samedi 9 octobre 2010

FINAL FANTASY


FINAL FANTASY

Foulant des terres désolées, un audacieux guerrier élu des cieux eut le pouvoir de rétablir l'équilibre d'un monde en péril. Son cristal logé dans le creux de la main, il brandit son épée sur la menace venue des ténèbres et enraya le purgatoire à l'aide de la bienfaisante lumière. Mais cette lueur salvatrice n'aura raison de son rival qu'une fois la puissance des quatre cristaux rétablis... Celui du feu, qui anime l'essence de la vie et du confort. Celui du vent, porteur de l'essence de la mobilité et de l'animation. Celui de l'eau, baignant le monde de sa pureté infinie. Et celui de la terre, support de toute vie. Ainsi la légende naquit...

Tout d’abord, un peu d’histoire :

1986. Au Japon, une petite entreprise de programmation de jeux vidéo du nom de Squaresoft enchaîne échec sur échec. Chacun de ses jeux vidéo réalise des ventes trop limitées et l'entreprise est conduite au dépôt de bilan. Mais la création d'un ultime jeu, destiné à porter le dernier espoir de Square à travers l'industrie grandissante du jeu vidéo, va littéralement changer la donne. Final Fantasy, à comprendre par -l'ultime fantaisie- sortit l'année suivante. Pour tout fan de la série Final Fantasy qui se respecte, il faut avoir connaissance de la date de sortie de ce premier épisode qui constitue pour nous la racine la plus profonde liée à notre passion : le 19 décembre 1987.

Final Fantasy fut mis au point par cinq développeurs, à l'époque les seuls programmeurs qui constituaient l'effectif total de Squaresoft. Hironobu Sakaguchi (direction), Nobuo Uematsu (musique), Nasir Gebelli (programmation), Kenji Terada (scénario) et Yoshitaka Amano (design). Parmi ces cinq là, il faut en retenir au moins un : Hironobu Sakuguchi, car il est à l'origine du projet. Autrement dit, il est le père de la saga que l'on connaît tous aujourd'hui. En s'inspirant de la série à l'époque rivale de FF, Dragon Quest, Sakaguchi a imaginé un jeu centré sur le thème de l'Heroic-Fantasy et régi en priorité par l'histoire et non pas par l'action. On se souviendra de lui une phrase (ou plutôt deux) qui résume aussi bien la situation de l'époque que l'évolution de la série à l'heure actuelle : « Je ne pense pas être de ceux qui savent faire de bon jeux d'action. Je préfère raconter une histoire... ».
http://www.ffdream.com/ff1.html

J’ai tenu à débuter la critique de ce tout premier Final Fantasy par un peu d’histoire quant aux origines de cette saga connue depuis des années dans le monde entier, ce qui était loin d’être gagné au départ. Comme beaucoup de personnes, en particulier en Europe, j’ai découvert ce RPG mythique par le biais du septième épisode, le tout premier à avoir eu les honneurs d’une adaptation dans nos vertes contrées, sur la mythique, forcement, Playstation première du nom. Ce fut alors le début d’une longue histoire d’amour, qui me mena au fil des années, vers les huitièmes et neuvièmes épisodes, toujours sur la PSone, mais aussi, a me procurer FFVI, FFV (celui-là jamais finis) et FFIV en version US, le mythique FF Tactics, un peu a part dans la série, ainsi que tout un tas d’autres RPG, de Squaresoft mais aussi d’autres compagnies… j’y réfléchissait l’autre jour justement et entre la fin des années 90 et le début des années 2000, j’ai dut en faire près d’une vingtaines environ. Puis, vint la PS2, un Final Fantasy X qui m’horripila, tant par les protagonistes que pour l’histoire en général, et un abandon progressif du genre, ainsi que, il faut bien l’avouer, un manque de temps flagrant au fil des années qui fit qu’il m’étais impossible de me replonger pendant près de cent heures dans un RPG comme au bon vieux temps.

Pour moi, il me semblait évidant que je ne jouerais jamais aux trois premiers FF, épisodes mythiques sortis dans les années 80 sur NES. Ainsi, quelle ne fut pas ma surprise quant début aout de cette année, je me suis aperçu que le tout premier épisode était disponible sur mon téléphone (moyennement finance car rien n’est gratuit en ce bas monde, mais bon, qu’est ce que cinq euros environ face au plaisir de la découverte de l’épisode initial de la saga ? Bien peu de choses). Forcement, je sautais sur l’occasion et c’est donc ainsi que j’ai put, une douzaine d’années après FFVII, jouer enfin au tout premier Final Fantasy. Ou plutôt, a une version plus « moderne », la technologie ayant forcement fait d’immenses progrès depuis 1987.

Bon, disons le tout de suite : l’intérêt de ce tout premier FF tient plus du coté historique que véritablement videoludique a proprement parler. Si d’un point de vue graphique, c’est plutôt correct (enfin, si l’on accepte le fait que l’on n’est pas aux commandes d’une PS3 ou d’une XBOX 360) et étant habitué aux RPG « old school », le coté rétro ne m’a pas trop déranger. Par contre, il ne faut pas se leurrer, les amateurs de scénarios tortueux et captivants au possible pourront passer leur chemin car ici, on est à des années lumières de ce que Squaresoft nous habituera par la suite puisque le synopsis tient sur un timbre poste : quatre guerriers, sortis d’on ne sait ou débarquent et tout le monde les reconnaient comme étant les fameux « guerriers de lumière » dont, soupir, parlent les légendes. A eux ensuite de partir, je cite, « rétablir l’éclat des cristaux », en parcourant d’innombrables donjons, en affrontant des créatures moins diverses qu’a l’accoutumer (mais plus proches du modèle Heroic Fantasy que dans les épisodes ultérieurs), vaincre les quatre démons (feu, terre, eau et vent) avant de remonter le temps 2000 ans dans le passé et vaincre le grand méchant pas beau. Bon, et en plus, on ne comprend pas tout quant aux tenants et aboutissements de la chose, ce qui, quelque part, est un peu le comble devant un scénario aussi creux. Quant on compare avec Final Fantasy IV, tout juste sorti quatre ans plus tard, dont la complexité du scénario et le charisme des protagonistes sont à des années lumières de ce premier opus, on ne peut que constater l’évolution parcourue en si peu de temps, mais il est évidant que ce n’est surement pas pour son scénario, basique au possible, ses personnages, charismatiques comme des huitres et certaines répliques d’une niaiserie confondante que l’on se lancera dans ce premier Final Fantasy.

Cependant, malgré tout cela, je dois reconnaître que j’y aie pris du plaisir. Certes, nous ne sommes pas là devant un équivalant de Final Fantasy VI qui reste encore pour beaucoup le must de la saga, mais quant même : sans ce premier épisode, qui, comme le dit la légende, sauva la compagnie de la faillite, nous serions tout de même passer a coté de tant de bonnes choses, de tellement de grands moments inoubliables pour la plupart, sans ce premier FF, où l’on retrouve déjà bon nombre des éléments a venir, quid de tout une partie de l’histoire des jeux vidéos ? Alors, pour le coté historique de la chose, passer à coté serait dommage, même si je reconnais qu’il faut accepter le coté vieillot, l’absence de scénario etc. Et puis, le support sur lequel j’ai joué a peut être fortement influencé mon intérêt, mais aussi ma volonté d’aller jusqu’au bout : il est en effet plus facile de jouer a un tel jeu sur son téléphone, ce qui est bien pratique dans les transports, aux toilettes (si, si, je ne plaisante pas), au boulot, quand il n’y a rien a faire ( un grand merci a Final Fantasy premier du nom pour m’avoir aider a tenir au cour de ce long, très long mois d’aout), dans le jardin, quand je vais fumer une clope etc. Cela aurait été une toute autre histoire sur console, pour sur, et je ne l’aurais probablement jamais fini. Quoi qu’il en soit, pendant deux mois, ce premier FF m’aura accompagné et même s’il ne restera pas dans les annales des réussites videoludiques, son coté historique indéniable (le premier d’une longue, très longue saga) et mon gout personnel pour les RPG « old school » m’en aura laissé, a défaut d’être exceptionnel, néanmoins un bon souvenir.

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