dimanche 10 octobre 2010

LES BEAUX GOSSES


LES BEAUX GOSSES

Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Au collège, il s'en sort à peu près, entourer par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe. Malgré des avances de plus en plus évidentes, Hervé, un peu nigaud, ne se rend compte de rien. Quand enfin il en prend conscience, Aurore refuse de sortir avec lui. Puis, sans prévenir, elle se jette dans ses bras. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d'essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c'est une autre affaire...

Oh la, la… mais comment écrire une critique de ce truc ? Sincèrement, depuis hier soir, je me prends la tête la dessus, ne sachant même pas comment faire. Bon, certes, c’est un film, cela serait difficile à nier (même si le format téléfilm n’aurait rien changé à la chose) mais bon, cela ne m’aide pas plus que ca. Un chef d’œuvre, ne plaisantons pas les amis, un bon film, même pas, un mauvais alors, et bien non, ce n’est pas le cas non plus… alors, un film moyen ? Bah, disons que le terme ne convient pas après visionnage de la chose. Mais bon, alors, c’est quoi c’est fameux Beaux gosses ? Dans le bon comme dans le mauvais, cette œuvre (j’ai tout de même beaucoup de mal a utiliser le terme) ne bouleversera pas la face du monde ; bon, la dessus, je pense que nous sommes tous d’accord, et encore, après tout, il n’est pas le seul dans ce cas : c’est ainsi pour la plupart des longs métrages. Sauf que régulièrement, on peut y trouver des défauts ou des qualités, dire ce que l’on a aimé, détester etc. Avec Les beaux gosses, c’est plus difficile : le spectateur se retrouve devant un film certes sympathique, il va rigoler, je ne peux le nier et sur ce point, je me suis bien éclater hier soir, mais après, bah, c’est tout… Ou peut être que non.

Les beaux gosses peut être sans peine être qualifier de film comique où l’on suit les déboires d’adolescents boutonneux, mal dans leur peau et en émoi devant de vieux catalogues de la Redoute datant de 1986. Déjà, pour l’originalité, on repassera, mais en disant cela, je ne dénigre absolument pas le film, disons juste que le sujet a déjà été maintes fois aborder et le sera encore dans l’avenir. Mais, car il y a un mais, cela fonctionne, et là, je peux trouver une réussite incontestable a cette … hum, comment dire, œuvre (vous voyez, finalement, je trouve un point positif a la chose !). Malgré un scénario sans surprise, voir parfois bancal (surtout la fin), des situations archivues et revues, des personnages sans génie, stéréotypés au possible, il y a un petit quelque chose qui fait que l’on accroche malgré tout au film et que, une fois le générique de fin passé, on se surprend, a repenser a telle scène avec un petit sourire où se bouscules quelques vieux souvenirs. Car la grande force des Beaux gosses, justement, c’est que ces adolescents boutonneux, mal dans leur peaux et obsédés, un jour, lointain pour certains, encore proche pour d’autres, et ben, c’était nous, vous, moi, bref, tout le monde ! Et ca, je peux vous assurez que même si l’on s’efforce d’oublier certaines choses de notre vie passée, que l’on se plait à croire que l’on était des braves petits tombeurs a l’aise avec les filles, des caïds qui nous nous moquions des têtes a claque sans l’être nous-mêmes, bref, malgré les sacrés beaux bobards que l’on s’est inventé par la suite et que l’on a raconter aux autres, ainsi qu’a soit même au fil des années, on a tous, un peu ou beaucoup, de ces Beaux gosses en nous.

Alors oui, là, les personnages ont toutes les tares possibles et inimaginables et je ne vais pas non plus m’autoflagélé en affirmant que je les avais toutes, mais tout de même, pourrais-je en nier certaines ? Non, cela serait vous mentir a vous tous, ainsi qu’a moi-même. Alors certes, j’échappe heureusement au coup de la chaussette, quant aux boutons, j’ai eu de la chance pendant mon adolescence, ceux-ci m’ont curieusement laissé tranquille ce qui fut un bon point… par contre, partant avec un avantage certain quant a mon physique, mon coté mal à l’aise et mon habitude de répondre a coté de la plaque ou de ne pas voir les bons signes firent que je fus longtemps le « fameux bon copain » de la gente féminine, vous savez, le super garçon a qui l’on se confie mais avec qui on ne sort pas (ouais, super !). Alors oui, je me suis un petit peu reconnu parfois hier soir, ou certaines scènes m’ont fait penser à de vieux copains, ainsi que certaines situations cocasses. Bref, tout un programme…

Les beaux gosses ne laisseront certes pas un souvenir impérissable dans l’histoire du septième art, mais en toute franchise, il semble évidant qu’à la base, il n’a pas été produit pour cela. Certes, l’on pourrait souligner ses faiblesses criantes comme le scénario faiblard par exemple ou ces personnages stéréotypés au possible mais peu importe, ce qui compte après coup, c’est que ce film est tout de même plutôt marrant, et que, surtout, viens nous rappeler a quel point l’on pouvait être parfois d’une stupidité sans nom lors de notre adolescence, même si avec du recul, on en rigole… hum, j’ai hâte de voir mes deux « beaux gosses » de garçons dans quelques années… je crois que je vais bien me marrer…

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