mardi 5 juillet 2011

10 000


10 000

10 000 ans avant notre ère, au cœur des montagnes... Le jeune chasseur D'Leh aime d'amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D'Leh se lance à sa rescousse à la tête d'une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l'existence. Au fil de ces rencontres, d'autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D'Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée. Au terme de leur voyage, D'Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d'immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n'est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière...

Et bien, celui là, on pourra dire que cela faisait longtemps que je voulais le voir ! N’ayans pas eu l’occasion, l’année de sa sortie – 2008 – de le voir au cinéma vu que ma femme, dixit, « ne voulait pas voir une telle daube », je m’étais dit que je me le procurerai en DVD lorsque celui-ci serait disponible, chose que, bien évidement, je ne fis pas, laissant s’écouler les années avant que, finalement, je ne me décide a me procurer pour la très modique somme de 90 centimes (et quelque part, encore heureux que je n’ai pas dépenser plus) afin de voir ce qu’il valait véritablement. Bien évidement, je dois reconnaître que je n’en attendais pas grand-chose ; après tout, 10 000 étant une œuvre de l’inimitable réalisateur allemand Roland Emmerich, déjà coupable des dérangeants Stargate, Independance Day et autre 2012, l’amateur de cinéma un temps soit peu sain d’esprit savait forcement a quoi s’attendre. Cependant, d’un autre coté, j’ai toujours gardé une sympatie toute particulière, tout en reconnaissant la faiblesse de ce film, pour Stargate, mais cela était dut plus a son univers et a ce que son synopsis laissait sous entendre, que pour les qualités totalement absentes de cette œuvre cinématographique. Et comme l’amateur éclairé de paléocontact et d’histoire oubliée le sait parfaitement, 10 000 étant une espèce de préquelle de ce même Stargate, il était, en quelque sorte, de mon devoir, de regarder ce film. Après, advienne qui pourra…

Car avant toute chose, et si 10 000 et Roland Emmerich méritent largement d’être critiqués a leur juste valeur, il y a au moins une chose sur laquelle j’estime qu’il n’y a rien a dire, c’est ce fameux univers qui sert de base au synopsis de cette œuvre (ainsi que de Stargate), c'est-à-dire, toutes ces histoires plus ou moins sérieuses ou farfelues – suivant que l’on y croit ou pas – au sujet d’anciennes civilisations disparues, voir de paléocontact avec des extraterrestres. Ainsi, si la plupart des gens vont trouver saugrenues la présence de navires dans 10 000, ainsi que les fameuses pyramides égyptiennes, construites officiellement environ sept mille ans plus tard que dans le film, pour certains, tout cela n’a rien de farfelue, ou presque. En effet, depuis des décennies, certains ont put avancer l’idée que certaines civilisations ont put, dans notre passé, atteindre un certain degré de perfectionnement avant de disparaître, laissant de ci de la certains témoignages de leur présences comme, bien évidement, les fameuses pyramides, le Sphinx – dont certains géologues estiment, au vu de son érosion, qu’il pourrait avoir dans les… 10 000 ans et être donc largement antérieur a la civilisation égyptienne – mais également certains sites précolombiens de l’autre coté de l’Atlantique. Pour ces mêmes personnes, le nom qui revient le plus souvent est bien évidement celui de l’Atlantide, légendaire ile et Empire engloutie… il y environ 10 000 ans et qui aurait disséminée sa culture aux quatre coins du monde. D’autres ont été encore plus loin puisqu’ils estiment que les anciens ont été en contact avec des extraterrestres, les fameux Dieux descendus du ciel et qui auraient servis de professeurs à l’humanité. Ces théories, forcement très critiquées et, critiquables surtout pour la deuxième servent donc de toile de fond a des films comme Stargate et donc, 10 000. Ainsi, que l’on y croit ou pas – chacun est libre après tout de croire en ce qu’il veut et, personnellement, j’ai toujours eu une attirance non dissimulée pour celle d’anciennes civilisations perdues – force est de constater que, du coup, on ne peut critiquer un film comme 10 000 pour de prétendues anachronisme tout bonnement en raison du fait que ce n’est absolument pas un film historique puisqu’il se contente d’être représentatif d’une certaine croyance de notre passé.

Ceci étant dit, car j’estime que cela avait son importance, il est temps maintenant de s’intéresser au nœud du problème du jour, c'est-à-dire, le film en lui-même. Et là, c’est un tout autre problème. Et là, sincèrement, même les vieux amateurs de civilisations oubliés ou de paléocontact seront dubitatifs devant le résultat final, car, une fois passé les multiples références qui plairont probablement aux initiés – je pense par exemple à la cicatrice d’Evolet qui forme la constellation d’Orion – une fois l’émerveillement devant la reconstitution des sublimes – mais beaucoup trop grands – Mammouths, mes animaux préhistoriques préférés, et autres Tigres a dents de sabres et Phorusrhacos (les oiseaux géants) passé, et bien, force est de constater qu’il ne reste décidément pas grand-chose. Ainsi, même si je n’attendais pas grand-chose de 10 000, je dois avouer que je ne m’attendais pas a aussi peux, car bon, comment dire, je ne veux pas être méchant mais il n’y a pas grand-chose à tirer de ce film qui, sans nul doute, peut être qualifié de grosse déception.

Déjà, l’on retrouve tous les défauts habituels de notre ami Roland Emmerich qui a toujours le plus grand mal a réaliser des films convenables et au scénario digne de ce nom : scénario un peu bancal et pas original pour un sous – après tout, cela reste une banale intrigue ou un jeune homme par sauver sa belle dulcinée des griffes des grands méchants – protagonistes possédant un charisme proche de celui d’une huitre, situations convenues voir tout bonnement soporifiques ainsi que cette idéologie un peu curieuse avec ces deux hommes blancs qui deviennent les messies des tribus noires qui sont en esclavages. Tenez, puisque je parle des tribus noires, voila l’une des plus grosses incohérences du film : l’action se déroulant a la fin de la dernière période glaciaire, nous avons, au début, une tribu européenne typique comme on peut, éventuellement, se l’imaginer a l’époque. Sauf que, ceux-ci franchissent une montagne, puis une forêt et ils débarquent… en pleine Afrique noire !? Et là, j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, j’ai beau analyser une mappemonde, je ne vois pas comment on peut passer de l’Europe glaciaire a l’Afrique noire en franchissant une montagne ? Du coup, et j’ai beau ne rien à voir contre nos amis africains, Roland Emmerich aurait mieux fait de remplacer ceux-ci par des tribus sémites, cela aurait crédibilisé un petit peu son film. Surtout que celui en avait bien besoin ; et, par pitié et surtout parce que je suis dans un bon jour, j’éviterais d’aborder le sujet des Tigres a dents de sabres et des Phorusrhacos qui étaient originaires d’autres parties du monde voir tout bonnement éteints a cette période de la préhistoire. Mais bon, ce n’est plus qu’un détail.

Selon moi, il était parfaitement possible de réaliser un bon film qui aurait traité des civilisations disparues ou de paléocontact (après tout, les films de SF existent bien, non ?) ; le sujet, que l’on y adhère ou pas, est suffisamment vaste pour que l’on en tire d’excellents scénarios. Hélas, mille fois hélas, c’est Roland Emmerich qui si est attelé ce qui fait qu’au final, on se retrouve avec un film incohérent pour la plupart du public, et fortement décevant pour les connaisseurs. 10 000 ne possède pas, du coup, un scénario a la hauteur, ses acteurs ne sont franchement pas terribles, le souffle épique auquel on aurait put s’attendre est aux abonnés absents et les incohérences et les situations convenues sont bien trop présentes pour qu’on puisse l’apprécier. Après, cela se regarde tout de même, tout n’est pas a jeter non plus pour passé une soirée sans prise de tête, et puis, les Mammouths sont vraiment superbes. Cependant, cela fait peu, trop peu pour que 10 000 puisse être qualifié de bon film, d’où, forcement, une déception plus que compréhensible vis-à-vis de ce film.

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