samedi 16 octobre 2010

KELTOS : LA GRANDE QUÊTE


KELTOS : LA GRANDE QUÊTE

En 279 avant notre ère, 50 000 Celtes traversent la Grèce, écrasent une armée grecque aux Thermopyles et mettent le siège devant Delphes, la ville sacrée, le nombril du monde. D'où venaient-ils ? Qui les commandait ? Pour quelle raison avaient-ils choisi d'entamer cette expédition contre les descendants d'Alexandre le Grand ? C'est cette histoire que nous allons vous raconter. Une menace mortelle pour Ys et tous les clans celtes. Le prince Ursus a eu la révélation de sa quête; afin d'y faire face il doit se rendre maître des trois attributs de la royauté: le chaudron de Dagda, qui contient une nourriture infinie et guérit toutes les blessures, la lance de Lug, qui ne rate jamais sa cible, et l'épée de Nuada, aux coups de laquelle nul ne survit... Après avoir obtenu l'épée foudre, le prince Ursus poursuit sa quête à la recherche des deux autres attributs qui doivent le sacrer roi des Celtes. Accompagné du Corbeau des batailles, il récupère sur l'île blanche la lance de Lug. Reste à s'emparer du dernier attribut : la coupe depuis longtemps disparue... Ursus apprendra qu'elle se trouve à Delphes dans le sanctuaire le plus sacré des Grecs.

Décidément, cette rentrée est plutôt fournie en sorties de BDs, et cela n’est qu’un début, jusqu’à la fin de l’année au moins, il va falloir que je jongle entre les diverses publications et que je serre la ceinture sur certaines de mes dépenses afin de pouvoir me procurer sans peine toutes les suites des séries que je suis depuis plus ou moins longtemps. Arrêter de fumer serait une excellente initiative, d’abord pour ma santé mais également pour être sur de ne pas avoir de problèmes devant ce raz de marrée de bande dessinées qui me tombe dessus. Mais bon, on verra bien. D’ici là, et en attendant le reste, intéressons nous au deuxième tome de l’énième série des infatigables Jean Pierre Pécau et Igor Kordey, Keltos.

Paru en début d’année, Le corbeau des batailles m’avait enchanté de par l’univers et l’époque abordé, les celtes, a l’époque grecque, et plus précisément la méconnue razzia effectuée par ceux-ci sur Delphes en 279 av JC et l’autre bataille des Thermopyles, mais aussi, Pécau oblige, de part les liens évidant de par les noms des protagonistes avec les légendes Arthuriennes, avec un décalage de mille ans qui aura put faire sauter au plafond les puristes mais qui, de mon point de vu, ne m’aura pas gêner plus que cela : dans une œuvre de fiction, il y a « fiction », et cette évidence ne saute pas forcement aux yeux de tout le monde ; si les auteurs on fait remonter le mythe Arthurien a une époque aussi reculée, autant prendre la chose comme ce qu’elle est : un divertissement avant tout. Et puis, accessoirement, cela vaut mieux que de se taper pour la millième fois les chevaliers de la table ronde, Merlin et Excalibur en plein moyen âge hollywoodien, ce qui, historiquement, est bien plus une hérésie, mais bon… Ceci étant dit, qu’en est-il de ce deuxième tome ? Voilà la question qui nous préoccupe aujourd’hui.

Si dans Le corbeau des batailles, nous faisions connaissance avec l’univers et les divers protagonistes de la série, dans La grande quête, le lecteur, en territoire connu désormais, s’attend le plus naturellement du monde à ce que l’intrigue suive son cour et se développe. Ayant laissé, a l’issu du premier volume, les personnages principaux de la saga devant la quête des trois objets sacrés de leur peuples, afin qu’Ursus, le fameux « Roi perdu », puisse prendre la tête des siens face a la menace des envahisseurs Cimbres, ce deuxième tome débute de la meilleure des manières par les souvenirs du fameux Corbeau des batailles, ancien mercenaire ayant servis Carthage dans ses guerres contre les hellènes et le lecteur, ravi d’en savoir plus sur le passé de ce personnage charismatique sera confronté a la violence de l’époque, bien servie par un Kordey au sommet de son art, et apprendra également pourquoi ce personnage est maudit, et aussi, qui le poursuit. Et c’est là l’un des grands tournants dans ce cycle, l’entrée de plein pied dans le surnaturel. Si dans le premier volume de Keltos, celui-ci était esquissé, c’était plus dans le sens folklorique qu’autre chose, après tout, rien ne laissait présager la suite : les druides n’avaient rien de franchement exceptionnels, ressemblants plus a des charlatans qu’autre chose, et les allusions a la magie et aux légendes ne laissaient en rien présager que celles-ci étaient réelles ; de même, ces fameux trois objets sacrés n’avaient, a priori, rien de magique. Or la, tout s’accélère est l’on ne peut plus nier la réalité des faits : déjà, et c’en est même inattendu, des Dieux marchent parmi les hommes, mais pas des divinités omniscientes comme dans l’Ancien Testament, mais bel et bien des Dieux dits primordiaux, plus « humains » dans leur comportement tels des divinités grecques ; sauf que dans le cas présent, celles-ci sont celtes pour la plupart (mais bon, vu que selon les divers peuples de l’antiquité, les Dieux n’étaient que des variantes locales des mêmes archétypes primordiaux, l’on pourrait presque dire que, a part les noms, c’est presque du pareil au même dans de nombreux cas). Ensuite, la magie n’est pas si irréel que cela : si dans le premier tome de Keltos, or quelques visions et rêves, celle-ci ressemblait plus a du charlatanisme qu’a autre chose, là, il serait difficile au lecteur de ne pas se convaincre de son existence. Bref, Pécau et Kordey nous on contacter une bonne petite BD où se mêlent, pour notre plus grand plaisir, mythes, divinités et civilisation celtes et grecs (intéressant par ailleurs d’opposer ces deux civilisations vu que l’on a plus l’habitude de voir les celtes face aux romains, c'est-à-dire à une époque plus récente de l’Histoire), matinée de légendes a consonances Arthuriennes, mais où des personnages du nom de Jason (pour les connaisseurs) et ou une cité état comme Carthage est présente nous présente un formidable panorama des civilisations méditerranéennes antiques.

Ainsi donc, La grande quête est dans la droite ligne de son prédécesseur et les lecteurs qui auront apprécié le premier volume de la saga seront une fois de plus ravis de retrouver un univers et des protagonistes qui valent amplement le détour ; Jean Pierre Pécau, même s’il a ses défauts et que bien souvent, a tendance a trop en faire, n’en reste pas néanmoins un excellant scénariste qui a le don de captiver ses lecteurs, quant a Igor Kordey, franchement, il m’épates d’albums en albums et celui-ci est une véritable petite merveille ; il aura fallu le temps pour que l’ancien illustrateur des X Men arrive a maturité, mais depuis, ce n’est que du bonheur. Franchement, pour moi, Kordey est l’un de mes dessinateurs préférés à l’heure actuelle. Bref, vous l’avez compris, La grande quête, deuxième tome de Keltos, sans être non plus exceptionnel, il ne faut pas exagérer non plus, vient confirmer tout le bien que je pensais de cette sympathique et intéressante énième série du duo magique de L’Histoire secrète, Pécau et Kordey, une série a l’univers original, avec des personnages qui n’ont pas encore livrés tous leurs secrets et leurs potentiel et dont j’ai hâte de connaître la suite, bien évidement. Espérons juste qu’elle soit a la hauteur de mes espérances.

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