mardi 15 mars 2011

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°53 : L'Italie, de la chute de Rome à l'unité de 1861


En ce début d’année, La Nouvelle Revue de l’Histoire semble être partie sur de très bons chemins, du moins, pour ce qui est de l’originalité de ses dossiers principaux. Si vous vous souvenez bien, j’avais poussé un petit coup de gueule qui me semblait amplement justifié en fin d’année dernière, lorsque le numéro 51 nous avait proposé pour la énième fois un sujet sur l’entre deux guerres, thème bien trop souvent abordé a mon gout dans cette revue, mais pas seulement accessoirement. Hors, depuis, que du bonheur ou presque puisque après le numéro guerrier de janvier – Les hommes et la guerre – voilà que ce cinquante-troisième numéro de la NRH nous entraine du coté de l’Italie et de sa longue histoire, de la chute de l’Empire romain a l’unité de 1861.

La Nouvelle Revue de l’Histoire
N° 53, mars/avril 2011

Au sommaire :

L'Italie – De la chute de Rome à l'unité de 1861
- Haut Moyen-âge : une Italie germanique
- Grands seigneurs, banquiers et condottieres
- Mazzini et Garibaldi : les pères du réveil
- Le Piémont acteur de l’unité
- Le Pape au défit du Risorgimento
- Napoléon III : un rôle décisif
- Vers une partition de l’Italie ?

- Machiavel l’Européen
- Emmanuel de Waresquiel, le biographe de Talleyrand
- L’histoire politique européenne revisitée
- Marie Antoinette, une autre image
- Mille ans d’histoire du Maroc
- Félicie de Fauveau, une amazone légitimiste
- Le soleil invaincu de DH Lawrence
- Verdun, 1916, une tragédie dans la tourmente
- En relisant les mémoires de Raymond Aron
- Enquête sur le populisme européen

Sujet très intéressant au demeurant donc que cette histoire de l’Italie au fil des siècles puisque pas souvent aborder dans les revues spécialisées, et, chose encore plus grave, du coté du programme scolaire français ; en toute honnêteté, dans notre beau pays, c’est un peu ainsi que l’on voit l’histoire de nos voisins transalpins : Rome et son Empire, puis les Papes au Vatican, ensuite, on sait que certaines villes ont pris de l’importance puisque l’on entends parler de Venise et de Florence et, par un coup de baguette magique digne d’un sorcier de pacotille, on arrive au vingtième siècle, on passe presque sous silence le premier conflit mondial et on se tape tout de suite Mussolini ! Ca c’est de l’histoire coco ! Et on s’étonne ensuite que le niveau soit si faible. Ainsi donc, ce fut avec une grande satisfaction que, en découvrant le nouveau numéro de la NRH, j’ai put contempler la figure mythique de Garibaldi, et plus encore, le thème du dossier du mois. Alors, du coup, un grand merci a la NRH pour, une fois de plus, sortir des sentiers battus.

Paradoxalement, le reste du bimensuel m’aura moins emballé que d’habitude, on y retrouve pas mal de thèmes souvent abordés, des interviews plus ou moins réussies même si non dénué d’intérêt et une actualité un peu pauvre en sorties de livres, mais ca, ce n’est pas de la faute des rédacteurs. Mais bon, cela n’est pas bien grave, la qualité de la revue est toujours au rendez vous et, ne serais ce que pour le gros dossier de ce numéro, ce cinquante troisième numéro de la NRH mérite le détour ; a moins que vous ne soyez totalement allergique a cette revue, mais ca, c’est un autre problème.

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