vendredi 1 avril 2011

SIXIÈME SENS


SIXIÈME SENS

Psychologue pour enfants, le docteur Malcolm Crowe vient de voir ses compétences officiellement distinguées par la municipalité de Philadelphie. Ce soir-là, il savoure cette reconnaissance en compagnie de sa femme Olivia quand un jeune homme, qui s'est introduit chez eux, tire sur lui et se suicide après lui avoir reproché de ne pas l'avoir délivré de ses peurs et surtout de ne pas avoir pris son problème au sérieux. Un an plus tard, toujours hanté par le drame, Malcolm s'intéresse au cas d'un petit garçon de 8 ans, Cole Sears, dont le comportement étrange est lié à un terrible secret qu'il n'a jusqu'ici partagé avec personne, pas même avec sa mère, qui l'élève seule…

Bon, je me sens obliger, avant d’attaquer la critique de ce film, Sixième sens, de vous dire que je n’aime pas Bruce Willis. Bon, voilà, c’est fait, et même si pour certains d’entre vous, cela n’a aucune importance puisque ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est une œuvre cinématographique et non un acteur, quel qu’il soit, pour moi, ce n’est pas le cas ; tout d’abord, que l’on veuille ou non, un film, bon ou mauvais, est indissociable de ses acteurs, surtout pour ce qui est des plus connus et, suivant qu’on les apprécie ou pas, cela peut jouer quant a notre ressenti final. Ensuite, pour ce qui est de Bruce Willis lui-même, disons que celui-ci représente, a mes yeux, tout le cinéma que je n’aime pas, tous ces films d’action hollywoodiens, calibrés pour un certain public dont, décidément, je ne fais pas parti. N’y voyez là aucune arrogance de ma part, juste que c’est un genre qui n’est pas pour moi, tout simplement. Bref, Bruce Willis et moi, ca ne fait pas deux et moins je le vois, et mieux je me porte, sauf, car il existe toujours des exceptions a la règle, dans l’excellentissime Armée des douze singes, l’un de mes films cultes des années 90. Et tout cela pour quoi ? Tout simplement pour que vous compreniez, pourquoi, plus de dix ans après sa sortie, je n’avais jamais regardé ce Sixième sens.

Les choses sont parfois ainsi, on n’aime pas un acteur et, du coup, on se refuse a regarder une œuvre tout simplement parce que celui-ci joue dedans ; dis comme cela, c’est certes une vision réductrice de la chose que l’on nomme cinéma, voir, extrême, mais bon, que voulez vous, cela m’arrive souvent d’agir ainsi, parfois a raison, plus souvent, a tord. Car je ne vais pas tournez plus longtemps autour du pot, oui, Sixième sens est un bon film. Pas le chef d’œuvre que certains ont put prétendre qu’il était lors de sa sortie mais, indéniablement, un bon film. Et, quelque part, cela, je le savais, et depuis longtemps. Dès sa sortie, il faut dire que tant les critiques que le public furent unanimes quant à cette œuvre, qui, même après tant d’années, possède encore son petit lot de fans. Mais toutes ces louanges, nombreuses au demeurant ne suffirent pas pour que je le regarde lors de sa sortie, n’y pour que je ne sois pas tenté par le DVD ; encore et toujours le problème Bruce Willis… et puis, il y a tellement d’autres films à voir pouvais-je ajouter (ce qui, accessoirement, n’est pas faux) histoire de me chercher des excuses. Et ce coté jusqu’au-boutiste, je l’ai gardé un bon nombre d’années, et puis, finalement, j’ai commencé à changer d’avis, a me dire que, si l’occasion se présentait, il ne serait pas bête de le regarder, ne serais ce que pour voir ce qu’il valait, et finalement, hier soir, il fut diffuser a la télé, et, malgré la fatigue et un manque certain de sommeil, j’ai enfin franchis le cap, ce que je n’ai pas regretter.

Forcement, et ceux qui me connaissent ne seront pas surpris, proposer moi une histoire avec un soupçon de paranormal et cela ne pourra qu’éveiller ma curiosité ; un enfant qui voit des fantômes, des « gens qui sont morts » comme il dit, hum, ca, c’est le genre de truc qui plaira a un vieux fidèle de X-Files. Et, d’entrée de jeu, je dois avouer que, malgré toutes mes réticences passées, je fus captivé par l’intrigue des les premières minutes ou presque, en fait, des que le sieur Willis, jouant ici le rôle d’un psychiatre pour enfants, rencontra le jeune Cole Sears, joué ici par le jeune Haley Joel Osment, tout bonnement excellent (par contre, il a fait quoi d’autre ensuite ?) ; intrigue donc, prenante, sobriété des personnages, y compris et surtout d’un Bruce Willis dans un rôle inhabituel, ce qui nous change de son rôle de bourru dans moult films d’actions sans intérêt (pas plus mal), doutes au départ quant aux « problèmes » de l’enfant, que l’on pourrait penser victime d’une quelconque maladie mentale avant que l’on ne comprenne une bonne fois pour toutes que celui-ci voit véritablement des morts –le film basculant alors carrément dans le paranormal – mais aussi le coté « rédemption » de Willis, les problèmes de communication entre l’enfant et sa mère donnant parfois des cotés un peu naïfs mais non désagréable au film ; bref, tout ces éléments font que l’on passe un bon moment avec ce Sixième sens. Mais tout cela n’est rien sans le twist final, tellement imprévu, auquel on peut se douter au départ qui bouleverse tout, en commençant par tout ce que l’on pouvait penser sur le personnage joué par Bruce Willis. Car, une fois que l’on apprend la vérité, une fois que l’on comprend tout, une fois passé la stupeur de la révélation, on s’aperçoit que l’intégralité du film regorgeais d’indices, que tout était évidant des les premières minutes, que, forcement, et je ne pense pas faire de spoiler plus de dix ans après la sortie du film, tout indiquait a la base que Bruce Willis (enfin, son personnage) était lui aussi un fantôme. Et, franchement, avouons que tout l’intérêt de l’œuvre repose sur cette révélation.

Car, comme je le disais précédemment, si Sixième sens est un bon film, ce n’est pas un grand film. Bien évidement, celui-ci possède tout un tas d’éléments qui captivent suffisamment l’attention du spectateur, bien entendu, les acteurs – y compris Bruce Willis – jouent parfaitement bien et, surtout, la révélation finale est tellement surprenante et inattendue qu’elle mérite a elle seule le détour ; mais en fait, c’est aussi cela le problème, enlevez celle-ci et il restera tout juste un film, bon, mais un film comme un autre. Mais ce n’est pas tout, et selon moi, c’est encore pire : Sixième sens fait parti de ses films qui se voient une fois car, justement, tout leur intérêt, principalement, est basé sur leur révélation finale. Une fois qu’il n’y a plus de suspens, franchement, cela ne donne pas spécialement envie de le revoir, et, une telle chose, a mes yeux, est suffisamment révélateur de ce que je disais sur les différences entre les grands et les bons films.

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