dimanche 10 octobre 2010

ASH : ANGUIS SEDUCTOR HOMINUM


ASH : ANGUIS SEDUCTOR HOMINUM

En 1850, l'alchimiste Faust est parvenu au terme d'un long périple entre la Bohème et la Silésie, à savoir le cimetière de Karkonosze. En ces lieux sinistres, il met à jour le sanctuaire souterrain portant l'inscription Anguis seductor hominum et renfermant le sarcophage d'une jeune fille, Ash, dont le cœur bat encore. Après l'avoir ramenée à Prague, il la pousse à lui délivrer tous ses secrets dont le plus grand est celui de la vie éternelle. Mais malheureusement pour le scientifique, celle-ci ne peut abonder dans son sens car, contre toute attente, elle se révèle amnésique. Qui est-elle réellement ? Est-il vrai qu'elle est âgée de 400 ans et qu'elle est crainte par l'Eglise ? Tant de questions auxquelles elle va devoir trouver une réponse ! Mais pour cela, elle va être obligée de faire faux bond à son tortionnaire.

On ne peut pas toujours avoir raison, l’erreur est humaine, on peut se tromper… oui, franchement, tels sont mes impressions a l’issu de la lecture du premier volet du dytique Ash aux éditions Soleil. Personnellement, je fonctionne beaucoup au feeling et mes premières impressions, pour ne pas dire mes coups de cœur tombent souvent juste, cependant, cela ne marche pas à tous les coups, et en toute sincérité, et sans tourner trop longtemps autour du pot, je me suis bien planté cette fois ci. Bon, a ma décharge, je dois reconnaître que le fait de m’être procurer cette BD sur le net n’est pas étranger a cela ; si j’avais eu l’occasion d’en feuilleter ne serais ce que quelques pages dans une librairie, jamais, et j’insiste lourdement la dessus, jamais je ne l’aurais acheté. Tout bonnement parce que j’en aurais vu le contenu, le dessin et que j’aurais pris la poudre d’escampette, et ce, malgré un synopsis de départ qui avait suffisamment éveillé ma curiosité en découvrant cette BD. Le problème, c’est que le net peut être trompeur : déjà, et cela peut avoir son importance, on n’a pas le produit entre les mains, et Dieu sait que sur ce coup, cela m’a été fatal, ensuite, j’ai un peu trop fait confiance aux divers avis trouvés ici et la sur quelques sites spécialisés, ce qui n’est pas trop mon genre en temps normal, mais comme dirait l’autre, l’erreur est humaine. Le problème, c’est qu’a plus de 13 euros, cela commence a faire un peu cher pour une erreur, surtout qu’en cette rentrée, il y a tout un tas de BDs qui sortent, entre nouveautés, suites a tout un tas de séries en cour (dont certaines que j’attendais depuis des lustres), comment j’ai put être capable de claquer 13 euros sur cette chose, au lieu de les réserver pour une autre BD qui elle, ne m’aurait pas déçu comme ce Ash vient de me faire.

Oui, l’idée de départ joua pour beaucoup dans mon choix : cette histoire de mystérieuse jeune femme apparemment immortelle retrouvée dans un cimetière, le tout mâtiné d’une ambiance très dix neuvième siècle où se mêlaient le gothique et le Steampunk avait décidément tous les atouts pour me plaire, cela, je ne le nie pas. De plus, la couverture avait tout de suite attirée mon regard et je la trouvais (enfin, je la trouve toujours) superbe, de part ses couleurs en particulier. Hélas, mille fois hélas, pourquoi, en lisant les divers avis d’internautes, n’ais-je pas tilter sur le fait que le style manga risquait de me rebuter fortement ? Je ne peux même pas dire que j’ai été pris en traitre, non, je savais où je mettais les pieds, mais bon, probablement me suis-je laisser entrainer par mon impression de départ, un synopsis qui m’avait emballé et surtout, l’une de mes maximes préférées : l’important dans une BD, ce ne sont pas la beauté de ses dessins mais la qualité de son scénario. Cela est vrais, je ne le nie pas (même si avoir les deux au top, ce n’est pas négligeable, bien au contraire), le problème, c’est qu’au final, je me retrouve avec d’un coté, des dessins qui ne m’ont pas le moins du monde plu, et d’un autre, un scénario médiocre au possible. D’où, vous comprenez pourquoi, une immense déception de ma part.

Ash dont le premier volume du dytique est intitulé Anguis seductor hominum, malgré de bonnes idées de départ, est donc porteur, selon moi, de tout un tas de défauts hautement rédhibitoires qui font que je ne lui trouve aucunes circonstances atténuantes quant à sa qualité finale. Tout d’abord, le style manga qui aurait put passer ne fonctionne absolument pas ici : trop de grandes cases, où l’on a droit aux visages des protagonistes en gros plan, cela fait un peu léger selon moi, de plus, quand l’artiste daigne donner un corps a ces multiples têtes, c’est parfois ratée, ce qui est un comble. Quant aux décors, j’aurais peut être dut compter le nombre de fois où on en voit tellement ils sont rares, et encore, inutile de se leurrer, ceux-ci sont très souvent réduits a leur plus stricte minimum : une croix par ci, un chandelier par la, un meuble vite fait mal fait, un bout de rideau, décidément, même dans les mangas traditionnels, le lecteur est souvent plus gâté que dans le cas présent.

Ensuite, le scénario est vraiment navrant quant on y regarde de plus près : si les protagonistes sont loin d’être franchement charismatiques (déjà que le style de la dessinatrice fait que l’on ne fait guère de différences entre des ados et des personnages plus âgés, un exemple, le moine du début, visiblement la cinquantaine à en croire le texte et qui en parait… vingt !), ils sont tous par-dessus le marché stéréotypés au possible, entre Faust, savant fou comme on n’en fait plus depuis les vieux films de la Hammer, qui se la joue beau gosse ténébreux avec son cœur artificiel, la petite bande de voleurs sortis visiblement d’un roman de Charles Dickens et qui se sont retrouvés par hasard ici, le pensionnat de jeunes filles de bonne famille qui a de faux airs de Princesse Sarah (bigre, même Mlle Mangin est de la partie !!! Qui l’eu crut !), la cuisinière qui entretient une relation, forcement, avec le… euh, en fait je ne sais même pas a quoi il servait en fait le type a part s’envoyer en l’air avec tout ce qui porte une robe, et Ash, la fameuse mystérieuse jeune femme apparemment immortelle, qui cacherait un lourd secret, celle qui aurait put relever le niveau de tout ca et qui commence par jouer les pleurnicheuses amnésiques avant de rentrer dans le rôle de Sarah dans Princesse Sarah (argh !) puis qui se met a avoir des visions de mort pour ses proches avant que l’on n’apprenne qu’elle serait… non, pas de spoiler mes amis, non pas pour ne pas vous gâcher le suspens mais plus parce que la révélation finale est tellement ridicule qu’il vaut mieux en faire abstraction…

Vous l’aurez compris, je ne conseillerais a personne, mais vraiment à personne, la lecture (et encore moins l’achat, ne soyez pas fou comme moi, a moins d’avoir de l’argent à jeter par les fenêtres) de ce Ash : Anguis seductor hominum. Après, cela reste mon opinion et je n’oblige personne à la suivre, surtout que, au vu de toutes les critiques positives quant à cette BD, mon avis est complètement a contre courant. Mais bon, sincèrement, quand je pense a toutes les sorties de ces dernières semaines et de celles à venir, je ne peux m’empêcher de me dire que j’airais été plus avisé de réserver mon argent pour autre chose !

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