mardi 30 novembre 2010

THE WATCHMEN


THE WATCHMEN

L'action se déroule en 1985 dans une Amérique alternative, dans laquelle des héros costumés et un surhomme, le Dr Manhattan, ont modifié l'histoire. Les États-Unis ont gagné la guerre du Viêt Nam et Richard Nixon en est à son cinquième mandat, mais les héros costumés sont à présent illégaux. Ils ont tous rangé les masques sauf deux : le brutal et cynique Comédien, qui travaille à présent pour le gouvernement, et le paranoïaque et incontrôlable Rorschach qui est recherché par la police. Lorsque Blake, alias le Comédien, est défenestré après un violent combat dans son appartement, Rorschach mène l'enquête pour découvrir qui l'a tué. Tandis que le monde se dirige vers une confrontation nucléaire, les Watchmen sont menacés par un certain « tueur de masques ». En enquêtant sur le meurtre d'Edward Blake, Rorschach découvre que Blake était le Comédien et conclut que quelqu'un veut essayer de les éliminer un par un. Il essaie de prévenir ses camarades retraités — son ancien partenaire Daniel Dreiberg (le Hibou II), Jonathan Osterman (le Docteur Manhattan) et Laurie Jupiter (le Spectre Soyeux). Dreiberg est incrédule, mais rattache pourtant l'hypothèse au milliardaire Adrian Veidt (Ozymandias), qui l'écarte.

Restons dans le monde des supers héros, après Batman dans The Dark Knight dont j’ai publié la critique hier, avec l’adaptation cinématographique de l’œuvre culte d’Alan Moore, The Watchmen. Véritable monument d’un genre, les comics, avant tout américain mais dans lequel les auteurs britanniques ont excellés depuis des décennies, The Watchmen n’est pas, a la base, qu’une « simple histoire mettant en scène des types costumés » comme les non connaisseurs pourraient le penser de prime abord ; bien au contraire, cette œuvre, sortie dans les années 80 dépasse largement les frontières du genre au point de pouvoir être sans peine être considérée comme l’une des bande dessinée les plus importantes de la fin du vingtième siècle, rien que ca. Si indéniablement, The Watchmen est l’aboutissement d’un genre, le comics de super héros, au point que certains aient put dire qu’après lui, il est difficile de faire aussi bien, si cette œuvre apparaît en haut de l’affiche des titres préférés des amateurs du genre, il est évidant que celle-ci a également conquis de par sa richesse, sa profondeur, son synopsis, bien d’autres lecteurs totalement allergiques a ce qu’ils appellent les pantins en costume moulant. Pourtant, il faut reconnaître que pour pouvoir l’apprécier a sa juste valeur, une bonne connaissance du monde des comics, et plus particulièrement des super héros, est nécessaire, ne serais ce que pour en apprécier toute la quintessence. Mais comme cet article est consacré à l’adaptation cinématographique, et non à la BD, je vous renvoie pour ceux qui voudraient en savoir plus, vers la critique de celle-ci, paru sur ce blog en juin de cette année :

http://feanor-journal.blogspot.com/2010/06/watchmen-new-york-1985-sur-notre.html

Comme je le disais dans le paragraphe précédant, pour pouvoir apprécier a sa juste valeur The Watchmen, une bonne connaissance du monde des comics, et plus particulièrement des super héros, est nécessaire ; cela est surtout valable pour les amateurs de bande dessinée car pour ce qui est des films, il me semble clair que cela est une toute autre histoire. Mettons les choses au clair tout de suite : ne nous leurrons pas, les habitués de films super héroïques ne sont pas tous des spécialistes du genre a proprement parler, beaucoup vont regarder un Batman ou un Spiderman comme ils regarderaient un Transformers ou un quelconque film d’action a grand spectacle, de plus, et cela est valable pour les plus jeunes, combien sont venus au genre par le biais du cinéma ? Pour avoir en mon temps fréquenter un forum de comics, je peux vous assurez que c’est un nombre assez conséquent. Cependant, parmi cette nouvelle génération, certains ont put prendre véritablement gout a la chose au point de chopper le virus et de devenir un fanatique qui connaît tout sur tout, mais bon, si cela est exact, dans la grande majorité des cas, les spectateurs qui se déplacent en nombre au cinéma pour voir des types en costume moulant se taper dessus sont les « mêmes » qui autrefois ne juraient que par des Rambo, des Predator ou des Terminator , qui ont connu le passage « Fantasy » avec Le Seigneur des anneaux, et qui demain passeront a un autre genre : bref, ils suivent la mode. Je ne dis pas cela pour les dénigrer, après tout chacun ses gouts comme dirait l’autre, mais bon, du fait, cela me semble difficile que ceux la aient sut apprécier un film comme The Watchmen a sa juste valeur, ou mieux, qu’ils aient véritablement compris le ou plutôt les messages véhiculés par cette œuvre magistrale, et cela est, selon moi, assez dommageable car The Watchmen, au risque de faire rire les néophytes du genre, c’est tout sauf un film de super héros au sens premier du terme. Bien évidement, cela m’est facile d’affirmer une telle chose ayant lu l’œuvre originale, mais bon, cela a, de mon point de vue, une importance certaine.

Maintenant, je parle, je parle mais pas véritablement de l’adaptation de The Watchmen en tant que tel, ce qui pourrait être un comble pour un article consacré a un film, m’attardant dans des a cotés qui intéresseront peut être quelques uns mais qui ne répondront aucunement a la question primordiale qui nous occupe dans le cas présent : que vaut véritablement ce film ? Et bien, n’y allons pas par quatre chemins, The Watchmen est l’exemple parfait de ce que l’on appelle une adaptation réussie d’une œuvre, quelque soit le genre par ailleurs ; comme Le Seigneur des anneaux en son temps (enfin bon, pas si lointain), la BD culte d’Alan Moore et David Gibbons était considérée comme inadaptable a l’écran, ce qui aurait été vrai jusqu'à il y a peu ; la technologie manquant, comment représenter le Docteur Manhattan sans nous présenter un type peint en bleu ce qui aurait été tout bonnement ridicule ? Mais comme celle-ci a fait un bond prodigieux en avant depuis quelques années, l’impossible devient possible et d’un point de vue graphique, pour ce qui est des effets spéciaux, il est incontestable que The Watchmen place la barre très haut… oh, pas plus que la concurrence, ou pas moins, mais bon, c’est un véritable régal pour les yeux. Mais bon, admettons que les performances graphiques ne sont pas l’aune auquel l’on juge la qualité d’un film, et pour cela, reconnaissons que Zack Snyder (que l’on avait vu a l’œuvre dans 300, autre adaptation d’un comics, mais aussi le récent Légende de Ga’Hoole) a réaliser un travail exceptionnel, servi par cela par des acteurs certes peu connus du grand public mais qui collent tellement a leurs personnages qu’ils semblaient être nez pour cela. Et cette qualité, elle éclate au visage du spectateur des les premières minutes du film, dans ce générique où, avec Bob Dylan en bande sonore, on a droit a un récapitulatif de ce que fut l’histoire du vingtième siècle, un siècle forcement différent du notre, cela va de soit, mais pour cela, je vous invite a regarder le film car tout au long des deux heures et demi qu’il dure, on ne s’ennuie pas une seule seconde, captiver par une intrigue, une ambiance, des personnages hors du commun et qui nous démontre, pour ceux qui auront lu la BD, que l’on se trouve, fort heureusement devant une adaptation très réussie.

Bref, vous aurez compris que j’ai été sous le charme de l’adaptation cinématographique de The Watchmen et j’en suis le premier ravis par ailleurs : ayant apprécié grandement la bande dessinée originale, je craignais un peu d’être déçu avec le film, ce qui, n’arriva heureusement pas. Certes, que les fanatiques de la bande dessinée ne s’attendent pas à tout retrouver dans le film, une adaptation, quelque soit le genre, n’est pas toujours identique a l’œuvre originale, ne serais ce que pour une question de durée. Mais d’un autre coté, si l’on met de coté la fin, qui comporte des différences avec celle la BD (par ailleurs, assez compréhensible au demeurant et cela marche toujours autant puisque seul la forme fut changée, pas le fond), nous nous trouvons là devant une adaptation presque parfaite où le souci du moindre détail semble avoir été l’une des préoccupations majeures de Zack Snyder. Si l’on ajoute à cela une bande son assez réussie, des clins d’œil et autres références savamment bien placés, je ne pourrais conclure qu’en disant que The Watchmen est incontestablement une belle réussite.

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