samedi 23 juillet 2011

LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ


LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ

En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure… Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine. Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde - alors sous contrôle anglais - est le but ultime. Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets…

Etant complètement passé a coté de la sortie de ce film, en janvier dernier (cela, je viens de l’apprendre en effectuant une petite recherche, juste par curiosité), ce fut donc avec une certaine surprise pour ne pas dire tout bonnement un sentiment de perplexité que je découvris Les chemins de la liberté, où, plus précisément, lorsque ma femme acheta le DVD, il y a de cela quelques semaines. Forcement, je n’en avais jamais entendu parler, mais la chose, finalement, m’arrive assez souvent, ce qui ne signifie nullement que le film ne soit pas bon, bien au contraire ; a contrario, trop de publicité fait autour d’une œuvre n’est pas une garantie de qualité, bien évidement. Quoi qu’il en soit, le synopsis de base avait de quoi me plaire : en plein second conflit mondial – époque certes maintes et maintes fois abordée – un groupe d’hommes réussit à s’échapper d’un goulag et a traverser l’Asie jusqu'à parvenir jusqu’en Inde, a l’époque faisant partie intégrante de l’Empire britannique. A priori tiré d’une histoire vraie (chose à vérifier) mais surtout d’un roman, A marche forcée, œuvre Slavomir Rawicz, ancien soldat polonais envoyé aux goulags sous le régime stalinien, il m’apparaissait comme chose acquise que, a défaut de me plaire (pour cela, encore fallait il le voir pour en juger), au moins l’idée générale de départ était un bon point a mes yeux. Et si nous avons attendu quelques semaines avant de le voir, ce n’était pas forcement par manque d’envie mais plus par manque de temps et ce, jusqu'à dimanche soir où, finalement, nous nous sommes installés pour une petite soirée cinéma comme on les apprécie.

Bon, disons le tout de suite, il est incontestable que Les chemins de la liberté fait partie de ce genre de films qui aurait mérité d’avoir une fin différente, mais je reviendrais dessus en temps utile. Pour le reste, mon opinion est tout autre. En effet, mon intérêt pour un synopsis plus qu’aguicheur selon mes propres concepts et centres d’intérêt c’est révéler exact et en toute franchise, et je pense qu’il est inutile de tourner autour du pot, j’ai énormément apprécié cette œuvre. Bien évidement, il faut savoir garder toute proportion gardée et avouer que tout n’est pas parfait au long des deux heures – environ – que dure le film ; ainsi, je ne peut que regretter que la première partie, qui a lieu au goulag, n’ait pas été plus développer que cela, selon moi, il y avait largement matière a améliorer la vie des divers protagonistes dans le camp de travail sibérien, les conditions difficiles etc. De plus, mais cela était prévisible, j’aurais tellement aimé que – lieu, époque et protagonistes oblige – l’anglais ne soit pas utiliser mais plutôt le russe ; certes, c’est demander un petit peu la lune, mais bon, c’est toujours mieux selon moi que des acteurs parlant en anglais avec un accent slave. Mais ces quelques défauts (a quoi on ajoutera le final) ne sont que des détails mineurs qui ne mettent absolument pas en cause les immenses – et je pèse mes mots – qualités de cette œuvre. Car oui, c’est un superbe film, sans nul doute et qui, au demeurant, m’aura particulièrement surpris, et ce, dans le bon sens du terme. Habituer a tant d’œuvres a grand spectacle hollywoodiennes, avec ces grands plans larmoyants, ces stars qui surjouent l’émotivité et ces bandes originales omniprésentes, quel bonheur absolu de ne pas avoir a subir tous ces désagréments qui polluent – oui, qui polluent – tant de films depuis bien trop d’années. Car dans Les chemins de la liberté, ce qui transparait le plus a l’écran, c’est la sobriété de l’œuvre, des protagonistes et surtout – oh merci, surtout – la quasi absence de musique grandiloquente qui serait venue gâcher le tout. A la place, de superbes acteurs qui savent rester a leur place, ce contentant de jouer leur rôle, de la plus juste des façons, en particulier Ed Harris, en vieux briscard revenu de tout – presque un archétype – brisé par la culpabilité de la mort de son fils et surtout, Saoirse Ronan, actrice que je ne connaissais pas du tout, et qui apporte une touche de sensibilité bienvenue au milieu de tous ces hommes, eux-mêmes loin d’être des héros dans le sens noble du terme avec leurs faiblesses, leurs craintes et leur désespoir. D’ailleurs, un exemple tout simple : Colin Farrell en personne est particulièrement excellent, ce qui, il faut en convenir, ne lui arrive pas tout le temps, comme quoi, quand il le désire, ou quand il est diriger – ici par Peter Weir – par la bonne personne, il nous démontre tout son talent. Mais la chose la plus importante, ce qui m’a le plus plu dans cette œuvre, c’est indéniablement les paysages traversés, ces sublimes images qui parsèment le film, qui écrasent les protagonistes, que cela soit le froid terrible de la Sibérie ou l’indicible chaleur du désert de Gobie, le spectateur ne peut qu’être émerveillé (oui, bon, même si le tournage n’eut pas forcement eu lieu en ces territoires, il fallait s’en douter) par la nature dans toute sa splendeur, et ce, sans les habituels artifices que le cinéma a grand spectacle nous a trop habituer depuis des décennies. Car, comme je vous l’avais dit, ici, pas de bande son omniprésente, tout juste des hommes – et une femme – perdus dans une fuite sans fin dans une nature superbe mais hostile, avec comme uniques compagnons, leurs craintes, la souffrance, mais aussi, la mort.

Cette façon de faire, forcement, n’aura pas fait que des heureux et j’ai put constater, comme je m’en doutais, que bon nombre de personnes n’ont pas apprécié – voir ont carrément détesté Les chemins de la liberté – pour cette raison ; absolument pas conventionnel, sortant des sentiers battus, ce film dénote énormément dans sa construction, bien trop sobre pour un public qui ne va y voir la que longueurs et ennuie total. Pourtant, l’œuvre de Peter Weir est tout sauf longue, bien au contraire, que n’aurait-elle pas méritée de posséder une bonne petite heure de plus, car forcement, on n’en arrive a son principal défaut, dont je vous ai parlé au début : son final. Personnellement, je l’ai trouvé fort décevant en vue de tout le reste qui était jusque la parfait, mais comment ne pas se dire que la traversée de la Chine (qui pour la petite histoire est tout de même un pays gigantesque) et celle de la chaine de l’Himalaya n’auraient pas mérité d’être plus développer ? Sincèrement, tout cela est bien trop vite expédier pour être honnête. Mais ce n’est pas tout, les dernières minutes, franchement, étaient plus qu’évitables : je ne veux pas trop spoiler la fin mais comment croire que, au bout de près de soixante ans, le héros puisse retrouver sa femme, comme si de rien n’était ? Désolé mais ce happy end est bien trop tiré par les cheveux et ne peux, selon moi, que nuire fortement a cette œuvre.

Quoi qu’il en soit, malgré un final qui aurait franchement mérité un autre traitement, il me semble évidant que Les chemins de la liberté est un excellent film, portant en lui bien des qualités et qui a le bon gout de ne jamais trop en faire (sauf a la fin, hélas). Certes, il dénote fortement dans le petit monde du cinéma, certes, cela ne lui attirera pas que des admirateurs, mais sincèrement, il n’en est que meilleur et, quelques jours après l’avoir vu, je ne peux que me dire que si plus d’œuvres étaient du même acabit, cela ne serait pas plus mal.

2 commentaires:

Nefertiti a dit…

ben alors,pas de rebrique recro pour Amy ?

http://www.lepost.fr/article/2011/07/23/2555257_la-chanteuse-amy-winehouse-est-morte.html

lol bon w end a toute ta famille

(ps par contre je te previens ton blog met des pops up de voyances gratuites desagreables...)

Feanor a dit…

Bah non, appris ça hier soir et n'étais pas chez moi hélas pour en parler. Mais je vais rattraper le coup comme tu t'en doutes.

Sinon, j'ai de la pub qui apparaît? Ah bon? Et en plus, pour de la voyance !!! Curieux, chez moi et au travail, je n'ai rien.

Bon week-end

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