mardi 15 mars 2011

HUNTER X HUNTER 1


HUNTER X HUNTER 1

Gon à presque douze ans, et son rêve est de devenir Hunter (chasseur en anglais). Les Hunters sont des aventuriers d'élite qui peuvent être chasseurs de prime, chefs-cuisinier, archéologues, zoologues, justiciers ou consultants dans divers domaines. Son père, Jin, qu'il ne connaît pas directement, est l'un des plus grands Hunters de son temps. C'est aussi pour le retrouver que Gon veut devenir Hunter. Cependant l'examen de Hunter, qui a lieu chaque année, est extrêmement difficile et périlleux. On dit qu'un candidat sur 10 000 arrive sur le lieu des épreuves et qu'un seul candidat tous les trois ans devient Hunter à sa première tentative. Durant les épreuves, il n'est pas rare d'être blessé, voire tué par des monstres, des pièges ou même d'autres concurrents...

Non, non et non, aussi incroyable que cela puisse paraître, le fait que je vienne de lire, puis de vous proposer la critique d’un manga, chose qui n’était pas encore arriver en trois ans et deux mois d’existence du Journal de Feanor n’a strictement rien a voir avec le fait qu’il y ait eu un tremblement de terre au Japon et que depuis quelques jours les médias ne parlent que de cela. Non, je peux vous l’assurez, cela n’a rien à voir. Mais alors, pourquoi aujourd’hui alors que ca doit faire plus de trois ans et demi que je n’en ai lu aucun ? Et bien, comme souvent, disons que la réponse la plus simple est la bonne solution : c’est le hasard, tout bonnement. Rien de prémédité dans tout ca, bien au contraire. Disons plutôt qu’hier soir, après avoir lu Menace sur Paris, le quatrième tome de Tanâtos, je n’avais pas du tout sommeil, il devait être vingt trois heures environ et je me demandais bien quoi bouquiner avant d’aller me coucher. N’ayant aucun roman en cours de lecture et la plus grande partie de ma bibliothèque étant dans ma chambre a coucher, où, accessoirement, dormait ma femme, je me suis rabattu un peu sur ce que je pouvais trouver dans le salon, et là, finalement, je me suis dit : « pourquoi pas me relire Hunter X Hunter ? ». Oui, pourquoi pas, ce que je fis, bien entendu. Alors oui, c’est le hasard, et rien d’autre. Mais pas seulement.

En fait, au fil de ces trois dernières années, l’envie de me replonger dans ma collection de mangas me prit, a de multiples reprises, sauf que j’avais toujours de bonnes excuses pour ne pas le faire : d’autres BD à lire, des romans, ce blog, mes tournois de foot sur console etc. Et puis, comment dire, si je fut un grand passionner de mangas il y a une dizaines d’années, depuis, j’ai un peu laisser tomber le genre, non pas que je ne l’aimais plus, mais plus par volonté assumée d’explorer la BD européenne avant tout, que j’avais mise de coté bien trop longtemps. Et puis, même quand je me disais que je me retaperais bien l’intégrale d’Hokuto no Ken, a chaque fois, une petite voix me disait : « oh, tu as bien conscience qu’il y aura ensuite vingt sept critiques à se taper ! », ce qui, tout de suite, me refroidissait (et oui, je suis fou, planifier mes lectures vis-à-vis d’un blog !). Mais bon, cela faisait longtemps que je me disais aussi que quoi qu’il arrive, malgré le temps qui passe, tôt ou tard, le petit virus me reprendrait, qu’il faudrait que je replonge dans les mangas, et ce petit virus, cette envie qui ne voulait pas me quitter me pris donc de force, hier soir.

Hunter X Hunter est donc le tout premier manga dont j’écris la critique sur Le Journal de Feanor et sincèrement, cela me fait plaisir que ca soit cette série. Bon, tout d’abord, il faut signaler pour les plus jeunes d’entre vous, ceux qui ne connaissent la BD que par les mangas que cette série ne fait pas partie de ceux que l’on pourrait qualifier d’historiques en France, par ceux là, j’entends des titres que nous autres les vieux avons connu comme dessins animés dans les années 80 comme Saint Seiya, Hokuto no Ken ou Dragon Ball pour ne citer que les plus connus. Non, Hunter X Hunter est bien plus récent, datant de la deuxième partie des années 90, à mes yeux, cela en fait une production récente vis-à-vis des autres. Ensuite, curieusement, je m’en suis tenu aux cinq premiers albums parus. N’y voyez donc la aucun signe d’un manque d’intérêt ou de qualité de la série, loin de la, mais plus des circonstances de ma vie qui ont fait que, a un moment donné de mon existence, j’avais d’autres chats a fouetter que de claquer mon argent dans des BD. Et puis, quand les choses s’arrangèrent, et bien, disons que ma période manga s’en était un petit peu allée d’où le fait, donc, qu’encore aujourd’hui, je ne possède toujours que les cinq premiers volumes de la série.

Pourtant, et alors qu’en 2011, nous en sommes tout de même a vingt sept tomes parus en France et au Japon, j’ai toujours garder une très bonne impression de ces cinq petits tomes d’Hunter X Hunter, que j’ai eu, au fil des ans, l’occasion de lire et de relire moult fois (d’ailleurs, il me semble de mémoire que ce fut justement le dernier manga que j’ai lu, quelques jours avant la création du Journal de Feanor, comme quoi, cela ne se joua pas a grand-chose) et, je dois vous avouer, ce fut donc avec un grand plaisir que j’ai relu le premier de la série, hier soir, ce qui me rappela bien des souvenirs, tout d’abord, les qualités d’une série qui m’avait immédiatement attiré il y a une dizaine d’années, mais aussi tout ce qui fait l’attrait des mangas ; pagination, récit rapide et vif, peu ou aucun temps morts, des personnages haut en couleur et un savant mélange d’humour typiquement nippon même si le coté plus sérieux de la chose n’est jamais bien loin. Oui, j’aimais les mangas et oui, j’aime encore les mangas. Disons juste que je les avais seulement mis de coté un certain temps pour mieux les retrouver.

Bien évidement, force est de reconnaître que de prime abord, Hunter X Hunter ne semble pas briller de part son originalité tant les influences semblent évidentes au point que certains n’y aient vu qu’un sous Dragon Ball. Je ne saurais leur donner tout à fait tort pour ce qui est de la forme mais aucunement pour le fond. Oui, Yoshihiro Togashi s’est fortement inspiré de l’œuvre d’Akira Toriyama, mais plus qu’une pale copie, il faut y voir plutôt une série « faite a la manière de… », comme cela est couramment le cas, et pas uniquement dans le petit monde des mangas par ailleurs ; pensez vous donc que cela n’arrive pas dans les comics ou la BD européenne ? Que nenni bien entendu. Quoi qu’il en soit, hommage assumé a Dragon Ball, Hunter X Hunter en reprends largement le synopsis de base, voir, tout bonnement, celui des Shōnen en règle général : jeune héros qui part a l’aventure, poursuivant une quête initiatique – dans le cas présent, il désire devenir un Hunter – puis, forcement, rencontres avec d’autres personnages, alliés comme ennemis et une histoire qui se va aller en se complexifiant au fil du temps. Ardue sera la tache de Gon, le héros de l’histoire, pour parvenir a ses fins, et dans ce premier volume, donc, on se plait a le suivre dans ce qui sera le gros morceau des premiers tomes de la saga, le concours pour devenir Hunter et tous les obstacles a franchir pour y parvenir. Et immédiatement, la sauce, pourtant vue mille fois, prend, et le lecteur ne peut que dévorer ces premières centaines de pages qu’avec délice, ne voyant pas le temps passé (synonyme de bonne histoire, il n’y a pas de doutes) et se délectant d’un humour omniprésent de bout en bout ; entres situations cocasses, protagonistes caractériels a souhait (ah, ca promet les prises de bec entre Kurapika et Léolio), monstres absurdes, même certaines situations a priori dramatiques nous font sourire et c’est probablement cela qui fait la grande force de ce manga : une histoire captivante et surtout, amusante. Ce même humour qui était omniprésent aux débuts d’une saga comme Dragon Ball et qui se dilua pour disparaître totalement par la suite (d’où le fait qu’encore aujourd’hui, j’éprouve une sainte horreur pour Dragon Ball Z).

Bien évidement, il ne faut pas non plus me faire dire ce que je n’ai pas dit ; Hunter X Hunter est une série amusante, rafraichissante et qui donne tout de suite envie de la suivre, mais ce n’est pas non plus un chef d’œuvre absolu avec ses grosses ficèles, ses personnages convenus et ses situations vues tant de fois par ailleurs. Disons que c’est le parfait représentant d’un genre, le Shōnen, avec les qualités et les défauts qui vont avec, mais que ce n’est pas qu’un simple sous-Dragon Ball, loin de là. Que cela soit pour son synopsis de base – Hunter, ca donne quand même envie – ses personnages assez charismatiques et son humour présent de bout en bout, ce premier tome d’Hunter X Hunter est un véritable petit régal et je vais me faire le plaisir de relire les quatre suivants, ceux que je possède. Ensuite, il sera toujours temps de me demander si je me lance dans l’achat de la suite de la série (27 tomes de parus, ouille, ca fait beaucoup tout de même !) ou pas, mais sincèrement, au vu du plaisir que j’ai ressenti hier soir, je pense que je vais le faire. Après, je prendrais mon temps, tranquillement… et puis, mon porte monnaie n’est pas extensible à souhait. Mais quoi qu’il en soit, la relecture de ce premier tome d’Hunter X Hunter m’a rappeler a quel point, il fut un temps, j’adorais les mangas, genre que j’ai trop longtemps laisser de coté selon moi et puis, ce qui compte dans l’univers de la BD, ce n’est pas de savoir qui entre la BD Européenne, les comics ou les mangas sont les meilleurs, aucun genre n’est supérieur ou inférieur aux autres, disons juste qu’ils sont chacun différents et que ce qui compte, avant tout, c’est nos propres gouts, bien entendu, et surtout, la qualité de l’œuvre, quelque soit son origine.

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