samedi 25 septembre 2010

La Nouvelle Revue de l’Histoire N°50 : Vichy, le temps des énigmes


Ce n’est bien entendu pas la première fois que je vous parle de la Nouvelle Revue de l’Histoire (NRH pour les intimes), cette revue qui ne plait pas forcement a tout le monde car très fortement politiquement incorrect (ce qui, accessoirement, n’est pas plus mal en ce bas monde où tout le monde il est gentil et où personne n’ose dire ce qu’il pense de peur de déplaire), mais ce ne sera pas forcement non plus la dernière. Que l’on se dise, vu que ces derniers mois, j’ai enfin (après environ deux ans et demi d’hésitations et d’oublis) commencer a vous parler des revues que je suis habituellement ou que j’estime marquantes pour x raisons, je ne pouvais passer sous silence le cinquantième numéro de la NRH, anniversaire marquant s’il en est.

50 numéros, ce n’est pas rien quand on y pense, surtout pour une revue historique, genre plus développé que l’on ne pense de prime abord ; 50 numéros et environ huit ans d’existence a quelques mois près, numéros que je n’ai pas forcement tous achetés, loin de là (d’ailleurs, après coup, je le regrette surtout quand je pense a certaines bêtises que je me suis procurée sur la même période), mais qui ne m’ont jamais déçus. Car sans revenir sur le fond et la forme de ce magazine (pour cela, je vous renvoie a la chronique du précédant numéro), la Nouvelle Revue de l’Histoire est un bimensuel de fort bonne qualité, qui sort largement des sentiers battus officiels et qui, selon moi, mérite le détour.

Ainsi, l’achat de ce cinquantième numéro s’imposait le plus naturellement du monde à mes yeux. Cependant, un petit bémol s’impose après coup :

La Nouvelle Revue de l’Histoire
N°50, septembre/octobre 2010

Au sommaire :
VICHY
Le temps des énigmes
LES 50 DOSSIERS DE LA NRH
Une revue pas comme les autres
TURQUIE
La nouvelle politique de la Turquie
ENTRETIEN
Henry Laurens

Quel bémol ? Et bien, en fait, pour un cinquantième numéro, j’aurais peut être attendu plus pour marquer le coup que les quatre pages de couvertures des anciens numéros du magazine, d’où le contenu, comble de malchance, est à peine esquissé. Franchement, ce n’est guère enthousiasmant et plutôt décevant. Mais bon. Pour le reste, l’on retrouve sans surprise la qualité habituelle de la NRH avec ses dossiers plus ou moins longs, ses coups de gueule d’essais historiques, mais aussi ses coups de cœurs. Bien évidement, dans ce cinquantième numéro, le gros morceau est le régime de Vichy avec les habituelles interrogations qui peuvent tourner autour de celui-ci : comment est-il arrivé au pouvoir, qu’elles en furent les conséquences, qu’en fut-il de la collaboration d’Etat mais également, quel était l’état d’esprit d’une partie de l’intelligentsia française de l’entre deux guerres a l’égard de l’Allemagne. Vraiment intéressant même si Vichy n’est pas forcement mon sujet préféré de l’époque.

Bref, comme toute revue, et sur ce point, la NRH ne déroge pas a la règle, l’impression finale a beaucoup à voir avec le ce contenu. Cette fois ci, ce fut Vichy et cela éveillera particulièrement l’intention des amateurs. Par contre, je ne pourrais pas m’empêcher de ressentir une certaine déception due à un numéro d’anniversaire où celui-ci fut a peine abordé, et encore, pas d’une façon marquante.

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