lundi 16 mai 2011

UN BALCON SUR LA MER


UN BALCON SUR LA MER

Dans le sud de la France, Marc, marié et père de famille, mène une vie confortable d'agent immobilier. Au hasard d'une vente, il rencontre une femme au charme envoûtant dont le visage lui est familier. Il pense reconnaître Cathy, l'amour de ses 12 ans dans une Algérie violente, à la fin de la guerre d'indépendance. Après une nuit d'amour, la jeune femme disparaît. Au fil des jours un doute s'empare de Marc : qui est vraiment celle qui prétend s'appeler Cathy ? Une enquête commence.

Personnellement, cela faisait un certain temps que je souhaitais regarder ce film ; déjà, lors de la sortie de celui-ci au cinéma, il y a quelques mois, la bande annonce m’avait suffisamment intriguée, ne serais ce que pour l’intrigue – un homme, marié et père de famille, qui retrouve, bien des années plus tard, son amour de jeunesse perdu de vu depuis l’époque de l’Algérie française et qui pourrait bien s’avérer ne pas être celle qu’il croit – mais aussi, et je ne m’en caches pas, pour voir ce que pouvait donner un Jean Dujardin dans un rôle plus dramatique, bien plus sérieux que dans ses rôles habituels. Cette envie se trouva renforcée il y a quelques semaines, lorsque je me suis procurer le DVD d’un autre film, L’homme qui voulait vivre sa vie (dont j’ai écrit la critique il y a quelques temps sur ce blog), et où je revis la bande annonce de ce Balcon sur la mer qui décidément, m’intriguait et me donnait envie de plus en plus. Ainsi, ce samedi, en allant au travail et dans l’optique de passer une soirée ciné (oui enfin bon, au lit) avec ma femme, j’ai sauté sur l’occasion et me suis procurer le DVD (oui, je sais, je dois être l’un des dernier à en acheter encore). Mais ce film était-il à la hauteur de mes attentes ? C’est ce que je vais tacher de vous expliquer ci-dessous :

Bon, inutile de tourner plus longtemps autour du pot, Un balcon sur la mer ne méritait absolument pas un tel enthousiasme de ma part et, franchement, je peux dire que celui-ci m’a légèrement déçu. Pourtant, de part son synopsis de départ, dont je vous ait parler plus haut, ainsi que pour la première partie du film, celui-ci démarrait assez bien et laissait entrevoir, a défaut d’un chef d’œuvre, du moins, un film correct voir assez bon. Jean Dujardin est assez sobre et, selon moi, cela lui convient assez bien ; personnellement, je l’ai connu – comme tout le monde – par le célèbre et désormais cultissime Un gars, une fille qui au passage, commence déjà sensiblement à dater, et, depuis qu’il c’est lancé dans le cinéma, le peu de films où j’ai put le voir étaient, comment dire, des œuvres qui mettaient en scène son coté comique (a coté de ca, je n’ai pas tout vu non plus), ce qui, franchement, n’était pas ma tasse de thé. Ainsi, voir cet acteur dans un rôle sérieux, sobre, plus dramatique me convenait parfaitement et par ailleurs, le début d’Un balcon sur la mer confirmait que, malgré ses détracteurs, le sieur Dujardin possède un indéniable talent d’acteur et le spectateur ne peut que se passionner et compatir aux bouleversements des sentiments d’un homme qui, des décennies plus tard, retrouve son amour d’enfance, cette petite fille – qui entre temps a bien grandie – et dont-il est toujours amoureux. Bien évidement, comme il fallait s’en douter, il se passe quelque chose entre eux (bon, ils couchent ensemble pour ceux qui ne suivent pas), puis, subitement, la fille – Marie-Josée Croze assez bonne dans son rôle par ailleurs – disparaît et son amant transit s’aperçoit que tout n’est pas aussi simple qu’il pouvait le croire puisque, au détour d’une conversation avec sa maman – ici Claudia Cardinale en pilotage automatique – celle-ci lui annonce le plus sérieusement du monde que la petite fille d’en face était… morte. Et comme dirait l’autre : « jusqu’ici, tout va bien »

Le problème, c’est qu’ensuite, ca ne va plus du tout ! Bon, déjà, l’un des gros points noirs du film que je ne peux passer sous silence et qui n’est pas limiter uniquement a la seconde partie, le son. Je ne sais pas vraiment ce que l’ingénieur du son a fait avec le mixage mais a de multiples reprises, je n’ai pas compris ce que disaient les acteurs. Me pensant sourd, je me suis tourner vers ma femme qui a chaque fois me confirmait qu’elle non plus ne comprenait pas tout. Détail me direz vous ? Non messieurs dames, foutage littéral de la gueule des spectateurs ! Ensuite, cette fameuse deuxième partie ; bon, comment dire ? Avec ce genre d’intrigues où un personnage n’est pas forcement celui que l’on croit ou, du moins, l’on peut se poser des questions légitimes quant a son identité, cela fait un peu tache de tout deviner au bout d’une grosse demi-heure ; ce fut mon cas, et ensuite, il restait encore plus d’une heure de film. Bon, a la rigueur, ce n’est pas trop grave mais question suspens, on repassera, surtout que, si encore, j’avais put deviner l’identité de cette fameuse Cathy mais que l’intrigue ne dévoile celle-ci que bien plus tard, cela n’aurait pas été trop gênant, sauf que la, ce n’est pas le cas et assez rapidement, tout le monde sait tout sur tout (enfin, presque tout le monde). Ensuite, car ce n’est pas tout, hélas, l’intrigue par littéralement en sucette, et ce, de la plus mauvaise des manières : d’une simple mais efficace histoire d’adultère soupçonné de mystère quant a l’identité de cette Cathy, voila que le scénario, aux détours de flashbacks en pagaille, part sur des sentiers dignes d’un polar de troisième zone avec le collègue de Dujardin qui utilise Cathy – au passage, les deux ont une liaison - comme prête nom pour des achats frauduleux (mais pourquoi, on ne le saura jamais) ; bien évidement, Dujardin dévoilera la supercherie ; comment, ne me demandez pas, je n’en sais fichtre rien, la faute due soit au son exécrable de ce film qui aurait put me faire louper le sens d’un dialogue, ou bien alors, tout simplement parce qu’il y a un manque dans le scénario, d’ailleurs, cela ne m’étonnerais pas plus que ca. Mais ce n’est pas tout, encore une fois ! A quoi elle sert Sandrine Kiberlain dans ce film ? En toute sincérité, son rôle n’aurait pas put ne pas être légèrement plus développé parce que là, on ne peut plus vraiment parler de second rôle mais carrément de troisième ! Et si l’on ajoute a cela les fameux flash-back, qui s’enchevêtrent sans cesse et qui viennent alourdir, a un certain moment, un scénario qui n’en avait pas besoin, je pense que vous comprendrez un peu ma déception vis-à-vis de ce film. Quant au final, selon moi ridicule de part sa rapidité lapidaire – hop, on conclu le tout en moins de cinq secondes chrono avec un dialogue niais au possible – par simple charité, j’éviterais de m’attarder dessus davantage.

Il est tout de même dommage qu’au final, Un balcon sur la mer, laisse une telle impression de gâchis ; bien évidement, l’intrigue de départ n’avait rien d’exceptionnelle mais pourtant, elle n’en avait pas moins un certain potentiel pour en faire un bon film, d’ailleurs, la première partie de celui-ci le laissait présager. Mais assez rapidement, tout l’édifice s’écroule, le scénario part en cacahouète et Nicole Garcia croit probablement bien faire en jouant de façon maladroite avec les flashbacks et en ajoutant une touche de polar là où il n’y en avait nul besoin. Du coup, une fois de plus, l’on ne peut que constater que les meilleurs films sont, finalement, les plus simples : cela ne signifie pas que le scénario doive tenir sur un timbre poste mais tout simplement que l’on se tienne a un scénario cohérant, logique que l’on évitera d’alourdir par des artifices qui plaisent tant aux intellos du dimanche (ceux qui ne jurent que par la sainte trilogie Canal +/Les Inrocks/Libération) mais qui n’apportent rien au schmilblick. Quant a Jean Dujardin, assez bon dans la première partie de ce Balcon sur la mer, même lui finit par lasser a force de se lamenter sur lui-même et de jouer les pauvres petits malheureux, mais bon, quelque part, pour sa défense, il a jouer ce que le scénario lui demandait.

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...