mercredi 22 décembre 2010

INCEPTION


INCEPTION

Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Pris d’une envie irrésistible (non, personne n’est venu dans mes rêves pour me « mettre » l’idée en tête, enfin, du moins, je le crois) de voir ce fameux Inception, j’entrainais donc ma femme hier en fin d’après midi au supermarché afin de me procurer le DVD et de passer une bonne soirée devant une œuvre qui fit couler beaucoup d’encre lors de sa sortie, ce, de façon positive. Cependant, et même si cette bonne soirée, je l’ai effectivement passée, je dois un peu remettre les choses a leurs places ; en effet, sur la jaquette du DVD, élément commercial comme on n’on a l’habitude, trône en grands caractères la phrase suivante : « une claque comme on en voit tous les dix ans au cinéma ». Et là, malgré toutes les qualités du film, je ne peut-être d’accord avec une telle affirmation. Et me revint alors en mémoire les comparaisons faites lors de la sortie de cet Inception, présenté comme le nouveau Matrix par certains. Franchement, après coup, il me semble difficile de prétendre qu’Inception puisse marquer le cinéma en règle générale comme le fit Matrix en son temps ; souvenez-vous, celui-ci, lors de sa sortie il y a quelques années, avait révolutionné le petit monde du septième art, pour ses effets spéciaux (le fameux Bullet Time copié depuis dans un million et quelques d’autres films) ainsi que pour son synopsis que je ne résumerais pas ici (notre monde n’est pas réel, c’est une sorte de rêve que nous vivons tout cela sous la coupe des robots etc.), et même si l’œuvre des frères Wachowski, en fait, n’était pas si originale que l’on pourrait le croire, puisqu’elle puisait beaucoup ses diverses inspirations a droite et a gauche, il est incontestable, ce, même si l’on n’aime pas cette trilogie, qu’il y eut un avant Matrix et un après Matrix. Prétendre la même chose d’Inception serait une exagération non justifiée.

Pourtant, Inception n’en reste pas moins un excellant film, assez compliquer au départ car bon, comment dire, il faut sacrément s’accrocher dans les premières minutes histoire de bien se mettre en tête ce méli mélo de rêves dans les rêves et d’individus qui se baladent la dedans comme si de rien n’était. Indéniablement, l’œuvre de Christopher Nolan est ardue et ne convient pas forcement a tout le monde ; certains n’accrocherons pas a l’univers proposer tandis que d’autres trouveront le tout bien trop compliquer et retournerons aux films d’action américains de base (ceux avec des bourrins qui tirent dans tous les sens et dont le QI ne dépasse pas celui d’un bœuf, et encore, je suis désobligeant envers ceux-ci), mais quoi qu’il en soit, pour tous les autres, c’est plus de deux heures de régal qui s’annoncent, et qui valent le coup par-dessus le marché.

Je passerais rapidement sur les acteurs, tout bonnement excellents (mais sans être exceptionnels non plus, disons qu’ils font leur boulot et bien par ailleurs), que cela soit l’archi connu DiCaprio, fidèle a lui-même, c'est-à-dire, bon, Joseph Gordon-Levitt dont j’ai bien aimé le personnage a la fois sobre et bien plus actif quand l’action le demande, Ken Watanabe, la classe personnifiée ou les autres. Non, ce qui compte dans Inception, bien plus que tous les effets spéciaux sur lesquels il n’y a rien à redire et qui en jettent, indéniablement, mais qu’on commence à avoir l’habitude depuis le temps et où mêmes les scènes les plus spectaculaires comme les rues de Paris qui partent dans tous les sens où la ville en pleine décomposition dans les fameuses limbes a la fin du film n’étonnent plus vraiment (d’où, justement, le fait que je ne puisse cautionner le fait qu’Inception soit considérer comme étant le nouveau Matrix, encore moins une claque monumentale), ce qui compte, donc, c’est son postulat de base, son univers, le fait que des individus puissent se balader, voir même créer des rêves pour d’autres personnes et y glaner les informations dont ils ont besoin ou bien, y inclure une simple idée (justement, c’est le cas dans le film) qui modifiera les pensées profondes de quelqu’un. Et là, aussi compliquer que cela soit à suivre, et même s’il faut savoir s’accrocher pour tout comprendre, Inception frappe très fort, et ce, même si même sur ce point, Christopher Nolan n’a rien inventer : après tout, dans une histoire de Picsou créer par le génial Don Rosa, les Rapetous infiltraient les rêves du canard le plus riche du monde afin de découvrir la combinaison du coffre fort de celui-ci. Etonnant qu’Inception emprunte son concept à Picsou n’est ce pas ?

Mais quoi qu’il en soit, et c’est ce qui compte, Inception est un superbe film, qui plaira indéniablement aux courageux et aux amateurs du genre. Certes, c’est tout sauf un chef d’œuvre, encore moins la claque annoncée (mais bon, finalement, Matrix est il aussi bien que cela… hum, pas tant que ca en fait), mais pour son univers onirique, son concept, ses acteurs et le fait que l’on ne sache jamais a quel moment l’on nage dans la réalité ou en plein rêve, il mérite largement le détour. D’ailleurs, sur ce point, peut-on vraiment avoir des certitudes absolues quant au happy end final ? DiCaprio retrouve vraiment ses enfants, vous en êtes sur ? Tout cela ne serait-il pas un énième rêve, un refuge agréable dans lequel il serait plonger afin d’éviter la réalité. Et puis, qui nous dit que le film tout entier n’était pas un rêve ? Et oui, avec Inception, on ne peut décidément plus être sur de rien…

3 commentaires:

Deborah a dit…

Ce fût autant un plaisir pour moi que pour toi

Feanor a dit…

Le quart d'heure que tu as vu avant de dormir ? ;)

Lord Orkan Von Deck a dit…

Mais non ! En fait il décide consciemment de sombrer éternellement dans un rêve où il est avec ses enfants ! Je déclare la guerre à tous ceux qui ne pensent pas comme moi !

En fait, Nolan a déclaré que la fin était volontairement litigieuse et que lui même n'avait pas la réponse à la question des spectateurs.

De toute façon, je ne vois même pas pourquoi je parle de ça. En ce moment je suis surement dans un rêve, j'ai mieux à faire.

Je vous laisse donc, et vais gambader dans les champs avec une colonie d'éléphants écossais (oui, en kilt) en vacances

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