lundi 1 novembre 2010

MILLÉNIUM 3 – LA REINE DANS LE PALAIS DES COURANTS D’AIR


MILLÉNIUM 3 – LA REINE DANS LE PALAIS DES COURANTS D’AIR

Abattue et laissée pour morte par son père, Lisbeth Salander est soignée dans un hôpital de Stockholm en attendant son procès pour tentative de meurtre. En parallèle, Mikael Blomkvist prépare un numéro choc de la revue Millénium qui mettra au jour un scandale politique de dissimulation qui devrait la disculper entièrement, mais qui mettra en danger tous les collaborateurs de la revue, incluant Erika. Car les autorités, menées en coulisses par une organisation secrète, n'ont pas l'intention de le laisser faire. Quoi qu'il fasse cependant, Lisbeth devra retourner dans ses souvenirs afin de prouver à la cours qu'elle n'est pas sociopathe, malgré les recommandations du Dr. Teleborian.

Bon, en toute franchise, est ce que ce troisième volet de la saga suédoise Millénium mérite que je m’y attarde longuement ? Sincèrement, je ne le pense pas le moins du monde. Cependant, remettons les choses au point tout de suite, en disant cela, je ne remets pas en cause, loin de là une telle idée, la qualité intrinsèque de celui-ci. Disons surtout qu’une fois critiquer le deuxième volet, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, je ne vois pas trop ce que je pourrais ajouter pour La Reine dans le palais des courants d’air ? Hum, que déjà, je ne comprends pas trop le titre du troisième volet ? Pourquoi pas, cela me permet de gagner du temps, de faire du remplissage inutile, quoi que, je ne rigole pas en fait : non, je ne comprends pas ce que signifie ce titre. Mais le problème est toujours le même : que dire de plus ?

Et bien pas grand-chose à moins de me répéter. Car si Millénium premier du nom était avant tout un film, calibré pour le cinéma, et ce, de façon incontestable, les deux autres volets sont, pour reprendre l’expression lors de ma critique précédant de la saga : deux films diviser en série où une série remodeler pour en faire des films. Bref, vous l’avez compris depuis longtemps maintenant, Millénium 2 et 3 sont tout sauf de vrais films. Du moins, dans le sens cinématographique de la chose : rythme plus lent, plus de détails, caméra plus sobre, multiplication des scènes courtes qui s’enchainent, indéniablement, nous nous trouvons dans ce qu’il faut bien appeler un produit télévisuel, loin de canons du cinéma. Mais cela importe t’il que ces deux volets aient été faits de la sorte ? Selon moi, non.

Car ceux qui aiment cette saga depuis ces débuts, qu’ils aient ou non lu les romans, seront forcement aux anges ; le premier Millénium se suffisait à lui-même, le second était plus accès sur le personnage de Lisbeth Salander quant au troisième, c’est l’apothéose finale où toutes les intrigues sont révélées, où les complots sont mis à jours, et ce, dans un rythme endiablé captivant de bout en bout. Alors oui, La Reine dans le palais des courants d’air laissera probablement froid voir dubitatif tous les autres, mais pour les amateurs de la saga, quel bonheur. Certes, c’est loin d’être le truc de la décennie, loin de là, mais pour son scénario digne des meilleurs polars, pour son coté « exotique » (la Suède est rarement un lieu habituel au cinéma) et surtout, surtout, pour le personnage de Lisbeth Salander, si forte et fragile à la fois, la saga Millénium vaut largement le détour. En tout cas, et c’est mon avis, bien plus que bon nombre de productions que les américains nous refourguent pas semi remorques entiers quotidiennement sur nos écrans.

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