dimanche 5 décembre 2010

KORRIGANS : LE SEIGNEUR DU CHAOS


KORRIGANS : LE SEIGNEUR DU CHAOS

La nuit de Samain, d'après des croyances irlandaises ancestrales, ouvre des passages vers le monde des temps héroïques. Dans la province d'Ulster, la petite Luaine longe la côte avec ses parents et son grand-père sous la pluie battante. La carriole égarée est bientôt précipitée dans le vide, et la petite fille, protégée par les Korrigans des collines, assiste impuissante à l'enlèvement de sa mère et de son grand-père par les Cluricaunes. Recueillie par les créatures qui l'ont sauvée, Luaine choisit de ne plus retourner dans le monde qu'elle connaît. Par amour pour sa mère, elle entraîne ses nouveaux amis dans un combat sans merci contre le clan adverse. L’heure de l’ultime bataille a sonné. Les Tuatha de Danann débarquent avec leur immense flotte sur les plages du Nord où, soutenus par les Korrigans, ils affrontent une armée d’ogres. De son côté, Luaine, poussée par Shassurah, le monstre des profondeurs, pénètre dans la forteresse de Balor où sa mère l’attend impatiemment.

Il m’aura donc fallu près de quatre ans pour découvrir enfin la fin de la saga de Thomas Mosdi et Emmanuel Civiello, Korrigans, et encore, avec un jour de plus sur la date prévue puisque le livreur de la poste ayant eu la bonne idée de passer vendredi au moment même où j’étais aux toilettes (pas avant, pas après, comme par hasard), j’en fus quitte pour me déplacer a la poste du coin hier matin. Bon, rien de bien grave en soit, après tout, après tant d’années d’attente, j’en n’étais plus à un jour prêt, mais tout de même, cela démontre bien que ce qui symboliserait bien cette BD serait l’attente. D’un autre coté, le fait que j’ai hésité si longtemps avant de me procurer le dernier tome de cette série démontre bien que dans le fond, celui-ci n’était pas véritablement indispensable ; après tout, je n’avais pas été plus que ca convaincu par Korrigans jusque là, et Le seigneur du chaos, qui conclut la saga et que je viens donc de lire, aura plus que confirmer la chose.

Ce fut donc avec un enthousiasme mesuré que je me suis attelé a achever cette saga, ne m’attendant nullement a que ce dernier tome vienne relever un niveau qui jusque là, au mieux, ne pouvait être qualifié que de moyen. Et comme je m’y attendais, Le seigneur du chaos est dans la lignée de ses prédécesseurs, ni franchement bon, ni totalement mauvais, il se lit, comme la série dans son ensemble, sans qu’a aucun moment, le lecteur ne puisse se dire que tel élément est génial, que telle idée est plutôt bien trouvée et sans que l’on garde un souvenir franchement impérissable. Certes, il est agréable de conclure une série, mais personnellement, dans le cas de Korrigans, cela est du plus au fait que j’avais attendu assez longtemps cette fameuse conclusion. Accessoirement, celle-ci ne m’a nullement déçue, et j’ai même accroché a certains moments, comme le combat entre le petit groupe de Tuatha de Danann et la terrifiante Tarasque, voir même le combat final, quoi que celui-ci aurait gagner a être un peu plus long et laisse un peu sur sa faim, mais comme a coté, l’on ne peut s’empêcher d’être déçu par des ratés évidant comme le combat contre les trolls ou le duel entre Med Maeb (au fait, pourquoi se ballade t’elle toujours a poil ?) et Turmac, expédié a une telle vitesse que ma première impression fut que j’avais sauté une ou deux pages (véridique), le sentiment prédominant au final de ce Seigneur du chaos ne peut être que la déception. Surtout que ce qui faisait la grande force de la série, en tout cas, son quasi sans faute jusque là, c'est-à-dire, les dessins de Civiello, ne sont mêmes plus ce qu’ils étaient : celui-ci a un talent indéniable, sur ce, il n’y a rien à dire, cependant, il a visiblement plus de mal sur les scènes d’action, or, ce dernier tome en regorge a presque chaque page, du coup, la qualité des dessins sans ressent, et l’on passe du très bon des tomes précédents au franchement moyen pour ne pas dire le médiocre dans certaines planches ou règne le plus parfait fouillis qui laisse le lecteur dubitatif. Mais le pire, c’est que même des scènes plus « calmes » ne sont plus a la hauteur d’antan, comme la petite discussion d’après bataille qui m’a laisser perplexe… si même Civiello n’est plus a la hauteur, que reste t-il donc a Korrigans ? En fait, pas grand-chose, et cela est grave selon moi. Et comme en plus, je n’ai pas put m’empêcher de me dire a la lecture de ce dernier tome, qu’il était trop court, trop vite expédier et que certaines questions restaient en suspens, comme la fin ouverte qui laisse présager que les auteurs se sont laisser la possibilité de donner une suite éventuellement a la série, le constat n’en a été que plus accablant, car en toute franchise, je suis loin d’avoir vraiment envie qu’une telle suite ait lieu !

Le seigneur du chaos sera donc venu confirmer tout ce que je pensais de Korrigans : nous avons là une saga moyenne, pas originale pour un sous et qui tient surtout la route pour son univers celtique, et surtout, les illustrations (superbe la plus part du temps) d’Emmanuel Civiello. Pour le reste, cela reste du vu et du revu mille fois et au final, a moins d’être un fan absolu du dessinateur, la série est loin d’être indispensable en soit.

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