samedi 30 juillet 2011

ARAWN : LES LIENS DU SANG


ARAWN : LES LIENS DU SANG

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur... Alors que ses quatre enfants sont partis à la conquête d’un royaume, à la poursuite d’une destinée hors normes qu’ils se disputent, Siamh se retrouve seule face aux nombreux dangers qui la guettent. Attaquée par quatre créatures de la nuit, la redoutable guerrière n’est cependant pas une proie facile. Alors que la vie de la belle ne tient plus qu’à un fil, celle du roi Gresholm prend fin lors d’un ultime banquet arrosé … de sang. Arawn s’empare définitivement du trône et conquiert dans la foulé les autres royaumes de Cymru. Un seul trophée manque cependant encore à son tableau de chasse : le corps et surtout le cœur de la reine Deirdre …

Bien évidement, comme vous pouviez vous en doutez suite a la lecture de ma toute dernière critique, vu a quel point le premier tome de Arawn, cette fameuse histoire – racontée par lui-même – de l’enfance du Seigneur des enfers de la mythologie celte m’avait plut, je ne pouvais plus attendre, avide que j’étais de découvrir la suite de la saga, et me suis donc procurer les trois autres tomes parus a ce jour. Prévue a la base en cinq tomes (mais un sixième, finalement, serait sur les tablettes également), la série de Dark Fantasy des sieurs Le Breton et Grenier est sans nul doute ce que j’appellerais sans exagération aucune un incontournable pour les amateurs du genre. Et pourtant, tout n’étais pas gagner a la base. En effet, je pense ne pas me tromper en disant que trop de Fantasy tue la Fantasy comme, autrefois, trop de SF rendait la majeure partie de la production tout bonnement inintéressante au possible. Bien évidement, cela ne signifie nullement qu’il n’existe pas des œuvres de qualité – encore heureux – mais la mode étant de nos jours – merci l’adaptation du Seigneur des anneaux – a la Fantasy, force est de constater que, depuis une bonne petite décennie, malgré quelques petites, la majeure partie des bande dessinées, films et autres romans sont loin de pouvoir être qualifier de véritables incontournables (et encore, je ne vous parle des sous Harry Potter et des romances avec des vampires, sinon, je ne m’en sortirais pas). Bien heureusement, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il apparaît clair que cette saga, ce fameux Arawn, lui, est d’une tout autre trempe et que, même s’il ne plaira pas a tout le monde (les gouts et les couleurs ne se discutent pas), la qualité de celle-ci est indéniable, tant par son ambiance, son synopsis mais avant tout, de part ses qualités graphiques. Bref, une série de chez Soleil qui mérite le détour (personnellement, j’avais eu tellement de déceptions avec cette maison d’éditions que ce fut même une sacrée surprise), cela, j’en suis intimement persuader.

Le monde et les personnages étant présentés, comme il se doit, dans le premier volume de la saga, nous retrouvons donc la suite directe des pérégrinations de nos protagonistes dans ce deuxième tome fort judicieusement intitulé Les liens du sang. Oui car comme les lecteurs de Bran le maudit le savent (pour l’avoir lu), nous avons là quatre frères, deux paires de jumeaux de deux pères différents, dont le destin, apparemment, sera de se déchirer entre eux, quatre frères donc, dont on connaît a l’avance le sort de l’un d’eux, le fameux Arawn, le narrateur du récit, qui sont tous suffisamment charismatiques pour que chacun puisse être qualifier de héros de l’histoire (ce qui est suffisamment rare pour le souligner), mais aussi une mère, une formidable guerrière du nom de Siamh (qui curieusement, semble ne jamais vieillir tandis que ses fils deviennent adultes) qui les poussent a devenir de formidables guerriers, de grands conquérants, mais qui, obnubilé par la fameuse prédiction et son amour inconditionnel pour un seul de ses fils – en qui elle voit l’élu – risque de faire bien plus de mal que de bien. Et donc, dans ce deuxième tome, l’on suit, après un début où Siamh a maille à partir avec des hommes-loups (formidable combat superbement mis en images par un Sébastien Grenier tout bonnement sublime), la destinée de ces quatre frères qui, chacun a leurs façons, conquièrent un royaume. Bien évidement, l’intrigue s’attarde plus sur le sort du fameux Arawn et de ses amours avec la Reine Deirdre, celle qui est présentée comme étant son seul et unique amour de sa vie, ce qui est normal puisque celui-ci est le narrateur, mais les autres ne sont pas en restes, et le final, où ils se réunissent afin de fêter un heureux événement et suffisamment dramatique (en particulier dut aux relations entre des personnages qui, pour rappel, sont membres de la même famille) en soit et annonce des lendemains terribles.

Les liens du sang est donc un excellent second tome, peut-être, selon moi, inférieur au premier qui lui, plaçait la barre très haut (tant d’un point de vu narratif que graphique) même s’il s’en sort très bien. Désormais, l’intrigue est lancée, le destin, inéluctable – comme dans une bonne tragédie grecque – est en marche et l’on se doute que la suite va voir celui-ci se réaliser. Si Ronan Le Breton s’en sort toujours aussi bien pour ce qui est du scénario, que dire du travail de Sébastien Grenier si ce n’est que celui-ci est tout bonnement grandiose. Certes, j’ai préféré le premier tome d’Arawn, mais cela ne signifie nullement que celui-ci lui soit inférieur, disons plutôt que les décors étaient tellement variés que c’était un régal d’apprécier l’éventail de la palette de Grenier sur ceux-ci, dans le deuxième tome, l’intrigue se déroule bien plus en intérieur et il y a pas mal de batailles rangées, plus brouillonnes en soient. Mais quoi qu’il en soit, ces tableaux – car je ne peux que les qualifier ainsi – sont franchement sublimes et quand je repense a certains d’entre eux, comme celui où l’on voit le Roi d’un des royaumes conquis, chevauchant un sublime étalon (un cheval, n’allez pas imaginer autre chose), voir certains avec Deirdre, il y a de quoi être admiratif. Bref, mais bien évidement, vous l’avez compris, une série qui, sur ses deux premiers tomes, a fait plus que me conquérir. A voir maintenant ce que valent les deux prochains.

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