vendredi 18 mars 2011

HUNTER X HUNTER 4


HUNTER X HUNTER 4

Gon est un jeune garçon élevé dans un petit village par sa tante Mito, qui lui a juste dit de son père qu'il était mort. Mais Gon, fort et courageux, sait que son père Jin est un Hunter, le meilleur de tous, et rêve de l'être lui aussi, afin de le retrouver, car il est toujours vivant. Il part donc vers le lieu des épreuves d'admission au métier de Hunter. Mais c'est un métier convoité par beaucoup de monde et la sélection est plus que sévère. Gon va rencontrer sur sa route, Kurapika dernier survivant de sa tribu qui veut devenir Hunter pour se venger, et Leolio, qui veut devenir hunter pour être riche. Dès le début de leur voyage, ils auront de nombreux dangers à affronter et d'obstacles à franchir pour atteindre le véritable lieu des épreuves. Mais même une fois arrivés là bas, le plus dur restera à faire... Le récit se corse à l'approche du dernier tour des épreuves pour lequel il ne restera pas beaucoup de participants.

Assez curieusement, je ne sais pas trop quoi vous dire pour cette critique du quatrième tome de l’excellent manga de Yoshihiro Togashi, Hunter X Hunter, non pas que la qualité ne soit pas au rendez vous (après tout, n’ais-je pas utiliser le qualificatif assez explicite selon moi « d’excellent » ?), car dans ce cas précis, croyez en ma petite expérience de blogueur vieille de trois années, je vous aurais pondu un article fleuve dont j’ai le secret. Non, cela n’a strictement rien à voir avec une baisse, ou une hausse, de la qualité, idem pour ce qui est des dessins, toujours aussi plaisants a regardé et ce, même si le coté Dragonbollesques peut avoir ses détracteurs, ce qui est parfois mon cas par ailleurs, et encore moins par une certaine lassitude pour la série qui se serait déjà installer au bout de quatre tomes, me rappelant au passage pourquoi j’avais délaissé le genre pendant quelques années. Non, cela n’a rien à voir avec tout cela. Mais alors, où est le problème ?

En fait, c’est a la fois simple et compliquer a la fois. Simple car il ne faut pas chercher midi a quatorze heures, compliquer tout simplement parce que ce n’est pas évidant a expliquer. Bon, je me lance tout de même : Hunter X Hunter, mais cela pourrait être le cas d’une autre œuvre a déjà atteint sa vitesse de croisière et tout ce que je pourrais dire, en bien ou en mal, sur ce quatrième tome, n’aurait strictement rien de différent vis-à-vis du troisième tome par exemple, mais aussi des autres, même si le parallèle le plus net et avec son prédécesseur immédiat. Dois-je vous refaire le topo de l’humour qui est beaucoup moins présent ? Dois-je vous reparler de la montée de l’intensité dramatique qui a considérablement franchis des paliers depuis les débuts ? Sincèrement, je ne pense pas que cela soit nécessaire, a moins de faire un copié/collé de la précédente critique et de broder autour, chose qui me semble inutile. Car ce quatrième tome est tout aussi bon, l’intrigue toujours aussi captivante et, indéniablement, le lecteur qui aurait accroché a cet univers et à ces personnages depuis les débuts ne peux que se réjouir de découvrir à chaque fois les péripéties de Gon et ses compagnons. Et là, en fait, on en vient à toucher au nœud du problème, ou plutôt, pour être tout a fait exact, d’un genre, le manga.

Ecrire la critique d’une bande dessinée européenne est la chose la plus facile au monde ; même si celle-ci est composée de je ne sais combien de volumes, chacun peut être parfaitement identifié, avec un début, une fin, une trame plus ou moins particulière. Pour les comics, c’est déjà beaucoup plus compliquer : soit l’on se retrouve devant une histoire complète – c'est-à-dire, une compilation d’un certain nombre d’épisodes, dix par exemple – et dans ce cas précis, c’est comme la BD de chez nous, soit cela devient très problématique : vous vous voyez écrire une critique pour chaque épisode d’Uncanny X-men ? Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé de me lancer dans une telle entreprise. Pour les mangas, c’est encore différents : certes, la aussi les tomes ne sont que des compilations de petites histoires courtes d’une vingtaines de pages, sauf que, là où les comics s’en tiennent a un ou deux gros pavés, nos amis nippons nous en sortent une trentaine ! Et là, cela devient pharaonique ! Du coup, le courageux qui souhaiterait écrire une critique de la chose va se retrouver, premièrement, devant un chantier immense (mais bon, à la rigueur), et surtout, devant des albums que je qualifierai de « batards » puisque telle intrigue ou épisode commence dans l’un pour se finir dans l’autre etc. C’est du coup, la compilation par excellence, et les différences que l’on pourrait signaler, ne se font plus forcement entre albums, mais plus au bout de deux ou trois, au milieu du dernier ! Argh ! N’est ce pas ? Oui, pas évidant.

Du coup, qu’est ce que je peux vous dire pour ce quatrième tome ? Que c’est toujours aussi excellent, que l’on dévore tout simplement les pages, pris par une intrigue sans presque aucun temps morts et que le passage sur l’ile, avec la fameuse chasse a l’homme, se révèle finalement meilleur que prévu, et que, surtout, que la dernière partie de celui-ci voit enfin l’examen final pour accéder au titre de Hunter, que le premier affrontement est assez marquant dans son genre et que, arrivé au bout, on connaitra les heureux élus, mais aussi et surtout, qu’il y aura un terrible coup de théâtre qui touchera l’un des personnages principaux ? Alors oui, Hunter X Hunter est toujours aussi bon mais je ne vais tout de même pas vous raconter l’histoire ?!

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