mardi 30 novembre 2010

KORRIGANS : LE PEUPLE DE DANA


KORRIGANS : LE PEUPLE DE DANA

La nuit de Samain, d'après des croyances irlandaises ancestrales, ouvre des passages vers le monde des temps héroïques. Dans la province d'Ulster, la petite Luaine longe la côte avec ses parents et son grand-père sous la pluie battante. La carriole égarée est bientôt précipitée dans le vide, et la petite fille, protégée par les Korrigans des collines, assiste impuissante à l'enlèvement de sa mère et de son grand-père par les Cluricaunes. Recueillie par les créatures qui l'ont sauvée, Luaine choisit de ne plus retourner dans le monde qu'elle connaît. Par amour pour sa mère, elle entraîne ses nouveaux amis dans un combat sans merci contre le clan adverse. Restée inconsciente à la suite de son passage dans le ventre d’une créature fantastique, Luaine est recueillie par les Tuatha de Danann. Ceux-ci viennent de remporter la victoire dans la bataille qui les oppose à la flotte Formorée. Pendant ce temps, Balor, l’infâme souverain exilé, sonde l’esprit de Grandpa’ et comprend l’avantage que lui donnerait le contrôle des pouvoirs de la mère de Luaine.

Assez curieusement, Korrigans semble s’améliorer avec le temps, en tout cas, c’est l’impression assez nette que j’ai put ressentir a la lecture du Peuple de Dana, troisième volume de la saga de Mosdi et Civiello, ce qui, accessoirement, m’a fait assez plaisir. Car aussi dur cela puisse paraître a l’encontre de cette bande dessinée où le lecteur nage en pleins univers celtique, avec ces lutins, ces malicieuses fées des fontaines, pas forcement sympathiques par ailleurs, ces gobelinoides affreux, ces trolls baveux, ces démons qui se complaisent dans le sadisme et ce nouveau peuple, le fameux « peuple de Dana », que n’aurait pas renié Tolkien et ses elfes, les deux premiers tomes, si l’on mettait de coté les dessins de Civiello, grande force de la saga, sur lesquels il n’y a rien a ajouter, nous avaient plutôt laisser sur notre faim : pas original pour un sous, une intrigue qui ne semblait pas décoller véritablement, les raisons de s’enthousiasmer ne se bousculaient pas vraiment au portillon, bien au contraire. Ainsi, malgré quelques petites qualités (non, non, je ne parle pas des dessins), il était difficile de s’accrocher et de se passionner pour une saga que l’on ne pouvait qualifier de mauvaise, cela serait aller un peu vite en besogne, mais qui semblait se complaire dans la moyenne, semblant se reposer uniquement sur sa force principale, justement, les dessins de Civiello. Un peu court pour en faire une réussite ? Certainement. Fort heureusement, ce troisième tome vient donner un petit coup de pied dans la fourmilière scénaristique (oh, un petit, ne vous attendez pas non plus a l’impossible) et relance l’intérêt de la chose, ce qui n’est pas plus mal.

Il était temps diront les plus pessimistes, et je ne pourrais leur donner totalement tord, partageant le même avis, mais reconnaissons que c’est tout de même une bonne nouvelle, surtout pour ceux qui, comme moi, on claquer leur argent dans ce cycle, alors, pour une fois, essayons d’être un peu plus optimistes que d’habitude et osons un « vaut mieux tard que jamais » même s’il faut savoir ne pas s’emballer, Korrigans n’est pas subitement devenu exceptionnel, loin s’en faut ! Mais enfin, l’intrigue évolue un peu, cela est probablement due au fait que les protagonistes principaux débarquent chez les fameux Tuatha de Danann, que l’on se plait a découvrir un nouveau peuple et que l’annonce d’affrontements futurs promet, surtout que le combat naval qui ouvre l’album, sans être franchement génial, n’en est pas moins agréable et jouissif. De même, le fait que l’on en apprenne un peu plus sur les tenants et aboutissements de certains, comme Balor, fait que le lecteur, commençant a voir où les auteurs veulent mener leur sujet, s’intéressera forcement plus a une intrigue qui jusque là avançait un peu a l’aveuglette, et comme en plus, un personnage semble trahir, l’attente du dernier volume n’en est que plus forte (personnellement, j’attends depuis presque quatre ans alors un jour ou deux de plus). Maintenant, il faut savoir garder les pieds sur Terre puisque si Le peuple de Dana me semble supérieur à ses prédécesseurs, l’ensemble de la série se maintient à un niveau que l’on ne pourra que qualifier de moyen. On verra bien comment tout cela s’achèvera et si le dernier volume rehaussera un peu plus le niveau mais bon, quelque chose me dit qu’il ne faut pas trop espérer a ce sujet là.

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