lundi 9 mai 2011

40 ANS, TOUJOURS PUCEAU


40 ANS, TOUJOURS PUCEAU

Andy Stitzer est le chef d'inventaire à SmartTech, magasin d'électronique. À 40 ans, vivant seul, il est fan de figurines, joue de la trompette et aussi aux jeux vidéo. Un jour, trois de ses collègues, David, Cal et Jay l'invitent à une partie de poker qui se déroule dans le magasin. Durant cette partie, le sujet de discussion tourne sur le sexe. Mais quand Andy raconte une histoire potache, les trois hommes découvrent le secret du quadragénaire : il est puceau. Ils le prennent en affection après avoir découvert son secret, et décident d'y remédier. Ils pensent avoir réussi lorsqu'Andy rencontre Trish, quadragénaire elle aussi, mère de trois enfants et qui possède son propre magasin « We sell your stuffs on eBay » en face du sien. Malheureusement, leur premier rendez-vous ne se finit pas comme prévu et s'ensuit un accord commun de non-contact physique jusqu'à leur 20em rendez-vous.

Ouaouh, comment vais-je pouvoir me regarder dans une glace après avoir vu ce, hum, comment dire, ce chef d’œuvre non, ce bon film, même pas, bon alors, disons, ce nanard, non plus puisqu’en est pas un, bah alors, hum… disons ce symbole parfait de l’humour potache calibrer pour les adolescents du monde entier mais aussi, n’ayons pas peur de le dire, pour les grands adolescents attardés, en particulier américains mais pas uniquement (comment, vous pensiez qu’il n’y en a pas en France, c’est que vous vous trompez mes amis !). Car effectivement, ce 40 ans, toujours puceau – déjà le titre – ne restera pas dans les annales du septième art, bien au contraire mais en toute franchise, ce film a-t-il été fait pour cela ? bien évidement que non ; alors, on me rétorquera que celui-ci ne sert a rien, ce a quoi je répondrais : « bah, en fait, comme 99,99% des films en gros », voir tous, tout bonnement. Vous en connaissez des films qui ont changé l’histoire de l’humanité ? Bah, franchement, non. C’est donc pour cela qu’il faut prendre ce 40 ans, toujours puceau avant tout pour ce qu’il est, c'est-à-dire, avant tout un divertissement complètement débile et parfaitement assumé de la part de ses auteurs, a l’humour d’une lourdeur qui ferait passer un éléphant pour un anorexique, des gags et des situations mille fois vues et revues, des personnages stéréotypés au possible et même, un certain petit message subliminale du genre « c’est beau finalement de ne pas coucher avant le mariage » ; mais, car il y a un mais, a ma grande stupéfaction, ca marche ! Oui, on se marre, et pas qu’un peu, oui, c’est débile, profondément débile même, mais comment ne pas exploser de rire devant des situations connues, des gags usés jusqu'à la moelle, et surtout, devant ce fameux puceau, ce quadra a la magnifique tête de vainqueur qu’est Steve Carell ? C’est tout bonnement impossible. Et là, comme je vous l’ai déjà dit dans une ancienne critique (par contre, je ne sais plus dans quel film), il faudrait un jour que nous autres, européens, soyons un peu moins arrogants – moi le premier – devant ce cinéma américain bourré de défauts et de clichés mais qui a ce don, sans se renouveler aucunement, de fonctionner encore et encore.

Alors bien sur, cela ne fait de 40 ans, toujours puceau un grand film, ni même un bon film, mais, malgré tous ses défauts, ses lourdeurs, son humour pipi/caca/cul, son message quasi retro sur l’amour avant le mariage (finalement, tous les protagonistes qui couchent sont présenter comme étant aussi voir plus débiles que le fameux puceau de l’histoire) ainsi que le fait que celui-ci soit tout sauf original, je n’ai pas put m’empêcher de rire en le regardant, voir carrément d’avoir a deux ou trois reprises, une belle crise de fou rire. Bien sur c’est débile, bien sur cette critique dénote complètement vis-à-vis des films dont je vous parle sur ce blog, bien sur, je dois même reconnaître que j’éprouve une certaine honte a lui consacrer un article, mais que voulez vous, le cinéma, ce n’est pas seulement que des chefs d’œuvres, des grands films, des films sérieux, qui font réfléchir, engagés, cultes ; non, le cinéma, c’est aussi de sacrés nanard, des navets (ce n’est pas la même chose), des comédies mille fois vues et revues, des trucs a l’eau de rose digne de la collection Harlequin et pas mal de films qui ne servent a rien, qui n’apportent rien, dont a honte même. Car le cinéma, avant tout, c’est un divertissement, après chacun se diverti comme il l’entend, car tout est une question de plaisir. Alors oui, j’éprouve un amour inconditionnel pour les vieux films, pour les chefs d’œuvres du septième art, mais oui, également, de temps en temps, j’aime bien me divertir, même si je sais parfaitement que c’est débile, avec des trucs dans le genre 40 ans, toujours puceau. Et question plaisir, vu que je me suis bien marré, que j’ai passé une bonne soirée (tout en perdant quelques neurones, j’en ai conscience), on pourra dire que ce film aura parfaitement rempli son objectif. Il sera toujours temps, ensuite, de passer a des choses plus sérieuses.

2 commentaires:

Lord Orkan Von Deck a dit…

Fais attention Feanor, tu sombres peu à peu !

Feanor a dit…

Oui, je sais parfaitement, et je l'assume!
Vers 15/20 ans (environ), j'étais très radical dans mes choix du genre: "ça, c'est une daube, ça c'est truc, il n'y a que ça qui soit bien, etc."
Maintenant, comment dire, j'ai vieillis, j'ai pris du recul,je suis moins extrémiste dans mes choix (quoi que)et ça m'a permis de découvrir pas mal oeuvres (ciné, littérature, etc)vraiment superbes et que mon radicalisme m'avait fait passer a coté pendant des lustres.

Après oui, ce film est d'une débilité profonde, j'en conviens, mais hier, j'ai voulu voir ce qu'il valait (bah oui, pas grand chose) mais au moins, je me suis marrer, et c'est surtout ça qui compte.
De temps en temps, ça ne fait pas de mal même si j'ai conscience qu'il existe des comédies qui elles, sont d'une toute autre qualité, mais bon, ce n'est pas grave ;)

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