mes lecteurs habituels, et ils ne sont pas légions, les ont-ils lu vu que cela remonte a trois ans ?) parler d’une série de chez Delcourt intitulé tout sobrement Sept (ou 7 pour ceux qui préfèrent ce qui, j’en conviens, ne change pas grand-chose au problème) et qui, en sept albums (forcement) voyait sept scénaristes et sept dessinateurs nous proposer sept histoires différentes où les protagonistes principaux étaient au nombre de… sept, bien évidement. Pour tout vous avouer, la série avait assez bien commencé mais au fil des tomes, celle-ci c’était avéré être légèrement trop inégale selon moi, du moins, suffisamment pour que je l’abandonne en cours de route, la faute a un Sept Guerrières qui était, selon moi, tellement décevant et inintéressant au possible que je n’avais pas souhaité poursuivre l’aventure Sept. Pourtant, il y avait eu un titre excellent, comme Sept Missionnaires, véritable petit bijou plein d’humour, et, en y repensant, Sept Psychopathes voir même Sept Voleurs étaient pas mal dans leur genre, et ce, même s’ils n’étaient que des titres moyens. Mais bon, eternel problème de l’amateur de BD qui se doit de faire des choix, bien souvent cornéliens, j’en étais resté la. Du moins, jusqu'à maintenant.

Il y a quelques semaines, nos amis de chez Delcourt proposèrent un huitième titre (chose qui peut paraître saugrenue, il ne devait il pas y avoir que sept tomes ?) à la série : Sept Survivants et profitèrent de l’occasion pour en annoncer d’autres par la même occasion. Intrigué par la chose, je me suis dit qu’a l’occasion, je pourrais éventuellement me laisser tenter par une sortie future, du moins, si mes économies le permettaient, ce qui est, il faut l’avouer, chose difficile. Du coup, je me suis souvenu d’un autre tome de la série que je possédais et que je n’avais jamais critiqué sur ce blog – pour l’avoir lu auparavant – Sept Pirates. Personnellement, je n’en avais pas gardé un excellent souvenir mais le temps aidant, et entre un volume de Bleach et une autre BD sur mes tablettes depuis quelques temps et dont je vous parlerais bientôt, je me suis dit que cela ne me couterais pas grand-chose de le relire, prêt de quatre ans plus tard, afin que cette fameuse histoire de pirates ait enfin droit a sa critique sur ce blog.

Et bien ma fois, cela ne m’arrive pas souvent (quoi que) mais ma mémoire, pour ce qui est de ce Sept Pirates m’a joué bien des tours puisque, après sa relecture dimanche dernier, par une fin d’après midi tristounette, mon opinion a son sujet a bien changer. Pourtant, pendant des années, ce titre de la série Sept faisait partie, en compagnie de Sept Guerrières, de ce que je surnommais les « ratages » de la saga, or, qu’elle ne fut pas ma surprise en me replongeant dans cette histoire de pirates et surtout, de me rendre compte a quel point j’ai put me tromper. Mais tout n’est pas parfait, et je vais commencer par vous parlez de l’élément négatif de cet album selon moi, ses dessins. Je suis vraiment désolé mais je n’accroche absolument pas au style du sieur Tim McBurnie qui oscille entre vrai-fausse peinture où je ne sais quoi d’autre (indéfinissable pour moi), qui doit probablement avoir ses adeptes, qui possède sans doute du talent, mais qui n’est pas pour moi. D’ailleurs, cela est assez dommage car c’est surtout ces dessins que j’ai retenu au fil des années, oubliant le scénario et comme je n’avais pas accroché, j’étais loin, très loin d’être motivé pour une relecture. Bien évidement, j’avais tord et ce, justement, grâce a un scénario qui rattrape largement le coup et qui nous démontre une fois de plus, par A+B, que ce qui compte avant tout, c’est une bonne histoire (le contraire, c'est-à-dire, de beaux dessins avec une intrigue indigeste passant moins bien voir pas du tout a mes yeux). Car il faut féliciter le scénariste, Pascal Bertho, pour ce qu’il faut bien appeler une belle petite réussite ; imaginant une suite au fameux récit de R.L.Stevenson, L'île au trésor, nous retrouvons donc dans ce Sept Pirates des protagonistes connus pour ceux qui ont lu le roman (ah, lointains souvenirs de jeunesse) comme Jim Hawkins, devenu adulte, le docteur Livesey, Ben Gunn, Chien Noir et Dick. Et bien évidement, l’intrigue nous entraine une nouvelle fois dans une nouvelle chasse au trésor parfaitement réussie et qui possède tous les traits du genre avec son lot d'actions, d'abordages, de trahisons et de trésors cachés ainsi qu’un pirate haut en couleur, un certain capitaine Jeckhide (hommage à une autre œuvre de Stevenson : Dr Jeckyll et Mister Hyde) qui est tout sauf original - méchant, sans véritable honneur, cruel etc. – mais qui fonctionne a merveille. Ajoutons a cela un final qui en surprendra plus d’un mais qui s’avère tout de même prévisible et logique et sans nul doute, le lecteur ne pourra qu’apprécier ce Sept Pirates.

Voilà donc un récit de 62 pages que l'on lit avec plaisir et que l'on ne se lassera pas de relire et ce, même si pendant quelques années, j’en ai pensé le contraire. Quoi qu’il en soit, malgré mes vieux aprioris infondés et le fait que je n’ai pas accroché aux dessins, il est clair que cette bande dessinée, bien que plus toute récente maintenant, mérite le détour pour tous les amateurs d’histoires de pirates et d’aventure sans prise de tète en général. Et, du coup, Sept Pirates m’aura redonné envie de me replonger dans cette série, Sept, que j’avais mise de coté, ne m’étant pas procurer les deux derniers volumes et ce, au moment où d’autres titres paraissent. Décidément, ca en fait des bande dessinées a acheter.

2 commentaires:

Emeralda a dit…

Je n'avais jamais entendu parlé de cette série de BD, mais je ne suis qu'une lectrice occasionnelle aussi de ce genre donc ceci expliquant sans doute cela...

Feanor a dit…

Oui, c'est probablement l'explication.
Sinon, si un jour tu voulais te laisser tenter par cette série, le meilleur titre selon moi (pour ne pas dire le seul qui vaille le coup) est Sept Missionnaires, une histoire où sept moines aux meures disons spéciales sont envoyées chez les vikings pour les convertir. Un petit régal d'humour !

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...