mardi 19 octobre 2010

MILLÉNIUM 2 – LA FILLE QUI RÊVAIT D’UN BIDON D’ESSENCE ET D’UNE ALLUMETTE


MILLÉNIUM 2 – LA FILLE QUI RÊVAIT D’UN BIDON D’ESSENCE ET D’UNE ALLUMETTE

Après l'enquête menée avec Mikael Blomkvist, journaliste pour la revue Millénium, Lisbeth Salander a disparu dans la nature. De retour en Suède, elle est mêlée à une histoire de meurtre d'un journaliste préparant un article sur un réseau de prostitution. Soupçonnée par la police, elle mène de son côté une enquête afin de découvrir l'identité du meurtrier, qui semble être lié à l'avocat Bjurman, qu'elle fait toujours chanter. Pendant ce temps, Mikael tente d'entrer en contact avec elle, et essaie par le fait même de découvrir l'identité du mystérieux Zala.

Celui là, on pourra dire que je l’aurais attendu longtemps, bien plus longtemps que prévu même vu que j’avais vu le premier volet il y a environ un an a quelques jours près, et que j’avais grande hâte, depuis lors, de connaître la suite des péripéties de la charismatique et parfois inquiétante Lisbeth Salander. Certes, il y a quelques mois de cela, lors de mon séjour a la Bresse, j’étais tombé sur les derniers épisodes de la série, alors diffuser sur Canal +, mais en toute franchise, non seulement, je n’avais pas tout compris, ce qui est logique vu que j’avais loupé le gros de l’histoire, mais en plus, cela m’avait légèrement frustré, amplifiant davantage mon attente. Ensuite, ce fut encore pire : Millénium 2 sortit bel et bien dans nos salles vers le mois de juillet mais, car il y a un mais et il est de taille, celles que j’ai l’habitude de fréquenter ne le diffusaient pas, a ma grande surprise et comme je n’ai pas souvent le temps d’aller au ciné, j’étais donc passé a coté de cette suite, tant attendu… jusqu'à il y a quelques jours, finalement où j’ai enfin (et je pèse mes mots) pus voir ce fameux Millénium 2 avec son nom a rallonge : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette.

Bon, comme chacun sait, ce n’est pas l’attente qui fait la qualité d’une œuvre cinématographique, au contraire, bien souvent, l’espoir s’en retrouve déçu. Cependant, j’avoue que sur ce point, j’étais assez confiant : ayant apprécié le premier film pour ce qu’il était : l’adaptation ma fois réussie d’un bon petit polar suédois qui avait été l’un des plus gros best seller de ces dernières années, je savais par avance deux choses : Millénium 2 et 3 n’allaient pas être, comme le premier d’ailleurs, les films de la décennie, ainsi, il était inutile de placer la barre trop haut ; de même, vu que l’on retrouvait les mêmes acteurs, réalisateurs etc. que l’univers était connu, que l’on savait que les adaptations seraient fidèles, plus que d’attendre monts et merveilles, mon seul souhait était juste de connaître le fin mot de l’histoire, c’est tout. Car comme je l’avais dit lors de ma critique du premier volet de la saga, et cela a son importance, je n’ai, jusqu’au jour d’aujourd’hui, jamais lu les livres. C’était donc en parfait novice que j’avais vu Millénium premier du nom, c’est en tant que novice, toujours, que je vis le deuxième épisode… Mon seul intérêt, et je me répète étant de savoir ce qu’il allait advenir des protagonistes. Un peu comme une… série.

Voilà, le mot est lâché et quelque part, voilà le problème principal qui se pose : Millénium 2 (et le 3, ne l’oublions pas celui là) est il un film que l’on a coupé en plusieurs parties pour en faire une série ou bien est ce la série que l’on a regroupée pour en faire un film ? Les deux, plus surement, de toute façon, dans le cas présent, c’est la même chose. En fait, quelque part, on sent presque l’arnaque : que l’on fasse, des deux romans, deux films ou une série, cela n’avait guère d’importance, mais que l’on fasse les deux, cela ressemble plus a de la surexploitation d’une franchise qui marche vu que visiblement, l’un des deux médias est inutile ; ainsi, l’on peut parfaitement se contenter des films, ou bien, de la série, l’on ne manquera rien… puisque de toute façon, a bien y regarder, c’est la même chose. Mais bon, nous vivons une époque où tous les moyens sont bons pour se faire un maximum d’argent et à ce petit jeu là, nos amis et voisins suédois nous ont montré qu’ils n’étaient pas plus bêtes que d’autres.

Mais je parle, je parle et je n’ai toujours pas abordé la question la plus importante : qu’en est il de ce Millénium 2 – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette ? Et bien, même si je n’ai pas put le voir en VO a mon grand regret (ca change beaucoup de choses en fait), j’ai retrouvé avec plaisir les péripéties de Lisbeth Salander dont on en apprend énormément sur le passé, du journaliste Mikael Blomkvist, de son journal, le fameux Millénium, ainsi que quelques nouveaux personnages. D’ailleurs, l’intérêt principal du film (ou de la série ?) tourne autour de la petite gothique déjantée et des révélations sur son passée, sa famille et pourquoi elle se retrouve mêlée a une affaire de meurtre. A l’issu du film, on en sait beaucoup plus, mais pas encore tout (la suite, c’est dans le 3 les amis !) et là, une fois de plus, on ne peut s’empêcher de se dire que tout cela ressemble bigrement à une série : première saison (ou film), on fait connaissance avec les protagonistes ; deuxième saison, révélations sur le passée de Lisbeth ; troisième saison, celle-ci aux mains des autorités (je n’en dis pas plus, après tout, il faut que j’en laisse pour la critique du troisième film), que va-t-il lui arriver etc. jusqu'à la conclusion finale. Alors, je sais que dit comme cela, tout ceci n’a pas l’air franchement engageant a première vue, et pourtant, ca marche, on se prend au jeu, on attend la suite avec impatience tant l’intrigue est prenante et tant l’envie de connaître le fin mot de l’histoire est forte.

Alors oui, pour moi, et à défaut d’être un grand film, ce Millénium 2 m’aura plu, en particulier pour ses protagonistes et pour son ambiance, comme ce fut le cas de son prédécesseur (même si j’ai préféré l’intrigue du premier film) et comme ce sera le cas a coup sur pour sa suite. Maintenant, j’y j’avais lu les romans, peut être que mon jugement aurait été différent, du moins, j’aurais put faire des comparaisons entre les deux versions, là, je m’en tiendrais a celle que je connais, c'est-à-dire, le film. Et là, curieusement, depuis que je l’ai vu, une drôle de petite constatation me trotte dans la tête : la même histoire dans un film américain se déroulant aux Etats-Unis avec des acteurs américains m’aurait probablement laissé froid alors que là, ca fonctionne… probablement le petit coté « exotique » suédois auquel l’on est peut habituer avec des noms, des lieux etc. qui sonnent différemment a nos oreilles et auquel l’on est peux habituer. Mais cela ne peut m’empêcher de me laisser songeur…

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...