dimanche 17 octobre 2010

Les Collections De L'histoire Hors-série N° 18 : Hitler, Le Nazisme et les Allemands


Il n’y a pas que dans les gares que l’on occupe son temps à lire des revues, il y a aussi… les toilettes. Et oui, vous savez la terrible vérité, je fais partie de ces millions de personnes qui lisent aux WC. Bah oui, c’est un passe temps comme un autre, et puis, entre ca et fixer stupidement le mur, mon choix est fait depuis longtemps. Tout cela pour vous dire qu’il y a deux semaines environ, en fouillant dans mon bazar au garage, j’ai retrouvé un vieux numéro des Collections de l’histoire, datant de 2003 (comme le temps passe vite) et qui avait pour titre : Hitler. Le nazisme et les Allemands. Même si, depuis tants d’années, au grès des diverses publications, des ouvrages consacrés au sujet, des reportages etc. on a l’impression de tout savoir sur cette sombre période de l’Histoire récente de l’humanité, je dois tout de même mettre au crédit de ce numéro spécial (qui d’ailleurs, fut un record de vente avec 42 000 numéros vendus en kiosque lors de sa parution, comme quoi, certains sujets attirent toujours le client) qu’il se démarque largement de ce que l’on a l’habitude de trouver d’habitude de part les thèmes abordés et le sérieux de ceux-ci, mais aussi par la clarté et l’approfondissement des différents articles. Certes, cela ne vaut pas un essai sur Hitler ou le nazisme mais en toute sincérité, si vous avez l’occasion de vous le procurer (j’ai vérifié, sur le net, c’est possible) malgré son ancienneté (sept ans déjà) et si, bien évidement, la période vous intéresse, n’hésitez pas un instant, il ne vous décevra pas :

Les Collections De L'histoire Hors-série N° 18, Hitler, Le Nazisme et les Allemands
Les Collections De L'histoire
– janvier/mars 2003

Table des matières:

I. LA PRISE DU POUVOIR

- L'irrésistible ascension d'Adolf Hitler (Serge Berstein)
(Le 30 janvier 1933, le président de la République allemande appelle Adolf Hitler à la chancellerie. Comment cet ex-caporal autrichien a-t-il pu ainsi accéder aux marches du pouvoir ? Une implacable stratégie autant que les erreurs de ses adversaires ont permis à Hitler d'effectuer une telle ascension, et d'imposer le totalitarisme national-socialiste)

- Hitler: Portrait privé (Édouard Husson)
(Qui était Adolf Hitler ? Pourquoi ce marginal velléitaire est-il entré en politique ? Que sait-on de sa vie privée ? Au-delà des préjugés, des erreurs, des fantasmes, et à la lumière de 50 années de recherches, le portrait du plus grand criminel de l'histoire de l'humanité)
- Les biographies d’Hitler
(Ce n'est que tardivement, dans les années 1980, que les historiens ont entrepris de reconstituer la biographie de Hitler)
- Hitler était-il fou ? L'analyse des psychiatres
- « Le monstre se mit à fasciner... »
(Sebastian Haffner décrit Hitler en 1930. Un personnage hideux, vulgaire et inquiétant, dont le pouvoir de fascination s'exerçait déjà)

II. AU COEUR DU IIIe REICH
(Comment fonctionne la dictature nazie ? Par le règne de la terreur, par l'embrigadement de millions d'Allemands dans le parti et ses organisations satellites, et par une gigantesque œuvre de propagande, avec à sa tête une poignée d'hommes rivalisant pour interpréter au mieux la volonté du Führer)

- Le Führer, un dictateur absolu ? (Philippe Burrin)
(Singulier IIIe Reich ! Les analyses les plus contradictoires peuvent en être données. Pour les uns, Hitler a été un dictateur absolu, décidé à réaliser méthodiquement son programme: élimination des Juifs, conquête de l'espace vital, etc. Pour les autres, le nazisme ne peut se résumer à une seule personne, car le IIIe Reich est une véritable jungle institutionnelle... Reste que Hitler fut bien le responsable des grandes orientations qui donnèrent sa figure historique au nazisme)
- Portrait des hommes d’Hitler
- Document: « Mein Kampf », une vision du monde
(L'idéologie d’Hitler se trouve déjà présente dans cet ouvrage publié en 1924)

- La SS: « L'ordre noir » (Marlis G. Steinert)
(La SS demeure le symbole du totalitarisme nazi. Elle devient, dès 1933, l'instrument clé du système de répression et de terreur du IIIe Reich et le gardien de son idéologie. De la police à la production économique, en passant par la gestion des camps de concentration, peu de secteurs de la société allemande échappent à son emprise)

- Berlin rentre dans le rang (Pierre Ayçoberry)
(Dès le printemps 1933, Berlin, ville phare de la culture, des artistes et du non-conformisme, est mise au pas par les nazis, qui rêvent pour elle de régénération et de projets grandioses, avec l'assentiment mitigé de la population)

- Le Grand Capital a-t-il soutenu Hitler ? (Henry Rousso)
(Le grand capital allemand n'apporta pas son soutien à l'avènement du nazisme. En revanche, après 1933, il est indiscutable qu'industriels et financiers surent s'accommoder du régime pour en tirer un profit maximal, jusqu'à renoncer à une part de leur liberté d'action. Reste que, dès 1937, des tensions apparurent, et qu'à partir de 1943 les grandes entreprises allemandes adoptèrent des stratégies de survie, anticipant l'effondrement du IIIe Reich)
- Bertelsmann, fournisseur de la Wehrmacht
(Le géant des médias Bertelsmann doit une partie de son essor aux profits réalisés sous le IIIe Reich)

- Le génie de la propagande (Henri Burgelin)
(Une gigantesque œuvre de propagande fut au cœur du nazisme. Explique-t-elle son succès auprès des Allemands ? A-t-elle trompé les contemporains sur la nature du régime ? A-t-elle réussi à souder le peuple à son Führer ?)

III. LES ALLEMANDS ET LE NAZISME
(Chef charismatique, orateur accompli, Hitler a fasciné les Allemands. Mais dans quelle mesure ont-ils adhéré à ses projets criminels ? Quelle est leur responsabilité dans les meurtres de masse perpétrés par le IIIe Reich ?)

- « L'Allemagne rêvait d'un grand homme » (Ian Kershaw)
(Culte du chef, grands-messes ritualisées: le charisme d’Hitler tient moins à sa personne qu'à la position exceptionnelle qu'il occupa. Dans un contexte de crise, le dynamisme extraordinaire d'une propagande totale fit de ce tribun de brasserie le héros d'une Allemagne à la recherche d'un rédempteur. Les explications d’Ian Kershaw, auteur d'une remarquable biographie d’Hitler)

- Les Allemands étaient-ils tous nazis ? (Philippe Burrin)
(Qui étaient ces Allemands entraînés par Hitler ? Réponse habituelle: les « classes moyennes », les chômeurs, les marginaux et autres déclassés. Philippe Burrin s'inscrit en faux contre cette idée trop simple. Le parti nazi n'était pas seulement ce « parti des classes moyennes » que l'on a souvent décrit, mais une formation politique composite, qui recrutait ses partisans dans tous les milieux)

- Le IIIe Reich a-t-il tenu ses promesses sociales ? (Hans Mommsen)
(Hitler avait promis aux Allemands une amélioration de leur niveau de vie, une société plus juste et plus humaine, « la force par la joie ». Il n'en fut rien. Sans l'exploitation des prisonniers, internés et déportés venus de toute l'Europe pendant la guerre, les Allemands n'auraient pas pu survivre)

- Bilan d'une œuvre de destruction (Jean-Pierre Azéma)
(La guerre accélère brutalement le processus d'élimination des « ennemis » du nazisme: les résistants et les opposants politiques, les « asociaux », les malades mentaux et les handicapés, les Slaves, les Juifs et les Tsiganes. Voici l'effroyable bilan de cette œuvre de destruction)

- Ceux qui résistèrent... (François Bédarida)
(Les premiers camps de concentration ont été créés pour y enfermer les adversaires allemands du régime. La gauche, puis les Églises et les élites, notamment celles de l'armée, ont essayé, à leur manière, de résister. Une série d'attentats ont été tentés contre Hitler, dont le plus célèbre reste celui du 20 juillet 1944. Sur quelles forces cependant pouvait s'appuyer cette résistance ?)

- « Solution finale »: Qui est responsable ? (Édouard Husson)
(Qui est responsable de l'extermination des Juifs ? Hitler seul ? Ses plus proches collaborateurs ? Le peuple allemand tout entier ? Depuis les années 1950, les historiens n'ont cessé d'en discuter)

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