lundi 9 mai 2011

LES CHRONIQUES DE LA LUNE NOIRE : LE VENT DES DRAGONS


LES CHRONIQUES DE LA LUNE NOIRE : LE VENT DES DRAGONS

Seuls rescapés de la sanglante bataille de kendhir, Wismerhill, Pile ou face et Fey s'engagent sur le noir chemin pavé d'embûches qui les conduira à l'oracle... Autour d'eux s'agitent des forces néfastes et maléfiques en une terrible lutte pour le pouvoir absolu : Frater Sinister et ses impitoyables chevaliers de la lumière, l'Archimage Haazeel Thorn et le démon Urmacht, l'empereur de Lhynn et ses sbires omniprésents... Sur cet échiquier gigantesque, Wismerhill et ses compagnons, tels des pions imprévisibles, s'aventurent là ou souffle le vent des dragons ...

Il y a un environ un mois, a quelques jours prêt, je me lançais finalement, après presque deux décennies d’hésitations (et oui, le Feanor, il sait prendre son temps), a la découverte de l’une des bande dessinées française d’Heroic Fantasy les plus célèbres et qui aura marqué toute une génération, je veux bien évidement parler des fameuses Chroniques de la Lune noire. Œuvre culte pour beaucoup d’amateurs de ma génération, les fameuses Chroniques, de Monsieur François Froideval pour le scénario et du génialissime Olivier Ledroit aux dessins (mais uniquement pour les cinq premiers tomes) et qui ne s’acheva que très récemment – avec au passage, des avis pas forcement enthousiastes vis-à-vis de celle-ci – était depuis longtemps sur mes tablettes et ce ne fut donc que le mois dernier que je me suis enfin décidé, mais tout cela, je vous en ai déjà parler lors de la critique du premier volume de la saga. Mais quoi qu’il en soit, mes impressions quant a ce fameux tome un n’avaient pas été aussi bonnes que je l’avais espérer a la base : entre un Ledroit alors débutant et a mille lieux de son travail actuel sur Requiem chevalier vampire par lequel je le connais surtout, un univers très marquer « années 80 » et qui m’aura donné l’impression d’avoir effectué un petit voyage dans le temps vers mon adolescence, mais aussi et surtout, en raison du fait que lorsque l’on attend trop longtemps avant de s’attaquer a une œuvre aussi culte, on n’en attend probablement trop, et le résultat, bien souvent, ne peut que décevoir un peu. Ainsi, malgré des qualités déjà présentes, des protagonistes qui donnaient envie d’en savoir plus sur eux et une intrigue qui se mettait doucement en place, et ce, dans un univers qui certes, datait un peu et n’était pas franchement original mais qui n’en était pas moins intéressant, je n’avais pas put m’empêcher d’éprouver une certaine déception, ainsi, j’avais hâte de lire le deuxième tome, afin de voir si celui-ci allait faire évoluer mon jugement de façon positive.

Et ben en fait, pas vraiment. Le problème, c’est que quelque part, je pourrais quasiment faire un simple copié/collé de la critique du premier volume pour vous parler du Vent des Dragons, deuxième tome des Chroniques de la Lune noire, tant les similitudes entre les deux sont flagrantes. Car, tant les défauts et les qualités que j’avais signalés dans Le signe des ténèbres sont une fois de plus au rendez vous, la plus flagrante étant le cas Olivier Ledroit. Bon, comment dire, il est incontestable qu’après coup, je regrette énormément de ne pas m’être plonger dans la lecture de cette œuvre bien avant, voir carrément, dans les années 90, c'est-à-dire, bien avant Requiem. Car il est indéniable que pour tous ceux qui, comme moi, ont surtout connus de Ledroit, ses sublimes dessins dans la saga vampirique (entre autres), devoir se taper ses débuts dans Les Chroniques de la Lune noire est, comment dire, problématique et surtout pas a son avantage. Car si, au jour d’aujourd’hui, Ledroit est tout bonnement un génie (et je pèse mes mots), il y a vingt ans, ce n’était pas forcement encore le cas. Bien évidement, je ne suis pas là pour critiquer un artiste que j’admire, surtout que personnellement, j’aurais été fier de dessiner aussi bien que lui dans ces fameux deux premiers albums des Chroniques, mais quoi qu’il en soit, il serait faux de se voiler la face devant les faits, tels qu’ils sont, et oui, les planches de l’époque sont a mille lieux de ce que Ledroit fera par la suite. Bon, même ainsi, n’exagérons pas, cela reste tout de même plus que correct, mais bon, quand on connaît Requiem, ce n’est pas franchement évidant…

Mais Le vent des Dragons, ce n’est pas uniquement Ledroit, bien entendu, n’oublions pas le scénario, le fameux nerf de la guerre de toute œuvre qui se respecte. Bon, si dans le premier tome, Froideval mettait en scène ses protagonistes, nous les faisant découvrir, ainsi que l’univers et les intrigues à venir, il me semble indéniable que dans ce second volume, c’est encore un petit peu le cas puisque en le lisant, j’ai plus eu l’impression de lire la suite directe du premier tome qu’autre chose : ici, le personnage principal, après avoir fait la connaissance de ses premiers compagnons précédemment, en rencontre d’autres, son petit groupe commençant a prendre forme. De même, l’intrigue n’est pas encore véritablement lancée puisque, petit à petit, et pendant que Wismerhill et ses compagnons partent en quête de l’Oracle, Froideval nous en apprend plus sur les intrigues en court, les alliances, les coups bas à venir, les complots etc. mais ce n’est, évidement, qu’une mise en bouche ; de nouveaux personnages font leur apparition, on peut, éventuellement, commencer a se poser quelques questions vis-à-vis de certaines intrigues, voir même certains liens entre protagonistes, mais pour le moment, l’histoire en elle-même n’est pas encore lancée, avançant a petits pas, ce qui, finalement, n’est pas franchement anormal pour tout cycle plus ou moins long (et puis, mieux vaut prendre son temps que de nous faire comme dans L’Histoire secrète, n’est ce pas ?).

Bien évidement, il faut prendre Le vent des Dragons pour ce qu’il est avant tout, c'est-à-dire, une continuation du prologue des débuts d’une saga bien plus longue. Ainsi, le lecteur sent que tôt ou tard, ca va vraiment commencer et qu’ensuite, il en prendra plein la vue, mais pour le moment, il faut savoir s’armer de patiente et prendre son temps pour découvrir l’univers, vraiment vaste, l’intrigue, qui commence a se dévoiler, et profiter, avec les personnages, décidément pleins d’humour pour ce qui est des compagnons de Wismerhill – ce qui dénote agréablement vis-à-vis du ton général de l’album – d’une bonne histoire faite de situations souvent cocasses… mais pour combien de temps encore ? On se doute bien que cela sera plus sérieux par la suite. Alors oui, ce deuxième volume des Chroniques de la Lune noire n’est pas le truc de l’année mais il n’en reste pas moins un album agréable, plus de transition qu’autre chose, avec des qualités et quelques défauts (dont les dessins de Ledroit, encore hésitants) et qui semble annoncer une saga qui promet énormément. A voir ce que la suite donnera ?

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