dimanche 28 novembre 2010

KORRIGANS : LES ENFANTS DE LA NUIT


KORRIGANS : LES ENFANTS DE LA NUIT

La nuit de Samain, d'après des croyances irlandaises ancestrales, ouvre des passages vers le monde des temps héroïques. Dans la province d'Ulster, la petite Luaine longe la côte avec ses parents et son grand-père sous la pluie battante. La carriole égarée est bientôt précipitée dans le vide, et la petite fille, protégée par les Korrigans des collines, assiste impuissante à l'enlèvement de sa mère et de son grand-père par les Cluricaunes. Recueillie par les créatures qui l'ont sauvée, Luaine choisit de ne plus retourner dans le monde qu'elle connaît. Par amour pour sa mère, elle entraîne ses nouveaux amis dans un combat sans merci contre le clan adverse. Le début d'une série merveilleuse et effrayante, aux dessins sombres et denses, à l'image du Moyen Âge légendaire qu'ils illustrent.

Il y a euh… quatre ans environ (bigre, comme le temps passe vite), je m’étais procurer les trois premiers volets d’une BD qui avaient attiré mon attention pour deux raisons principales : le sujet, tout d’abord, avec ses lutins (les fameux Korrigans) irlandais dans la plus pure tradition celtique, et, ensuite, mais point non négligeable, les dessins, tout bonnement divins d’un artiste que je ne connaissais guère, Emmanuel Civiello, mais dont les planches m’avaient tout bonnement laisser pantois devant tant de maitrise. J’avais alors lu ces fameux trois tomes, étant plus attiré au demeurant par la forme que par le fond, et je m’étais promis de me procurer le plus rapidement possible le quatrième volume afin d’achever la série… chose que je ne fis jamais. Cela, je ne le fie pas par un dégout absolu de la série car celle-ci, sans atteindre des sommets n’en possède pas moins quelques qualités, mais plus soit par oublie, soit parce que j’avais tout le temps une autre BD à acheter avant (dont pas mal de déceptions accessoirement) tout en me promettant qu’un de ces quatre, il faudrait bien que je me l’achète. Et le temps passa, passa, et nous en sommes donc maintenant a quatre ans environ, ce qui fait tout de même beaucoup. Mais le meilleur, c’est que ce fameux quatrième tome, je ne l’ai toujours pas ! Mais bon, ce matin, alors que j’ai une semaine de vacances devant moi et pas mal de temps aussi, ce qui n’est pas négligeable, je me suis dit que j’allais franchir le pas et me le procurer ce fameux quatrième tome de Korrigans. Mais avant, cela va de soit et surtout parce que quatre années, cela fait un bail, je devais relire les trois premiers volumes, histoire de me remettre un peu dans le bain.

Bon, disons le tout de suite : Korrigans n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais on ne peut même pas dire que cela soit une excellente BD. Disons que celle-ci est convenable, que l’univers proposer, cette Irlande du douzième siècle, où l’on nage en plein mysticisme celtique avec ses diverses créatures locales attire forcement l’amateur du petit peuple qui sera ravi de lire un tel récit. De même, les sublimes planches d’ Emmanuel Civiello sont tout bonnement a couper le souffle ; incontestablement, c’est du grand art et personnellement, j’ai pris plus de temps a lire Les enfants de la nuit, nom du premier tome de la série, qu’une BD normale, et cela, c’est dut au fait que je m’attardais régulièrement et longuement devant les dessins, que cela soit les décors, parfois, ou les personnages, plus souvent. Ainsi, d’un point de vu graphique, il n’y a rien à dire, on fait rarement mieux et il est évidant que sur ce point, Korrigans place la barre très haut. Par contre, pour ce qui est du scénario en lui-même, c’est une autre affaire et cela est plus dommageable : comment dire, disons que l’histoire en tant que telle n’est pas mauvaise, on a droit a une petite fille sauvée par de gentils lutins qui la tirent d’une embuscade de méchants gobelins (enfin, des trucs dans le genre) qui enlèvent sa mère et son grand père, celle-ci est amené dans un « autre monde », celui du petit peuple où règne un terrible tyran, une espèce de lézard qui se délecte des pensées de ses victimes, des humains ; les gentils lutins prennent fait et cause pour la fillette et essayent de l’aider a sauver sa famille. Ce court résumé est en gros l’intrigue de ce premier tome et en fait, voilà le principal problème : un tel synopsis, même bon, c’est du vu et du revu, et pas qu’un peu par-dessus le marché. Je pense que vous avez compris ce que je veux dire ?

Alors, malgré les superbes dessins de Civiello sur lesquels il n’y a rien à redire, le lecteur ne pourra qu’être dubitatif devant ce premier volume de Korrigans : d’un coté, il prend du plaisir d’un point de vu graphique, mais d’un autre, il se retrouve devant une histoire sans grande originalité et qui peine pour le moment a décoller et qui surtout, énorme défaut, ne se démarque pas le moins du monde des productions habituelles du genre, ce qui, au final, laisse une certaine déception poindre le bout de son nez en finissant la dernière page de ces Enfants de la nuit bien loin de tenir toutes leurs promesses pour le moment.

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