lundi 1 novembre 2010

LE TROISIÈME TESTAMENT JULIUS


LE TROISIÈME TESTAMENT JULIUS

Après les ténèbres du Moyen Âge, les auteurs du Troisième Testament vous emmènent là où tout a commencé... Le Troisième Testament avait révolutionné la bande dessinée historique en associant, pour la première fois, grande aventure et quête ésotérique. Sept ans après, les scénaristes Alex Alice et Xavier Dorison remontent aux sources de la légende, sur les traces de leur prophète oublié : Julius de Samarie. Cet homme aurait reçu la parole de Dieu, et l’aurait cachée aux yeux des hommes. Voilà ce que racontent d’obscures légendes médiévales… La réalité est plus fantastique encore. Nous sommes trente ans après la mort du Christ. Julius s’appelle encore Julius Publius Vindex. Il est général, légat de Rome, persécuteur de juifs et de chrétiens. Comment cet homme, qu’on nomme « le Boucher d’Alexandrie », va-t-il devenir le prophète de la légende ? Au moment où la Judée s’apprête à se soulever contre Rome dans une guerre qui va changer le monde à jamais, quel sera le rôle de Julius dans l’avènement du messie qu’annoncent les écritures depuis le commencement des temps ? Servie par le dessin épique et généreux de Robin Recht (Totendom), mis en couleur par François Lapierre (La Quête de l’Oiseau du Temps), cette fresque a le goût des meilleurs péplums et la dimension des plus grands récits fantastiques.

Ah, Le Troisième Testament, que de souvenirs ! Et des bons par-dessus le marché. Il y a quelques années de cela, lorsque je m’étais procuré l’intégralité de la tétralogie d’Alex Alice et Xavier Dorison, j’étais immédiatement tombé sous le charme d’une saga certes peu originale de part les thèmes abordés (secrets relatifs a la Bible, danger pour la chrétienté si la vérité éclatait etc.) et qui sont a la mode depuis longtemps dans diverses œuvres, mais néanmoins magistrale de part son déroulement mais aussi par son scénario, captivant de bout en bout et ses protagonistes, ma foi plutôt réussis. Ainsi, lorsqu’il y a quelques semaines, j’appris a ma grande surprise qu’une suite était prévue, ce fut avec un plaisir certain que j’accueillis la nouvelle, curieux de voir ce que cela allait donner. Certes, il faut toujours se méfier de ce que l’on appelle une suite ; bien souvent, celle-ci est inférieure a l’œuvre originale et la qualité sans ressent fortement. Mais connaissant le talent des auteurs, ayant fortement apprécié le premier cycle du Troisième Testament, comment pouvais faire abstraction de ce qui s’annonçait du coup comme l’une des BD événement de cette fin d’année ? Impossible, cela va de soit. Et puis, dans le pire des cas, j’aurais été déçu mais quelque chose me disait que cela n’allait pas être le cas.

Et sincèrement, je ne me suis nullement tromper, bien au contraire. D’ailleurs, si bémol il y a, c’est de ne pas avoir eu le temps de relire les quatre premiers tomes du Troisième Testament, histoire de me rafraichir un peu la mémoire ; après tout, au bout de deux ans, cela date un peu et l’on ne peut se souvenir de tous les détails. Cependant, je dois reconnaître que si cela aurait été préférable de mon point de vu, dans le fond, cela ne m’a pas gêné plus que cela, et le fait que ce Julius soit une préquelles a l’œuvre originale y est probablement pour quelque chose. Car cette fois ci, finis le Moyen-âge, les templiers, les cathédrales et autres intrigues vaticanes et place a la Terre Sainte, l’Empire Romain et les tous débuts de la Chrétienté avec les origines de ce mystérieux personnage que le lecteur découvrait dans le premier cycle et qui se prétendait frère du Christ, mais aussi, du prophète Julius de Samarie dont le nom ne peut être inconnu a tous ceux qui avaient aimé la tétralogie initiale. Les préquelles étant a la mode depuis quelques années, je ne fût donc pas surpris de ce choix des auteurs, surtout que, même si ce genre de suites ne fonctionne pas toujours, il se justifie bien souvent, et dans le cas présent, peut être encore plus qu’ailleurs : une intrigue se déroulant après le premier cycle n’aurait rien apporté a la chose, par contre, en savoir plus sur ce fameux « autre » fils de Dieu, suivre ses pas et finalement, quelque part, connaître le fin mot de toute l’histoire (car il faut bien reconnaître qu’a l’issu du quatrième tome du Troisième Testament, quelques éléments restaient pour le moins obscurs), cela ne pouvait qu’éveiller l’intérêt de tous ceux qui avaient apprécier a juste titre l’œuvre initiale.

Et le plaisir et l’intérêt, déjà fortement importants a la base, ne sont aller qu’en augmentant au fil des pages puisque une fois de plus, Alex Alice et Xavier Dorison ont su créer une œuvre tout bonnement excellente, que l’on lit de bout en bout, captivés que nous sommes par des personnages, des lieux, des situations qui, comme dans le premier cycle, n’ont peut être pas grand-chose de franchement original, mais qui fonctionne comme rarement. Peut être ce que l’on appelle le talent, tout simplement. Surement même. Alors le lecteur plongera dans Julius et s’en délectera comme s’il regardait un péplum de l’âge d’or hollywoodien. Le troisième Testament et Ben Hur, même combat ? Je ne sais pas si la comparaison est judicieuse mais personnellement, c’est ce que j’ai ressenti a la lecture de ce premier tome et je n’ai qu’une hâte désormais, connaître la suite.

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